Une génération d'entrepreneur

Monthly archive

mars 2018

La poste Côte d’Ivoire en marche

dans A la une/Opportunités par

La Poste de Côte d’Ivoire  se définie désormais comme, la maison du citoyen et des entreprises, le coursier de l’Etat.
A ce titre elle a  mis en place une plate- forme simple, sécurisée et rapide, www.documents.ci.
En effet, désormais, il est facile de commander ses documents administratifs sans se déplacer grâce à la capillarité du réseau de la Poste de Côte d’Ivoire.
Cette interface est facile à utiliser avec des formulaires en ligne à renseigner.
Grâce à Internet, la requête est transmise instantanément aux différents services concernés qui font un traitement diligent de la requête.
La Poste de Côte d’Ivoire garantit la sécurité des échanges et de l’identité du demandeur sur Internet.
Les échanges en ligne du client sont entièrement cryptés et protégés.
Les données sont seulement accessibles aux agents de l’état assermentés qui vont procéder à l’établissement de tous les documents administratifs.
Pour cette opération, La Poste de Côte d’Ivoire est en partenariat avec les structures de l’Etat suivantes :
-le Ministère de l’Intérieur,
-le Ministère de la Justice ;
– l’ensemble des mairies de Côte d’Ivoire regroupées au sein de l’UVICOCI.
Ceci dit, dans sa volonté d’être plus proche de la population ivoirienne, La Poste de Côte d’Ivoire offrira 1000 extraits de naissance / jugements supplétifs aux enfants dont la naissance n’a pas été régulièrement déclarée, dans la Région du Bélier à l’occasion de PAQUINOU 2018 à Yamoussoukro

La poste Côte d’Ivoire

Fin des travaux de l’Africa-CEO Forum hier : signature d’un contrat de coopération entre le FCE et Confédération des entreprises de Côte d’ivoire.

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L’Algérie a été représentée à la 6eme édition de l’Africa-CEO Forum, qui a pris fin hier, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, par le Forum des chefs d’entreprise (FCE). Ce grand évènement économique africain avait pour objectif d’ouvrir pour le secteur privé une nouvelle ère et de discuter des moyens et des mécanismes à mettre en oeuvre, les dix prochaines années, en matière de croissance du continent africain.

« Nous avons signé aujourd’hui un accord de coopération entre le FCE et la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), présidée par M. Jean-Marie Ackah. Cet accord a pour objectif la promotion d’un partenariat de long-terme entre les entreprises des deux pays », a indiqué le président du FCE, Ali Haddad, sur sa page Facebook.

M. Haddad a affirmé que son organisation a saisi cette occasion pour discuter avec les chefs d’entreprises du continent du développement de la coopération: « Le FCE a eu un agenda très chargé lors du déplacement de sa délégation dans la capitale ivoirienne Des rencontres ont eu lieu avec les chefs d’entreprises africains et des responsables des institutions africaines, à l’instar de le président de la Banque africaine de développement (BAD), et les hommes politiques africains ». « C’est un grand moment d’échanges sur des questions qui engagent l’avenir de notre continent», a-t-il écrit.

Entrepreneuriat en Afrique : de la quantité à la qualité

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La proportion d’entrepreneurs en Ouganda est supérieure à celle des Etats-Unis. Si l’entreprenariat est vecteur de création de richesse, pourquoi l’Ouganda reste pauvre alors que les US sont riches ? Dans son article, Hicham El Moussaoui, explique une différence importante entre l’entreprenariat de nécessité et l’entreprenariat d’opportunité. Le premier est celui qui permet de survivre et qui s’impose comme moyen de survie ; le second est un choix éclairé et réfléchi. En Ouganda, comme dans tous les pays d’Afrique, la micro entreprise est un moyen de survie. Notons en plus que dans les Etats défaillants africains, le manque de liberté économique et la corruption absorbent une bonne partie des efforts fournis par l’entreprise. Ceci explique pourquoi le fort taux d’entrepreneurs ne booste pas plus le développement.

Si l’on vous demandait qui des deux pays, Etats-Unis ou Ouganda, a le taux d’activité entrepreneuriale le plus élevé ? Certainement que vous répondrez sans hésitation les Etats-Unis. Pourtant, selon l’indice du Global Entrepreneurship Monitoring (GEM), mesurant l’entrepreneuriat dans le monde entier, il y a plus d’entrepreneurs en Ouganda qu’aux Etats-Unis (28% en Ouganda contre 4% pour les US). Est-ce pour autant que l’Ouganda est plus développé que les Etats-Unis ? Bien évidemment que non. D’où l’importance de tenir compte de la qualité de l’entrepreneuriat, et ce pour plusieurs raisons.

L’entrepreneuriat de nécessité et l’entrepreneuriat d’opportunité

D’abord, regardons du côté de l’impact de l’entrepreneuriat sur la croissance. Si l’idée dominante est que l’entrepreneuriat impacte positivement la croissance, il n’en demeure pas moins que plusieurs études de terrain ont prouvé que cet impact diffère suivant le niveau de développement. Plus exactement, il a été établi que l’impact était plus fort et positif dans les pays avancés plutôt que dans les pays à faible revenu et sous-développés. Cela signifie-t-il pour autant que les pays pauvres doivent abandonner l’entrepreneuriat comme stratégie de croissance ? Bien sûr que non ! En réalité, ce que révèlent ces travaux de terrain est que l’impact de l’entrepreneuriat est à différencier suivant sa nature. En effet, il existe deux types d’entrepreneuriat : l’entrepreneuriat de nécessité et l’entrepreneuriat d’opportunité. Le premier signifie que des individus entreprennent faute d’opportunités d’emplois. Dans ce cas, l’entrepreneuriat relève plutôt de l’auto-emploi de survie. En revanche, l’entrepreneuriat d’opportunité découle d’une vraie conviction. Il est tourné vers la saisie d’une opportunité perçue par l’entrepreneur. Or, il se trouve que dans les pays pauvres c’est l’entrepreneuriat de nécessité qui prédomine, alors que les pays développés affichent un niveau d’entrepreneuriat d’opportunité plus conséquent. Source

Le Singapourien Olam envisage d’investir dans la pisciculture en Afrique

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(Agence Ecofin) – Olam International, le groupe singapourien actif dans le cacao, a annoncé qu’il prévoit de se lancer dans l’industrie piscicole sur le continent africain.

D’après Shekhar Anantharaman, directeur des opérations de l’entreprise, une étude de faisabilité est actuellement en cours du côté du Nigeria, le pays le peuplé du continent qui consacre annuellement environ 1 milliard $ dans les importations de poissons.

Selon Bloomberg, cette nouvelle aventure de Olam pourrait se faire avec Mitsubishi Corporation, une entreprise japonaise de négoce qui possède des intérêts dans divers secteurs comme la finance, la banque et l’industrie alimentaire.

« Nous croyons qu’il y a une opportunité dans la pisciculture en Afrique. Aujourd’hui, une grande quantité de poissons est importée. Nous pensons qu’il y a un potentiel pour la faire croître et la rendre de loin disponible à un faible prix pour la population globale.», indique M. Anantharaman.

Cette stratégie devrait permettre à Olam de tirer profit des belles perspectives offertes par le développement économique du continent africain.

En effet, l’augmentation de revenu par habitat et l’essor consécutif de la classe moyenne en Afrique subsaharienne (ASS), devraient entrainer un changement des habitudes de consommation beaucoup plus porté vers les protéines.

En outre, d’après l’OCDE, la contribution du poisson à l’apport de protéines mondiales de la région est au-dessus de la moyenne mondiale (20% contre 17%), et les importations de la denrée devraient bondir de 32 % d’ici 2025, par rapport à la période 2013-2015.

Pour rappel, la consommation moyenne de poissons par habitant en Afrique subsaharienne avoisine 8-9 kg contre 19-20 kg pour la moyenne mondiale.

Source

Ali Haddad : « L’Algérie est prête à mobiliser toutes ses forces vives »

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ENTRETIEN. Alors que l’Algérie est à un tournant important, tant économique que politique, le patron du Forum des chefs d’entreprise livre son analyse de la situation présente, mais aussi à venir.
PROPOS RECUEILLIS PAR 

Environnement économique, état d’esprit des hommes d’affaires et des investisseurs, réformes structurelles nécessaires pour mieux adapter l’économie algérienne, changement de statut de l’organisation patronale qu’il préside, initiatives en direction des jeunes, appréciation des éléments de risque social, politique et économique, analyse de la règle 49/51, impact attendu du Conseil d’affaires algéro-français, regard porté sur les marchés africains, approche de la responsabilité sociétale des entreprises, ambition africaine de ETRHB, enfin, sa foi dans l’avenir de l’Algérie, Ali Haddad a balayé un large spectre de l’écosystème de l’Algérie en se confiant au Point Afrique. De quoi se faire une idée de l’état de la prise de conscience des défis à relever dans une Algérie au milieu du gué.

Le Point Afrique : Comment se porte l’Algérie ?

Ali Haddad : Nous sommes un pays stable avec des perspectives économiques positives malgré la baisse des revenus issus des hydrocarbures. En début d’année, la Banque mondiale a relevé sensiblement ses prévisions de croissance du PIB de l’Algérie à 3,6 % pour 2018. Dans son dernier rapport, la Banque africaine de développement abonde dans le même sens et prévoit une croissance du PIB algérien à 3,5 % en 2018 et 3,8 % en 2019.

L’Algérie est dans une période charnière où son modèle économique est en pleine mutation avec une émergence sans précédent du secteur privé. Le FCE se réjouit de la baisse des prix du baril, car elle accélère les reformes en cours et dope le secteur privé.

Quelle appréciation portez-vous sur les indicateurs à même d’inciter les investisseurs étrangers à s’installer en Algérie ?

Le climat des affaires est en constante amélioration notamment grâce au dialogue public-privé que nous avons instauré avec l’État au plus haut niveau, ce qui nous permet de soumettre nos propositions et d’identifier, ensemble, les contraintes qui bloquent les projets d’investissement et freinent l’entrepreneuriat. Le FCE a préconisé une réforme fondamentale, celle de la gouvernance de l’administration, et nous appelons l’application de la loi, à commencer par celle de la Constitution, qui, dans son article 43, consacre la liberté d’entreprendre et de commercer.

L’Algérie est la quatrième économie du continent africain avec des gisements d’opportunités importants qui ne sont pas encore exploités. L’immensité du pays et la taille de sa population (40millions) en font par exemple un des plus gros marchés méditerranéens pour le développement des technologies de l’information et de la communication. On le sait peu, mais l’Algérie est l’un des rares pays en Afrique à disposer de plusieurs milliers de kilomètres de fibre optique. Par exemple, la route transsaharienne qui relie Alger à Tamanrasset sur 3 000 km sera totalement équipée en fibre optique. LIRE LA SUITE

Lomé in Motion – Togo

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Le Togo, en forme longue la République togolaise, est un pays d’Afrique de l’Ouest dont la population est estimée en 2012 à environ 7 millions d’habitants pour une densité de 95 hab/km². Le Togo est l’un
Le Togo, en forme longue la République togolaise, est un pays d’Afrique de l’Ouest dont la population est estimée en 2012 à environ 7 millions d’habitants pour une densité de 95 hab/km².

Le Togo est l’un des plus petits États africains avec 56 785 km2, s’étirant sur environ 700 km du nord au sud avec une largeur n’excédant pas 100 km, limité au nord par le Burkina Faso, au sud par le golfe de Guinée, à l’est par le Bénin et à l’ouest par le Ghana. Cette faible superficie n’empêche pas le Togo d’être reconnu pour la grande diversité de ses paysages (une côte de sable fin bordée de cocotiers au sud, des collines, des vallées verdoyantes et des petites montagnes dans le centre du pays, des plaines arides et de grandes savanes plantées de baobabs au nord).

Comme sur ses vidéos de time-lapse Mayeul Akpovi nous fait visiter Lomé la capitale du TOGO… Source

Une journée à Limbé

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Limbé est une ville du littoral camerounais, située à 70km de Douala, la capitale économique du Cameroun. Le trajet en voiture dure environ 1h30. Limbé se trouve également sur le flanc sud du Mt Cameroun(4100m d’altitude), soit à 33 km de la ville anglophone de Buéa (lire « Boya » ). Limbé est l’une des […]

Limbé est une ville du littoral camerounais, située à 70km de Douala, la capitale économique du Cameroun. Le trajet en voiture dure environ 1h30. Limbé se trouve également sur le flanc sud du Mt Cameroun(4100m d’altitude), soit à 33 km de la ville anglophone de Buéa (lire « Boya » ). Limbé est l’une des stations balnéaires les plus prisées du pays. C’est une ville idéalement située pour visiter un max en très peu de temps.

Avant de faire le voyage, assurez vous du temps qu’il y fera car c’est une ville assez pluvieuse. De mon dernier voyage à Limbé, je garde d’excellents souvenirs mais je retiens également qu’il a plu toute la journée NON STOP. Je n’ai donc pas pu profiter de la mer :-/ La saison des pluies commence en Mai et se termine en Septembre par là. Le temps est plus sec et tempéré de Novembre à Février.

Au départ de Douala, le voyage commence par la sortie très embouteillée de la ville. Le raffut environnant ne laisse en rien présager de ce qui vous attend. Enfin, la traversée du quartier de Bonabéri vous annonce le début de l’aventure. C’est parti!

Le paysage vous offre de vastes étendues vertes le long de la route: des palmeraies. Dans cette région, l’on trouve une boisson particulièrement très appréciée des camerounais : il s’agit du vin de palme, encore appelé « Matango ». Le vin de palme est une boisson alcoolisée sucrée de couleur mi-blanche mi-transparente, obtenue par fermentation naturelle de sève de palmier. Au fil des heures, il fermente, et devient pétillant et fort.
A l’arrivée au péage, l’on se trouve envahis de commerçants ambulants qui cherchent à écouler leurs marchandises: pain de mie à base de patate douce, arachides grillés, etc.. C’est le moment d’en profiter pour s’acheter une bouteille de « palm wine », vendu par bouteille de 1,5L ou bidon de 5L. Il faut savoir que Limbé se trouve dans la zone anglophone du Cameroun; la population parle donc majoritairement anglais, plus précisément pidgin (dialecte camerounais dérivé de l’anglais). Surtout, veuillez à ne pas fermer complètement la bouteille et à éviter au maximum de la secouer car lorsqu’on le secoue, le matango produit du gaz, ce qui risque de faire exploser la bouteille si elle se trouve sous pression.

Sur le trajet, l’on peut admirer aussi de vastes champs d’hévéas. Ce sont de grands arbres servant à la production de caoutchouc. Ils sont « saignés » afin d’en récolter la sève, liquide de couleur blanche qui, au contact de l’air, se solidifie et devient une matière élastique et légèrement collante.

Encore quelques minutes et vous voici à Limbé ! La ville possède de nombreux atouts: un grand jardin botanique, des plages de sable fin noir (dû à la proximité du Mt Cameroun), un quartier de restaurants dédiés à la préparation de la spécialité locale: le poisson braisé. Il y’a tellement à voir, par où commencer?

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Karim Sy : « Les jeunes sont décomplexés et internet n’a pas de frontières »

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Innovation, nouvelles technologies, liens entre la France et l’Afrique… Le créateur cosmopolite de Jokkolabs, Karim Sy nouvellement nommé au sein du Conseil présidentiel pour l’Afrique, se livre sans détour à Jeune Afrique.

En 2010, à Dakar, un mois avant Ihub au Kenya, Karim Sy a fondé Jokkolabs, premier espace de coworking consacré aux start-up en Afrique francophone. Aujourd’hui, ce réseau couvre neuf pays, dont la France, et l’enfant de Bamako est devenu une référence sur le continent dans le domaine de l’innovation. Son profil multiculturel – il a grandi au Mali, a étudié en France et au Canada et vit au Sénégal – et sa foi en une communauté de destin entre l’Europe et l’Afrique l’ont propulsé début septembre au sein du Conseil présidentiel pour l’Afrique créé par le chef de l’État français. Il n’en garde pas moins sa liberté de ton, appelant les entreprises hexagonales à être davantage à l’écoute des Africains pour nouer une relation pérenne

Jeune Afrique : L’économie numérique, en Afrique, se limite-t-elle aux télécoms ? 

Karim Sy : Non. En Afrique comme partout dans le monde, toute l’économie est boostée par le numérique. Une transition s’opère, y compris dans les secteurs de l’économie traditionnelle comme l’agriculture ou l’industrie. À cela s’ajoute le développement de nouveaux usages qu’on désigne sous le terme d’ubérisation, c’est‑à-dire le développement d’affaires en réseau où le service n’est plus distribué de manière centralisée. Le numérique bouleverse les rapports sociaux, l’accès à la culture et la gouvernance. Bien sûr, le continent ne revêt pas une seule réalité. Les maturités sont différentes selon les pays. On parle actuellement beaucoup du Kenya concernant la gestion des fichiers électoraux. Je connais bien la question pour l’avoir traitée au Sénégal [en qualité de coordinateur de la commission pour l’audit du fichier électoral]. En 2000, le président Abdou Diouf [battu par Abdoulaye Wade] a été le premier à ouvrir la porte pour nous laisser intervenir. Depuis, beaucoup d’autres nouveautés ont prouvé que le continent était capable d’innovations, à commencer par M-Pesa, la plateforme de services financiers lancée par Safaricom en 2007, qui au Kenya fait transiter près de la moitié du PIB du pays. Lire la suite

Port de Banana : Le Sultan Ahmed Bin Sulayem heureux d’avoir signé avec le gouvernement congolais

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Sultan Ahmed Bin Sulayem, président-directeur général de DP World, est content d’avoir signé le contrat permettant à son entreprise de construire le port en eau profonde de Banana.

«Nous sommes ravis d’étendre notre empreinte africaine avec un investissement majeur en République démocratique du Congo, qui est le troisième pays le plus peuplé d’Afrique, mais qui n’a pas de profondeur directe à la mer. L’investissement dans ce port en eau profonde aura un impact majeur sur le commerce du pays, avec des économies de temps et de coûts significatives, attirant plus d’appels directs de grands navires en provenance de l’Asie et de l’Europe, et finalement agir comme un catalyseur pour la croissance du pays et de l’économie de la région », a-t-il dit dans un communiqué publié ce dimanche 25 mars 2018.

Le contrat a été signé, vendredi 23 mars 2018, trois jours après l’adoption du projet par le Conseil des ministres. Le contrat dont le premier investissement estimé à 350 millions de dollars américains sur 24 mois permettra à cette société d’asseoir sa position en Afrique et dans le monde.

« DP World est devenu un acteur majeur en Afrique et le port de Banana contribuera à notre réseau mondial et à la croissance continue dans les marchés en développement. Nous sommes convaincus que cet investissement offrira des rendements attrayants aux actionnaires à long terme et nous sommes impatients d’apporter à la République démocratique du Congo les meilleures pratiques en matière de productivité, de sécurité, de sûreté et d’environnement de DP World dans le développement et l’exploitation des terminaux à conteneurs », a-t-il ajouté.

Pour le vice-Premier ministre et ministre des Transports et des Voies de communication, José Makila Sumanda, qui a représenté la partie congolaise, la RDC est obligée de rationaliser la petite portion qui la connecte avec le monde à travers l’océan Atlantique.

« Sur les 37 km de littoral, la RDC n’a qu’un petit contact avec l’océan Atlantique dans les eaux profondes de l’embouchure du Fleuve Congo. Cette petite ouverture est faiblement exploitée car, pour ses transactions internationales, le pays est obligé d’utiliser deux ports intérieurs, situés à Matadi et Boma, qui ne sont pas en eaux profondes et dont la faible calaison oblige tous les navires de haute mer à transiter aux ports des pays voisins, notamment ceux de Pointe-Noire et Walvis Bay. Ce qui pose un réel problème de compétitivité de notre commerce extérieur », a-t-il indiqué.

Dans ce projet, l’Etat congolais aura 30% de participation non-diluable au capital social et DP WORLD aura 70 %. Les postes du président du conseil d’administration (PCA) et du directeur général (DG) seront assurés par les Congolais et la construction se déroulera en 4 phases pour atteindre au final 1600 mètres avec une capacité de plus de 2 millions de containers 20 pieds par an. En plus, une zone économique spéciale sera érigée non loin du port.

DP World est le troisième exploitant portuaire mondial. Il est une filiale de Dubai World, société de participation appartenant au gouvernement de Dubaï. Il est coté au Nasdaq Dubai.

Ce dossier a été traité dans un climat de suspicion et d’allégations de corruption.

« Le contrat que s’apprêterait à signer le gouvernement de la RDC et DPW pour la construction et l’exploitation du port de Banana est supposé créer une structure de sociétés permettant l’enrichissement personnel de personnes politiquement exposées, dont le président congolais Kabila. L’ensemble des négociations serait également entaché de faits de corruption autour d’un projet qui doit s’élever à plus d’un milliard de dollars US », note la plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique (PPLAAF)  qui publie une série de documents à ce sujet.

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En matière d’entrepreneuriat, nous sommes encore loin du compte

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Ancien responsable de projets du Fonds des investisseurs et entrepreneurs africains (Fonds IEA), actuellement associé-gérant de NGBI Group, un cabinet spécialisé dans l’ingénierie de projet, l’ingénierie financière, la stratégie, l’organisation et les conseils, ce publiciste et administrateur de projet certifié PMD Pro, décortique pour La Tribune Afrique les difficultés de l’entrepreneuriat en Afrique en général et au Togo en particulier.

LTA : L’entrepreneuriat aujourd’hui en Afrique apparaît de plus en plus comme la solution pour la jeunesse. Et au Togo, les autorités en sont aussi convaincues. Quel jugement portez-vous sur les diverses initiatives gouvernementales pour encourager l’entrepreneuriat?

Didier Okpodjou : Ces dernières années sur tout le continent on peut remarquer que les dirigeants ont  commencé à s’intéresser à l’entrepreunariat vu le nombre de jeunes chômeurs qui devenait de plus en plus inquiétant pour les politiques. J’avoue que c’est une apparence que l’entrepreneuriat soit la solution à la problématique de l’emploi des jeunes en Afrique. Il s’agit en réalité, selon la forme que cela prend, pour les gouvernants, de se débarrasser ou encore de se déresponsabiliser face à leurs obligations à l’égard de la jeunesse.
Au Togo je félicite pourtant les initiatives gouvernementales parce qu’elles permettent de réaliser des objectifs quantitatifs des projets. Mais l’objectif réel, qualitatif, est loin d’être atteint à l’analyse de la bande entrepreneuriale au Togo. Ces programmes et projets gouvernementaux ne génèrent que des créateurs d’entreprises et non des entrepreneurs. En effet, l’objectif de la promotion de l’entrepreneuriat dans un pays n’est pas seulement la création de l’emploi, mais également le concours de ces entreprises au renforcement de l’économie nationale à travers le payement de leurs redevances fiscales. Alors que lorsque vous analysez le cas togolais vous conviendriez avec moi, que nous faisons face à une grande quantité de jeunes entreprises, avec un taux de mortalité extrêmement élevé, une capacité managériale très faible et sans aucun concours réelle à l’économie nationale. Source

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