Une génération d'entrepreneur

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février 2018

Diaspora – Dian Diallo : du Fouta au champagne

dans A la une/Inspiration par

PORTRAIT. Une cuvée de champagne baptisée Dian Diallo, voilà l’idée pour le moins pétillante que vient de concrétiser Mamadou Dian Diallo, consultant en spiritueux pour les Aéroports de Paris.

PAR JULIEN LE GROS

Originaire de Labé, dans le Fouta-Djalon, le pays peul de la Guinée-Conakry, Mamadou Dian Diallo est arrivé en France en 2001. Après avoir décroché son master de management et gestion des entreprises en 2005, le jeune homme a intégré le duty free des Aéroports de Paris dès l’année suivante. Il y représente alors de grandes marques de la gastronomie fine et surtout de spiritueux pour le groupe Moët Hennessy, une partie de l’acronyme LVMH (Laurent Perrier, Moët & Chandon, Veuve Cliquot…, NDLR). En 2012, il est promu ambassadeur, l’équivalent de consultant pour le groupe. C’est là qu’il affine son goût pour le champagne en visitant les caves du précieux breuvage millésimé : « J’ai eu l’opportunité d’avoir une formation beaucoup plus intense, raconte-t-il. Je me suis intéressé aux procédés de fabrication, à la finesse avec laquelle le travail est accompli. »

Mais l’élément déclencheur de son projet ambitieux de donner son nom à un champagne est une rencontre, en 2013, avec un client béninois qui lui fait une importante commande : « Je lui ai promis que je ferais ma propre marque qui porterait un nom africain. Le but était de bousculer les codes et de permettre aux Africains de se sentir représentés. Pour affiner ma stratégie, j’ai fait une étude de marché dans les aéroports de Paris, où se croisent toutes les nationalités, y compris les africaines. »

Doux et sucré à la fois

Mamadou Dian Diallo s’aperçoit alors que les consommateurs africains et antillais préfèrent des champagnes doux et fruités à la fois, faciles à boire. « Il faut que la qualité suive pour plaire au marché africain. Je veux installer la marque dans la durée. » Pour cela, l’entrepreneur a décidé de vieillir son champagne trente-six mois, plus longtemps que la norme en vigueur. En effet, selon l’étude de marché qu’il a fait réaliser, la consommation de champagne devient de plus en plus fréquente. D’où l’idée d’un produit raffiné, qui permet de faire la fête… sans éprouver de migraine le lendemain. Après avoir sillonné la région Champagne et rencontré une quarantaine de viticulteurs, son choix se porte sur Rémi Jacques, de Baye, dans la Marne, lequel « a l’amour du raisin et dont la famille produit du vin de qualité depuis trois générations selon une méthode champenoise très traditionnelle ». L’entrepreneur franco-guinéen a tenu à engager quelqu’un « qui puisse comprendre l’importance que représente à (ses) yeux (s)a culture africaine, mais aussi l’éthique, le respect, une compréhension mutuelle, la détermination à aller au bout de ses engagements ». Source

Envie d’entreprendre ? Les 7 secrets pour démarrer

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À 26 ans, la Béninoise Raodath Aminou quitte la banque Rothschild pour lancer une appli anti-gaspillage alimentaire. Son nouveau challenge : devenir une « faiseuse » de « faiseurs ».

J’y vais ou j’y vais pas ? La question vous perturbe peut-être l’esprit. Selon Raodath Aminou, cofondatrice d’Optimiam, sept leçons suffisent pour vous décider. Une sorte de « vade mecum » de l’entrepreneur débutant.

Dois-je parler de mon idée au risque de me la faire voler ? Quel statut pour votre projet ? Avec qui former votre première équipe (avec un budget zéro)?

Réécouter les conseils de Raodath Aminou dans l’émission Afrique Avenir de Rémy Nsabimana. Source

Rokia Traoré – Kanan neni

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DJATA

Malgré les fortes bases de culture malienne dans mon éducation par des parents fonctionnaires maliens, d’une part mes séjours répétés à l’étranger lors des missions de mon père diplomate ne m’ont pas permis d’apprendre la musique malienne à la source, d’autre part mon non-appartenance à une  caste (1)  ne me permettait pas à priori d’apprendre et interpréter des chants traditionnels de griot.

Le projet est un récit écrit par Rokia Traoré d’une partie de l’épopée mandingue, rapporté, joué et chanté tout le long du spectacle sur fond de classiques mandingues interprétés par Mamah Diabaté au ngoni et Mamadyba Camara à la kora.

Note de Rokia Traoré:

« Mes racines sont bien ancrées dans la culture mandingue.
Pourtant, lorsque j’ai commencé à apprendre la musique, il était plus naturel pour moi de jouer de la guitare et écrire des textes en français ou en anglais, de rêver de rock’n’roll et de faire du rap, que de participer à des spectacles de mariage et de baptême (lors desquels sont interprétés les chants traditionnels griots). En effet, je n’ai pas entièrement grandi au Mali et de plus, étant considérée comme noble bambara, je n’avais pas le droit, a priori, d’apprendre et chanter des chants de griots.

Le projet Dream Mandé concerne la musique traditionnelle malienne, mais il est également la preuve que la modernité nous porte vers des changements inévitables, donnant parfois la possibilité d’offrir une vigueur et un sens au passé à travers des concepts contemporains qui vont à l’encontre des coutumes établies.

Si les griots ne s’accordent pas toujours sur les périodes et faits précis de l’histoire, il n’en reste pas moins que dans le répertoire de l’épopée Mandingue, chaque mélodie a un sens, a été composée ou modifiée à l’occasion d’un événement précis, et marque une époque précise de l’histoire du Mandé. Source

Tidjane Thiam : « Les Africains n’accepteront de payer des impôts que quand les Etats seront légitimes »

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TidianeThiam

Tidjane Thiam, directeur général du Crédit suisse, a été membre de l’Africa Progress Panel, créé en 2007 à l’initiative de Tony Blair. L’ancien premier ministre britannique avait confié à Kofi Annan, l’ancien secrétaire général des Nations unies, la mission de former un groupe de dix personnalités issues des secteurs privé et public pour réfléchir aux moyens de favoriser un développement équitable et durable en Afrique.

Après dix années de recommandations stratégiques à l’attention des dirigeants africains et de la société civile, ponctuées par un rapport annuel sur les progrès en Afrique, l’Africa Progress Panel a tenu sa dernière réunion lundi 4 décembre, à Genève (Suisse).

Entretien avec l’un des dix membres de la fondation sur les progrès enregistrés par le continent en dix ans.

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Une promenade à Zanzibar

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EN IMAGES – Zanzibar, c’est un autre tourisme, loin des cohortes ordinaires : entre océan et histoire, une promenade mélancolique à travers les siècles, mais alliée aux joies d’une somptueuse nature. A découvrir.

Vous êtes allé à Zanzibar? Aaaaaahhhh… Zanzibar!» C’est la réaction classique, quasi pavlovienne, de ceux à qui vous en parlez. Mot magique! Idem pour Pondichéry, Trébizonde ou Valparaiso: peu de gens savent précisément où les situer, mais «ça fait rêver».

Les lettrés évoquent aussitôt Arthur Rimbaud se désolant de ne pouvoir jamais s’y rendre ; les seniors fredonnent avec Juliette Gréco: «Zanzi, Zanzi, à Zanzibar, à Zanzibar il y a un bar…» ; les bad guys sanglotent au souvenir de l’immense Freddie Mercury, disparu il y a un quart de siècle, qui a vu le jour là-bas ; et les plus jeunes pianotent sur leur smartphone pour consulter Wikipédia: «En langue swahilie, Funguvisiwa ya Zanzibar est un archipel de l’océan Indien situé en face des côtes tanzaniennes, formé de trois îles principales – Unguja, Pemba et Mafia – et de plusieurs autres petites îles.»

Précisons: Zanzibar, capitale d’Unguja, désigne communément l’île elle-même. Au carrefour de l’Afrique, de l’Arabie et de l’Inde, Marco Polo en fit l’une de ses escales. Il la décrit ainsi: «Une île noble et grande, qui a bien environ deux mille milles de tour. Les gens sont tous idolâtres, ont langage à eux et ne paient tribut à personne. Ils sont si grands qu’ils ressemblent à des géants.»

Depuis, les géants, en vérité des Bantous, ont été occupés commercialement par les Arabes et les Perses, colonisés par les Portugais puis par les Omanais, enfin par les Anglais, jusqu’à ce que l’archipel libéré de toute tutelle rejoigne le Tanganyika pour constituer avec lui la Tanzanie en 1964.

Zanzibar est l’île aux épices, l’île au morfil (l’ivoire brut), l’île au bois d’ébène, autrement dit les esclaves. Le souvenir des sultans omanais y perdure dans l’architecture des palais aux parois lisses percées d’arcs outrepassés, aux toitures en dôme ou en terrasse, aux portes monumentales. Il demeure aussi dans l’orgueil des remparts de la vieille ville et l’omniprésente religion musulmane, avec les 48 minarets de sa médina, les appels à la prière, le sourcilleux ramadan et les femmes voilées. Source

Le nouvel objectif d’Akon : développer l’industrie de la musique numérique en Afrique

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Akon est surtout connu pour sa musique. Mais le chanteur a aussi un pied dans les affaires. Son nouvel objectif : développer l’industrie de la musique numérique en Afrique. Le mois dernier, il a récemment achète 50% des parts de Musik Bi, une plateforme sénégalaise de téléchargement musicale. Ata Ahli Ahebla et Franck Noudofinin ont rencontré l’artiste à Dakar. Source

Cotonou in Motion (Part 2) – Benin

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Un trépied, une caméra, un assistant et deux semaines de travail : voici la combinaison parfaite du photographe Mayeul Akpovi pour la réalisation du deuxième volet de sa série « Cotonou in Motion ». Environ 20 000 photos auront été nécessaires pour la réalisation de cette vidéo. Mayeul Akpovi circule entre les quartiers emblématiques, les sites touristiques et le centre d’affaires de la capitale béninoise. Il montre l’évolution de la ville en mettant en scène le vieux Cotonou à travers des quartiers populaires tels que Ganhi où l’on retrouve l’église Notre-Dame, Dantokpa qui abrite le plus grand marché de l’Afrique de l’Ouest et les nouveaux quartiers Fiyègnon où vivent les nouveaux riches (hauts fonctionnaires, cadres d’institutions internationales), ou encore la zone des villas de la CNSAD qui apporte un nouveau décor et une architecture plus moderne à la ville.
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Blog : l’arme ultime pour lancer votre startup ?

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Peut-être plus que les autres entreprises, les start-ups ont besoin de solides campagnes de marketing pour lancer leurs produits / services.

Cependant, obtenir un bon rapport coût/efficacité de votre stratégie marketing en étant en phase de démarrage et avec une trésorerie faible peut être difficile, surtout si vous essayez d’utiliser les médias traditionnels tels que la télévision, la presse ou la publicité en ligne. Heureusement, vous n’êtes pas obligé d’être une start-up établie pour commencer un blog, tenter de vendre l’expertise de votre future entreprise.

Pourquoi les startups doivent-elles avoir un blog ?

  • Un blog peut aider à établir votre start-up comme experte dans votre niche.
  • Un blog est un moyen efficace de générer une exposition pour votre marque et du trafic vers votre site.
  • Un blog développe une personnalité morale et augmente l’ interaction avec les clients potentiels.
  • Le blog et, plus généralement, le content marketing offrent un avantage à long terme, la croissance et des résultats durables.

Maintenant que vous connaissez les avantages du blogging, il est temps de vous donner des conseils importants pour lancer votre blog.

Blog de startup : planifiez votre contenu

Toutes les start-ups ont pour objectif d’apporter des solutions novatrices à des problèmes identifiés. De ce fait, votre blog doit refléter votre ambition et votre créativité. Vous souhaitez être reconnu comme l’expert d’un domaine, n’allez pas copier du contenu ailleurs. De même, si votre force est votre créativité, n’allez pas faire que des articles froids et sans âme.

Avant de commencer réellement votre blog, vous devez déterminer les histoires que vous voulez partager. Voici la check-list des questions à se poser :

  • Quelle est votre cible démographique? Quelles sont leurs préoccupations?
  • Quel est le but de votre blog? Comment allez-vous répondre à leurs besoins?
  • Quels types d’idées, de billets, de blog sont les meilleurs pour notre public cible? des tutoriels, des infographies, des interviews, etc.?
  • Quel sera le ton de votre écriture?
  • Quels autres sujets voulez-vous couvrir et comment peuvent-ils bénéficier de votre blog? Source

Les entreprises africaines découvrent l’utilité d’une DRH

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Les entreprises africaines prennent conscience de l’importance d’avoir une direction des ressources humaines performante. Les DRH africains tiennent congrès ce jeudi et ce vendredi à Abidjan. Une initiative qui vise à partager les expériences et à développer un secteur vital pour l’entreprise, surtout dans des pays où la ressource humaine manque souvent de formation.

Ils sont souvent mal aimés des employés, assimilés à des surveillants tatillons, pourtant les directeurs des ressources humaines remplissent une fonction essentielle dans l’entreprise en mobilisant et en formant les employés et les cadres. Jean-Jacques Grunspan est le co-organisateur du Congrès performance RH qui se tient jusqu’à ce vendredi soir à Abidjan :

« Déjà, ils participent à la stratégie de l’entreprise, puisque qui dit « expansion et développement » dit « regroupement ou création d’équipes ». Et former les équipes, on sait bien que c’est ce qui est plus difficile dans une entreprise. Une entreprise n’existe que par les équipes qui la composent et donc cette gestion des équipes est gage de succès ou d’échec. »

Mar Mao est le DRH de CFAO Technologie à Abidjan, pour lui dans un climat de concurrence accrue, les ressources humaines peuvent permettre à l’entreprise de gagner des parts de marchés :

« Les entreprises en Afrique n’ont plus comme concurrent l’entreprise qui est en face, mais bien celles qui sont à Shanghai ou New York du fait de la globalisation. Nous avons donc besoin de former les personnes que nous recrutons et les amener aux standards mondiaux pour affronter la concurrence qui est de plus en plus accrue. »

Au Sénégal ou en Côte d’Ivoire, les entreprises participent à la formation professionnelle via les taxes et les cotisations. Jean-Marie Peretti professeur à l’Essec, l’une des grandes écoles de commerce françaises, estime ainsi que les DRH jouent un rôle crucial dans la définition des politiques publiques :

« Ce sont ces partenariats que la fonction RH construit. De façon à ce que la formation des centres d’apprentissage soit la plus proche des besoins futurs et actuels des entreprises. Et qu’elle soit également extrêmement adaptée aux moyens, même limités, des entreprises. » Source

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