Une génération d'entrepreneur

Inspirez-vous Voir tout

Opportunités Voir tout

Lifestyle Voir tout

En Image Voir tout

Laboratoire Voir tout

Tunisie : l’entreprise cinématographique Pathé ouvre son premier cinéma dans le pays

dans A la une/Lifestyle par

(Agence Ecofin) – Le 22 décembre dernier, Pathé a lancé, en Tunisie, les activités de « Pathé Tunis City », son premier cinéma en Afrique. L’établissement créé par l’entreprise française spécialisée dans l’exploitation cinématographique est un multiplexe de 8 salles qui diffuseront 150 films par an.

Pour le moment, 48 projections sont prévues par jour et les salles devraient fonctionner entre 10h et 1h. La programmation intègre aussi bien des productions locales et africaines, que des films occidentaux à grand budget. Jusque-là, les tunisiens affluent par centaines dans les salles qui ne désemplissent pas depuis le lancement du multiplexe.

Il faut dire que la réalisation du projet de Pathé, dont les travaux ont été lancés le 10 juillet 2017, était attendue par une population qui avait presque perdu l’habitude de voir des films en salle. A l’instar des salles Canal Olympia d’Afrique francophone subsaharienne, le multiplexe de Pathé devrait afficher de très bons chiffres de fréquentation, au vu de la faible concurrence.

Servan Ahougnon

Source

« Eclairer et connecter l’Afrique, c’est notre devoir », Ange Frederick Balma, CEO & Fondateur de LIFI-LED

dans A la une/Laboratoire par

Passionné par les nouvelles technologies, ingénieur en informatique et en électronique, diplômé des Hautes études technologiques et aussi Certifié concepteur d’objets connectés. Expert en systèmes de sécurité et Big Data ainsi qu’en Energies Renouvelables. Il travaille pour de grands Groupes à partir de 2003. D’abord pour Ivoiris (aujourd’hui Orange Côte d’Ivoire) puis Sonoco et Thalès en qualité d’informaticien. Son dernier poste en date, il occupe chez Allo Telecom en qualité de Directeur Informatique, puis en 2008, viendra le déclic pour l’entrepreneuriat. Pour plus d’explications, Ange Frederick Balma, CEO & Fondateur de LIFI-LED, a répondu volontiers aux questions de CIO MAG. 

Pouvez-vous nous faire une présentation de LIFI-LED ? Comment fonctionne cette « nouvelle » technologie ? Et quel est son débit de la connexion internet?

Avant tout propos, je tiens à vous remercier pour cette lucarne que vous m’offrez à travers cette parution dans votre prestigieux magazine. LIFI-LED est constituée officiellement depuis octobre 2014, LIFI-LED SARL est une Société à Responsabilité Limitée. Nos activités visent d’une part, à réduire le problème du déficit énergétique et de l’accès à l’électricité pour tous, et d’autre part, à résoudre la problématique d’une connectivité à Internet haut débit. Le principe de fonctionnement de cette innovation technologique est simple : il repose sur l’envoi de données par la modulation d’amplitude des sources de lumière selon un protocole de communication sans fil afin de permettre la transmission des données entre internet, ordinateurs, Smartphones, décodeurs, etc. Ce sont ces intervalles qui permettent de transmettre des informations codées, trente fois (30) à cent fois (100) plus rapidement que les canaux existants tels que le WiFi soit 25 à 100 Mbt/s. A cette vitesse de transmission, s’ajoute la faible consommation électrique des LED couplée à la longue durée d’utilisation de celles-ci dans le temps.

Quel bilan des activités de LIFI-LED en tirez-vous depuis sa création?

Le bilan des activités de LIFI-LED aujourd’hui est plus que satisfaisant en ce sens où cette innovation méconnue du continent africain depuis des années commence à gagner du terrain. LIFI-LED aujourd’hui c’est plus d’une trentaine de récompenses obtenues à ce jour ; plus de 8000 personnes qui nous suivent nuit et jour ; une dizaine de villages connectés en Afrique et la couverture du XVIè Sommet de la Francophonie 2016 à Antananarivo (Madagascar) ; la première station Shell (Vivo Energie) connectée au LIFI ; plus de 30.000 personnes connectées grâce au LIFI pour le moment ; des filiales en France, Burkina Faso, Libéria, RDC, Cameroun, Togo, Ghana, etc. en cours d’ouverture en Afrique ; une expansion à travers l’Afrique et des milliers de villages bientôt connectés en Afrique. Etant satisfait de ce bilan, nous travaillons à impacter toute l’Afrique car nos déploiements se poursuivent en Afrique pour la réduction de la fracture numérique et du déficit énergétique car éclairer et connecter l’Afrique, c’est notre devoir !

Quels sont les pays où votre produit est commercialisé?

Nos services sont aujourd’hui disponibles dans plus de 5 pays de la sous-région à savoir la Cote d’Ivoire, le Burkina Faso, le Libéria, le Niger et bientôt le Cameroun, le Congo, le Ghana, le Sénégal, Madagascar et la France et d’ici 2020 nous seront présent sur l’ensemble du continent africain.

Quatre ans après son lancement, quel est le chiffre d’affaires de l’entreprise LIFI –LED?

Après quatre (04) années d’existence, LIFI-LED aujourd’hui a un chiffre d’affaires de plus de 200.000 € avec d’énormes projets en cours de réalisation à l’international qui vont lui permettre de tripler voir quadrupler ce chiffre d’affaires à l’horizon 2020.

Quel est intérêt d’utiliser une telle technologie ?

Avec notre solution, nous résolvons deux problèmes majeurs en Afrique à savoir la fracture numérique et le déficit énergétique. En effet, il convient de préciser qu’en Afrique plus d’un milliard de personnes n’ont pas accès à l’électricité et que seulement 30% de la population africaine a accès à l’Internet haut débit, cela demeure une véritable problématique à laquelle nous voulons répondre. Avec cette solution capable à la fois d’éclairer et connecter, partout où il y a de la lumière nous pouvons envoyer de l’internet afin de connecter toutes les zones enclavées de notre continent. Ainsi, notre innovation à point nommé dans un continent ou l’envie d’atteindre l’émergence véritable passe obligatoirement par l’innovation numérique.

Quel sont vos perspectives pour 2019 ?

Pour 2019, nous finaliserons notre levée de fonds avec nos partenaires internationaux afin de commencer la construction de notre usine en zone franche au VITIB Sa. Nous venons d’obtenir l’agrément permettant au projet de s’installer dans la Zone franche du VITIB à Grand-Bassam. Nous prévoyons, la construction d’une usine pour la fabrication et les montages des LED et des bornes Lifi. Nous prévoyons équiper 4000 villages en Côte d’Ivoire d’ici 2021 sur un projet avec la FENOPJERCI et la BAD. Nous sommes en ce moment sur la finalisation de l’ouverture de notre filiale en France et dans plusieurs pays de l’Afrique.

Quels sont vos partenaires privilégiés ?

Etant les seuls dans un domaine qui n’est pas encore répandu en Afrique et ayant remporté plusieurs prix et distinctions internationales, nous bénéficions à ce jour de plusieurs partenaires privilégiés tels que Business France, la French Tech Abidjan, le CDC, la Banque Africaine de Développement, l’USAID, l’AFD et PROPARCO, la Banque Européenne d’Investissement, le Ministère de l’Economie Numérique et de la Poste, la Fondation Tony Elumelu, la CGECI et pleins d’autres partenaires.

Quels sont les prix décernés à votre entreprise ?

Notre travail acharné pour l’amélioration de la vie des populations nous a permis de remporter plusieurs prix et distinctions aussi bien en Afrique qu’à l’international. Prix IT FORUM DSI CIO. Prix NTIC CGECI ACADEMY. Prix de la Fondation Jeunesse Numérique. Prix French Tech Abidjan. Prix l’entreprise innovante à fort potentialité du VITIB. Prix Africa 2.0. 2ème prix X-Forum Afrique au Polytechnique de Paris. Prix National d’Excellence Meilleure Innovation numérique de la Présidence de la République. Prix SEEDSTARS WORLD 2015. Prix Youth Start Up Microsoft & ONUDI. Prix TONY ELUMELU Entreprenership Program 2015.

Existe-t-il des relations entre le ministère de l’économie numérique de Côte d’Ivoire et votre entreprise?

Il existe de très bonnes relations entre le Ministère de l’économie numérique et LIFI-LED car depuis plus de deux (02) années, ma startup a été parmi la première promotion de l’incubateur de notre ministère de tutelle à savoir la Fondation Jeunesse Numérique. A cet effet, nous bénéficions depuis lors, d’un accompagnement particulier qui nous a permis de recevoir sur proposition de ce ministère le Prix national d’excellence 2017 de la meilleure innovation technologique de Cote d’Ivoire, récompense décernée par notre président Son Excellence Monsieur Alassane Dramane Ouattara.

Quel est le challenge de Monsieur Ange Frederick Balma pour l’Afrique ?

Nous prévoyons déployer notre solution dans toute l’Afrique afin de faire de toutes les villes africaines des villes intelligentes connectées à travers le monde. Nous voulons que dans quelques années, les prochaines statistiques de la BAD annoncent une baisse considérable du taux d’électrification et de connectivité en Afrique afin que notre continent puisse atteindre cette émergence longtemps attendue ! Eclairer et connecter l’Afrique, c’est notre devoir !

Entretien réalisé par Youcef MAALLEMI

Source

La vraie place continentale des grandes entreprises gabonaises

dans A la une/Inspiration par

La 19e édition du classement des 500 premières entreprises africaines, publié en hors-série par Jeune Afrique, mi-2018, devrait pousser le Gabon à un peu de modestie et à une relativisation systématique. Car, rendues à l’échelon continental, les entreprises localement présentées comme des mastodontes ne le sont plus du tout ; le pays ne loge aucune entreprise dans le top 100 et il n’en a que 6 dans le top 500.

La presse gabonaise ayant épluché le dernier classement des 500 premières entreprises publié par le journal panafricain Jeune Afrique, s’est réjoui de ce qu’une dizaine d’entreprises exerçant au Gabon figure dans ce top 500, se contentant d’en décliner les chiffres d’affaires.

6 entreprises seulement dans le Top 500 africain

Il est cependant presque inconvenant de ne pas souligner que la plus grande entreprise implantée sur les terres du 4e producteur africain de pétrole arrive à la 4e page du tableau. Total Gabon se classant en effet au 157e rang, derrière la Société nationale des hydrocarbures (SNH) et la Société nationale de raffinage (Sonara), entreprises du Cameroun -un petit producteur pétrolier- qui occupent respectivement la 114e et la 120e place. Ce qui s’explique bien entendu par l’importance du marché intérieur camerounais. D’ailleurs ce pays représente 33,1% du PIB de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) lorsque cet agrégat n’est que de 15,5% pour le Gabon, pays qui ne loge aucune entreprise dans le top 100 du dernier classement Jeune Afrique. Après Total Gabon viennent, en effet, Comilog (215e), Ceca-Gadis (270e), SEEG (327e), Maurel & Prom (355e), Tullow Gabon (420e) et Gabon Telecom (429e).

Ramenées à l’échelle sous-régionale, Total Gabon peut se consoler d’occuper le 3e rang des 70 premières entreprises d’Afrique centrale. La filiale indirecte de Total S.A est toujours suivie par Comilog (5e), Ceca-Gadis (9e), SEEG (13e), Maurel & Prom (15e), Tullow Gabon (20e) et Gabon Telecom (23e).

Le Gabon, petit pays aux petites entreprises

Ainsi, en Afrique centrale également, le Gabon ne loge que trois entreprises dans le Top 10. La Compagnie du Komo, drivée par Christian -l’homme le plus riche du Gabon- Kérangal, ne se classe qu’à la 26e place sous régionale avec ses 165,5 millions de dollars de chiffre d’affaires.

Il est à faire remarquer qu’en dehors de Ceca-Gadis, le destin et les stratégies des grandes entreprises gabonaises listées se décident dans des métropoles étrangères, l’État gabonais n’y disposant souvent que d’un quart des parts ou ne bénéficiant que d’un contrat de partage de production dans le cas du secteur pétrolier.

Lire la suite

Ahmed Kabbaj, fondateur de la SGTM, est décédé

dans A la une par

Le Maroc vient de perdre un de ses plus grands bâtisseurs. Ahmed Kabbaj, 76 ans, a rendu l’âme ce 4 janvier, à l’hôpital Cheikh Khalifa où il avait été admis il y a quelques semaines.

Le capitaine d’industrie laisse derrière lui un des fleurons du secteur du BTP du royaume : la Société générale des travaux du Maroc (SGTM). L’entreprise a été fondée par cet ingénieur Ponts & Chaussés avec son frère M’hammed au début des années 1970, quasiment à la même époque où leur troisième frère, le commandant Mohammed Kabbaj est devenu un héros national en sauvant la vie de Hassan II dans le tristement célèbre attentat contre le Boeing royal d’août 1972.

Et au long des décennies, la SGTM marque de son empreinte infrastructures, paysages et villes du royaume. Elle a par exemple construit le premier aéroport de Casablanca, ou encore Dar As-Sikkah où est frappée la monnaie nationale à Rabat, sans compter sa contribution à l’édification de nombreux barrages.

Entreprise familiale

Ces dernières années, la SGTM a sorti de terre, entre autres, la marina de Casablanca, une usine d’engrais à Jorf Lasfar mais aussi des viaducs de la Ligne à grande vitesse. La nouvelle gare de Casablanca dédiée à cette ligne, qui devrait d’ailleurs être livrée sous peu, figure aussi dans le carnet de commandes de la SGTM qui brasse près de 4 milliards de dirhams de chiffre d’affaires et compte environ 10 000 employés.

C’est donc cet héritage que transmet Ahmed Kabbaj à son partenaire de toujours – son frère M’hammed (73 ans) – mais aussi à ses quatre enfants, déjà pour leur plupart impliqués dans l’entreprise familiale. Au-delà de l’entrepreneur avisé qu’il a été, ses proches gardent de ce personnage, « un chef de clan jovial, un bon vivant au grand cœur ».

Source

Niger : une centrale électrique solaire bientôt construite à Niamey

dans A la une/Opportunités par

Une centrale électrique solaire sera mise en service en 2021 à Niamey, qui connaît des pannes chroniques d’approvisionnement, selon la télévision nigérienne et l’Agence française de développement (AFD).

Cette centrale sera financée par l’AFD et l’Union européenne (UE), pour un montant total de 18,7 milliards de francs CFA (28,5 millions d’euros), de mêmes sources.

La convention de financement de la centrale a été signée le 31 octobre à Niamey par le ministre nigérien des Finances, Hassoumi Massaoudou, et Marcel Escure, ambassadeur de France au Niger,selon la télévision. La future centrale photovoltaïque, d’une puissance de 20 mégawatts, sera construite près de la capitale, et devrait entrer en service en 2021, selon l’AFD. L’entreprise retenue pour les travaux n’a pas été précisée.

Sa réalisation « viendra renforcer l’offre en l’énergie à Niamey », a salué Alassane Halid, le directeur de la Société nigérienne d’électricité (Nigelec) qui importe depuis plusieurs décennies l’essentiel de son électricité du Nigeria voisin.

En cas de perturbations au Nigeria, Niamey, ville de plus d’un million d’habitants, subit des coupures répétées pouvant durer des journées entières. Au Niger, le taux d’électrification n’est que de 12 % actuellement d’après la Nigelec, qui veut le porter à 25 % à l’horizon 2021 grâce à d’importants investissements.

Cofinancement UE-AFD pour une centrale hybride

Par ailleurs, l’UE et l’AFD ont annoncé un cofinancement pour la construction d’une autre centrale électrique hybride (thermique-photovoltaïque) d’un coût de 32 millions d’euros à Agadez, la grande ville du nord du Niger constamment plongée dans le noir.

La centrale d’une capacité de production de 21 mégawatts doit satisfaire en électricité la ville d’Agadez et ses 145 000 habitants dont les besoins sont estimés à 8 mégawatts, selon l’UE.

Sa construction permettra à Agadez, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, de revivre un essor économique et social, après le déclin du tourisme dû aux attaques jihadistes dans le Sahel, et récemment la chute du flux de migrants, pourvoyeurs de fonds, en route vers l’Europe.

Source

La Côte d’Ivoire va produire des téléphones Android en 2018

dans A la une/Laboratoire par

Sociam, le groupe ivoiro-libanais spécialisé dans la fabrication et la distribution des produits électroménagers a annoncé, avec son partenaire Samsung, la commercialisation de son smartphone Nasco. Une gamme de téléphones Android sous sa propre marque.

En Côte d’Ivoire, Sociam accélère son implantation et l’entreprise est ambitieuse dans la conquête du marché africain. Jusqu’ici essentiellement consacrée à la fabrication et la distribution des produits électroménagers, dont des réfrigérateurs, des machines à laver, des climatiseurs, téléviseurs et autres, l’entreprise veut explorer une autre option en pleine croissance sur le continent : la téléphonie. En effet, le représentant exclusif du géant sud-coréen Samsung Electronics en Côte d’Ivoire a annoncé le lancement de la marque de Smartphones baptisée : « Nasco ».

Selon les informations, plus de 30 000 exemplaires de ce smartphone viennent d’être mis sur le marché ivoirien par Sociam. Ces téléphones intelligents ont été fabriqués dans les usines du partenaire sud-coréen Samsung, avec les mêmes innovations technologiques Android et caractéristiques que le S8 de Galaxy.

Pour le moment, les propriétaires, les frères Ali Pixie et Nasser Séklaoui veulent écouler toute la marchandise mise sur le marché avant cette fin d’année.  Pour atteindre l’objectif, ils misent sur leur réseau direct de 200 points de vente à Abidjan. Selon Nasser Séklaoui, le PDG du groupe, le projet était préparé minutieusement depuis des années. Toutefois, cette nouvelle aventure dans le domaine du mobile ne détournera pas le groupe de son activité première.

Conquête

Actuellement, le groupe fait une opération marketing pour cibler d’autres marchés d’écoulement. Sur ce, il devrait s’installer dans quatre nouveaux pays d’Afrique de l’Ouest en 2018, dont le Sénégal et le Nigéria, où les rivalités sur le secteur de la téléphonie mobile sont rudes, avec des grandes marques étrangères comme Infinix ou Tecno. Pour ce faire, Sociam veut croire en la différence avec la qualité et les prix raisonnables de ses appareils.

Cette société qui emploie 2500 personnes en Afrique dont environ 1600 en Côte d’Ivoire ambitionne d’ouvrir plusieurs grandes surfaces Nasco (2 000 m²) dans le pays, où il présentera exclusivement les produits de sa marque. Sociam veut également poursuivre l’extension de son réseau au niveau national pour le porter à 300 showrooms, comme celui qu’il a ouvert fin 2016 au sein du centre Abidjan Mall, dans le quartier Riviéra-Bonoumin, à Cocody.

Le groupe souhaite croitre le nombre de ses magasins à l’étranger, notamment son premier marché extérieur, le Ghana. Enfin, il est aussi prévu d’ouvrir une usine de fabrication de téléviseurs, de climatiseurs et téléphones Nasco à Abidjan si l’amélioration du cadre fiscal et douanier le lui permet dans cinq ans.

Il faut noter c’est en 1984 que le groupe Sociam a été créé. Il s’est forgé au fil du temps un piédestal et se revendique aujourd’hui 65% de parts de marchés dans l’électroménager sur tout le continent, encore loin devant Whirlpool et Panasonic, seul le Sud-Coréen LG lui résistant encore. Actuellement, le groupe est présent en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Liberia, au Bénin, au Gabon, au Cameroun et en RD Congo.

Source

Gérard KONAN

dans A la une/Inspiration par

Diplômé Ecole de Commerce de l’ESCA, M. Gérard Konan est un professionnel pluridisciplinaire et un entrepreneur. Il démarre sa carrière en 2000 à la Direction Commerciale et Marketing de Silicone Villa (ex. SIT). 

Après un passage chez Voodoo Communication en 2003, intègre SOLIBRA comme responsable du département Marketing en 2005. Il rejoint ensuite CI Télécom & Orange, où il pilote avec succès le projet de rebranding du groupe en 2007. En 2009, il fonde PDASTORE, 1er site e-commerce ivoirien dédié aux smartphones, aujourd’hui acteur majeur de distribution d’appareils Mobile en Côte d’Ivoire.

En 2012, il prend la Direction de division IT et B2B chez Samsung. Membre du comité scientifique du GOTIC, M. Konan est très actif dans l’écosystème « tech-entreprenarial » ivoirien. Il participe en tant qu’expert à plusieurs conférences, ateliers et formation.

Il est notamment Mentor dans le programme d’accélérateur Founder Institute. Véritable entrepreneur en série, et passionné des Technologies, il lance en 2015, la société AGILLY, fournisseur de services Cloud, avec pour ambition « aider les Entreprises Ivoiriennes à accélérer leur transformation digitale à l’aide du cloud et de la Mobilité ».

Source

LA PLUS GRANDE PLATEFORME NUMÉRIQUE DÉDIÉE À L’ENTREPRENEURIAT EN AFRIQUE EST NÉE

dans A la une/Opportunités par
La plus grande plateforme numérique au monde dédiée aux entrepreneurs et l’écosystème de l’entrepreneuriat africain a été lancée jeudi à Lagos (Nigeria) par la Fondation philanthropique « The Tony Elumelu Foundation (TEF) » et à l’occasion de la 4ème édition de forum de l’entrepreneuriat TEF 2018.

L’un des faits marquants du TEFforum 2018 a été le lancement de TEFConnect, une plateforme numérique révolutionnaire qui réunit en Afrique et au-delà tout l’écosystème de l’entrepreneuriat, notamment les entrepreneurs, les investisseurs et le monde des affaires sur une seule et même plateforme et les connecte numériquement à trois éléments essentiels du succès : le capital, les outils commerciaux et les entreprises. Elle permet d’attirer plus de 300 000 entrepreneurs africains et qui a réussi à former et financer 4 460 personnes à ce jour.

Le « TEFconnect » permet entre autres de rassembler pour les acteurs de l’écosystème de l’entrepreneuriat, y compris les entrepreneurs, les incubateurs, les investisseurs, les universités et le secteur privé, qui fournit des ressources informatives, informe sur des événements et des opportunités en matière d’entrepreneuriat.

Il permet aussi de créer un espace commun pour permettre aux entrepreneurs africains de traiter des affaires d’un pays ou d’une région à l’autre et ce qui permet un trafic atteignant des millions de consommateurs.

Cet outil numérique permet aussi d’accéder au formulaire de candidature au programme d’entrepreneuriat de la Fondation, à la boîte à outils pour entreprises et au montorat d’entreprise par des chefs d’entreprise mondiaux.

Les outil mis à disposition dans cette plateforme permet aux entrepreneurs de promouvoir leurs entreprises auprès d’investisseurs potentiels et d’autres entrepreneurs en vue d’une collaboration transfrontalière.

Intervenant lors du lancement de cette plateforme à Lagos, Vir OBE, PDG de la Fondation, a déclaré que la Fondation Tony Elumelu vise simplement à responsabiliser les entrepreneurs africains. « Premièrement, nous avons lancé le programme TEF Entrepreneurship, destiné à fournir à 10 000 entrepreneurs africains, sur une période de 10 ans, un capital d’amorçage, un mentorat et une formation. Ensuite, nous avons convoqué l’ensemble de l’écosystème entrepreneurial au Forum TEF pour susciter l’engagement et des discussions délibérées afin de changer le discours de l’Afrique. Aujourd’hui, nous renforçons notre impact en connectant l’écosystème de l’entrepreneuriat africain sur une seule et même plateforme ».

Le fondateur de la Fondation Tony Elumelu, Tony O. Elumelu, s’est félicité de la réussite du programme de sa fondation, considéré jusque-là comme le plus grand programme entrepreneurial en Afrique. « Au cours des quatre années écoulées, depuis le lancement du programme d’entrepreneuriat TEF, nous avons montré que l’entrepreneuriat peut changer un continent – nous avons investi dans les personnes et les processus. Nous avons déjà contribué à créer des succès commerciaux et incité les décideurs à s’engager dans la dynamique entrepreneuriale. Mais à bien des égards, nous grattons la surface. Cette année, nous élargissons notre champ d’application en amenant la conversation là où l’interaction se fait de plus en plus fréquente – le domaine numérique. En reliant les entrepreneurs africains au niveau mondial sur TEFConnect, nous libérons davantage le véritable potentiel de nos entrepreneurs et transformons le continent ».

Source

L’Afrique du Sud en quête de 100 milliards de dollars d’investissements pour les cinq prochaines années

dans A la une par

Pour sortir l’économie sud-africaine de la récession dont elle souffre depuis quelques années déjà, le gouvernement aura besoin de près de 100 milliards de dollars d’investissements sur cinq ans. Pour arriver à mobiliser cette enveloppe, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, compte sur les investissements directs étrangers.

Entrée en récession depuis la chute des cours des matières premières sur le marché international, l’Afrique du Sud peine à s’en sortir. Et même si le pays reste l’une des premières économies du continent africain, il traverse l’une de ses plus graves crises.

D’après la presse locale, le pays a besoin de 100 milliards de dollars d’investissements sur cinq ans. Au niveau du gouvernement, on compte sur les investissements directs étrangers pour arriver à mobiliser une telle enveloppe. Ceci, d’autant plus que depuis l’arrivée du président Cyril Ramaphosa en février 2018, certains investisseurs ont fait leur retour avec des promesses. Il s’agit notamment de la Chine, de l’Arabie Saoudite et des Emirats arabes unis qui se sont engagés à investir pas moins de 35 milliards de dollars dans l’économie sud-africaine.

En dehors de ces pays, diverses entreprises ont annoncé leur éventuel engagement dans l’économie du pays. Naspers, l’entreprise sud-africaine de la télévision payante et du e-commerce a indiqué qu’elle envisage de mobiliser 315 millions de dollars dans son pôle technologique et le financement de startups. Quant à l’allemand Mercedes-Benz, il a annoncé un apport de 600 millions d’euros pour accroître la capacité de production de son usine locale.

A noter que le gouvernement multiplie également ses efforts afin d’attirer encore plus d’investisseurs. Au début de ce mois, le chef de l’Etat avait lui-même organisé une plateforme d’échange entre gouvernement, opérateurs économiques et syndicats, avec pour objectif d’attirer des investissements pouvant faciliter la création d’au moins 275 000 emplois chaque année, alors que le taux de chômage avoisine aujourd’hui les 27%.

Kabirou Mbodje, PDG de WARI : « Notre plate-forme digitale se veut une porte d’entrée incontournable en Afrique »

dans A la une/Opportunités par

Chef d’entreprise franco-sénégalais, Kabirou Mbodje a créé en 2008 à Dakar la société WARI – argent, en bambara –, une plate-forme digitale de transfert d’argent désormais présente dans 40 pays d’Afrique et qui reste – à ce jour – sans égale. C’est un incontestable exemple de réussite pour tout le Continent ! Mais l’homme d’affaires – qui est aussi champion d’équitation – a encore beaucoup de projets innovants en gestation. Interview exclusive, à l’occasion de la participation de Kabirou Mbodje au récent 1er grand Forum Ambition Africa, à Paris.

Propos recueillis par Bruno FANUCCHI, AfricaPresse.Paris »>.

Que pèse aujourd’hui WARI en Afrique ?

Kabirou Mbodje – WARI est la première entreprise africaine en termes de données numériques.
Nous sommes présents dans 40 pays africains et plus de 200 millions de personnes utilisent notre plate-forme digitale dans des domaines très variés. Cela va de l’achat de crédit téléphonique au paiement des salaires ou des pensions, des bourses ou des taxes, etc. Vous avez l’ensemble du spectre des transactions sur un grand nombre de pays. Cela constitue une masse énorme de données. Et il est important que ces bases de données puissent converger pour que l’Afrique ait un vrai contrôle de son information économique.

Mais vous êtes également présent bien au-delà du Continent…

Kabirou Mbodje – Bien sûr. WARI est une société implantée dans 60 pays, dont 40 en Afrique – comme je l’ai dit –, douze en Europe, et nous sommes également sur le marché chinois avec un bureau à Shanghai, et présents aux États-Unis comme en Amérique latine. Voilà pour le positionnement géographique.

WARI, ce sont aujourd’hui 200 millions de personnes qui utilisent notre plateforme, 6 milliards de dollars de flux, plus d’un million de transactions journalières, 300 collaborateurs directs mais plus de 18 000 emplois générés, plus de 500 000 points de vente en direct ou à travers des réseaux partenaires.

Voilà les chiffres clés qu’il convient de retenir sur notre entreprise qui a un spectre très large de services allant des services basiques (comme les paiements, les transferts, l’électricité, l’eau) aux plus sophistiqués. Nous avons aussi créé un Fonds de solidarité, qui collecte 1 franc CFA par transaction, pour soutenir de nombreuses initiatives dans le domaine de la santé, de la microfinance et de l’éducation.

« Trois nouvelles applications
qui vont changer la donne »

Que ne faites-vous pas… encore ?

Kabirou Mbodje – C’est une très bonne question ! Ce que fait WARI est très simple : elle rend disponible une plate-forme ouverte pour que tous les acteurs économiques échangent et puissent aujourd’hui offrir ou bénéficier de ces services. Et donc ce que nous ne faisons pas, c’est ce que font tous les autres et qu’ils intègrent sur notre plate-forme.

Quels sont vos projets et nouveautés pour 2019 ?

Kabirou Mbodje – Nous en avons beaucoup. Il y a des intégrations et des acquisitions sur différents marchés en Europe comme aux États-Unis. Nous sommes en train de développer trois applications qui vont apporter une vraie nouveauté mondiale et contribuer à changer la donne du numérique. Nous y travaillons, mais je ne peux vous en dire plus pour le moment. Vous en aurez le primeur en temps utile.

Un groupe comme le vôtre s’intéresse à la cyber-criminalité et à la cyber-défense pour s’en prémunir et se protéger. Quelles sont vos approches et solutions en ce domaine sensible ?

Kabirou Mbodje – C’est un problème patent et récurrent qui nous préoccupe, bien évidemment. Dès l’instant où vous entrez dans un monde ouvert, qu’on appelle « open society », où les gens sont globalisés et inter-connectés, cela constitue des « boulevards » pour des gens mal intentionnés qui veulent abuser du système. Cela a toujours existé et c’est, hélas, dans la nature humaine.

« Les bandits de grand chemin
sont aujourd’hui sur le Web »

Une nouvelle sorte de « bandits de grand chemin », comme on disait autrefois ?

Kabirou Mbodje – C’est exactement cela ! Vous avez parfaitement raison, ces « bandits de grand chemin » sont aujourd’hui sur la toile, partout sur le Web. Comme tous les grands groupes, nous travaillons donc à sécuriser nos transactions et ces grands chemins que nous mettons à disposition du public.

WARI y est très sensible et essaie d’avancer sur des technologies de pointe pour pallier des moyens d’identification parfois assez sommaires en Afrique. Nous inventons des solutions pour identifier tous ces gens de manière formelle et contribuer à éliminer les menaces potentielles et surtout la fausse perception d’un risque supérieur en Afrique, ce qui n’est pas le cas.

Kabirou Mbodje, PDG de WARI, et Cina Lawson, ministre des Postes et de l’Économe numérique du Togo, lors de leur participation à la table ronde sur « Les nouveaux usages du Numérique en Afrique », mardi 23 octobre à Paris, au Forum Ambition Africa. © Benjamin Reverdit

L’Afrique n’est pourtant pas en retard dans ce domaine avec les « brouteurs » de Côte d’Ivoire, par exemple…

Kabirou Mbodje – Comme au Nigeria, c’est vrai. Mais l’Afrique arrive loin derrière tout ce qui nous provient d’Europe de l’Est, d’Amérique latine ou d’Asie… même si le monde digital tel qu’on le voit déferler sur le reste du monde a ses origines en Afrique.

C’est en réalité une problématique globale, et à laquelle il faut trouver de façon assez pragmatique des solutions collégiales, car nous sommes tous confrontés au même problème, aux mêmes méthodes, au même ennemi avec les mêmes pratiques. Il ne peut pas y avoir de concurrence entre nos entreprises à ce niveau-là, il faut au contraire qu’elles partagent leur savoir-faire de façon à contribuer non pas à éradiquer, mais à diminuer et à pouvoir anticiper sur les nouvelles générations d’attaques.

Quels sont vos principaux concurrents ?

Kabirou Mbodje – WARI a des concurrents dans l’ensemble des services qui sont offerts sur notre plate-forme, mais notre positionnement est unique. C’est ce qui fait la force et l’originalité de WARI, dont les services régulent la vie de tout le monde. Nous créons ainsi une vraie valeur ajoutée permettant aux gens de converger vers notre plate-forme de transfert d’argent où tout est standardisé et sécurisé.

Un message aux entrepreneurs français présents ici à l’événement Ambition Africa ?

Kabirou Mbodje – Comme je l’ai dit lors de la table ronde à laquelle j’ai participé, il y a aujourd’hui une énorme opportunité pour tous ceux qui veulent se positionner en Afrique. Ils doivent rechercher des plates-formes comme WARIpour pouvoir pénétrer le marché et proposer correctement leurs services car, quand il y a une multiplicité d’offres et de services, trop de choix dans un pays, cela crée parfois une espèce de cacophonie dissuasive et on ne sait plus où aller. 
Il faut profiter d’une plate-forme organisée comme WARI qui permet aujourd’hui d’adresser plusieurs pays et d’être bien précis sur la cible que l’on veut atteindre et l’offre que l’on est capable de présenter.

On dit que Dakar est « une porte d’entrée en Afrique ». En va-t-il de même de WARI ?

Kabirou Mbodje – C’est exact. WARI se veut une porte incontournable et se positionne donc comme une plate-forme ouverte. Car il n’y a pas de possibilité d’échanger et de développer nos économies, de créer de la valeur ajoutée si l’on n’organise pas nos marchés avec des standards simples, compréhensibles pour l’ensemble des parties.

Source

1 2 3 26
Aller en haut