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avril 2018

Promouvoir les stages et les alternances est essentiel pour améliorer l’employabilité des jeunes en Afrique

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Etienne B. Yehoue et Zena Traoré, respectivement professeur à l’Institut Universitaire MathFinEco du Bénin et directrice du Cifed au Mali, plaident en faveur des stages et de l’alternance pour un rapprochement entre le monde de l’entreprise et celui de l’enseignement supérieur.

L’Afrique est considérée selon les indicateurs démographiques comme le continent le plus jeune du monde. La formation de sa jeunesse et son développement économique deviennent plus que jamais impérieux. L’offre éducative sur le continent doit donc se développer afin de satisfaire la demande en hausse d’études supérieures. Outre ce souci démographique, les étudiants africains rencontrent un autre problème : celui de l’insertion professionnelle. En effet les cursus actuellement proposés ne garantissent pas toujours à l’étudiant de pouvoir trouver un emploi et ce malgré la qualité des écoles.

Décalage

L’une des raisons est qu’il existe un décalage entre les besoins des entreprises et les enseignements dispensés par les écoles supérieures, qui ne formeraient pas suffisamment les étudiants au monde du travail. Pourtant, on observe de nombreuses initiatives en faveurs de ce rapprochement, comme le développement des stages et cursus en alternance des formations de plus en plus innovantes. Mais ces formules rencontrent peu d’écho auprès des entreprises. Pour pallier cela, les moyens d’une collaboration écoles-entreprises doivent être mis en place.

Les écoles commencent à promouvoir la formule des stages et des alternances, mais cela reste encore très peu démocratisé.

Promouvoir les stages et l’alternance

Aujourd’hui, la majorité des formations sont délivrées en cursus classique de trois à cinq années d’études avant l’obtention du diplôme. Les écoles, conscientes des difficultés qui subsistent lors de l’entrée sur le marché de l’emploi, commencent à promouvoir la formule des stages et des alternances, mais cela reste encore très peu démocratisé. Le Centre international de formation en énergies et développement durable (Cifed) au Mali consacre par exemple au stage et à l’alternance une place de choix dans ces cursus de formation de niveau Licence professionnelle, ainsi que dans ses formations courtes destinées à des professionnels souhaitant une montée en compétences sur un métier donné.

Orientées insertion et réinsertion professionnelle, Cifed rencontre pourtant des difficultés à offrir des projets, stages et alternance à ses étudiants. Ces blocages sont rencontrés par de nombreuses écoles et pour cause, les entreprises sont peu enclines à proposer ce type de contrat, ne voyant pas leur avantage à rémunérer et former un stagiaire ou un alternant qui n’est là que pour une courte durée, sans garantie qu’il reste au terme de sa période étudiante en entreprise. De plus, le concept d’alternance étant sous-représenté, il n’a pas encore la reconnaissance nécessaire de qualité pour les entreprises qui de ce fait y accordent que peu d’importance.

>> LIRE AUSSI : Tribune : comment le numérique se met au service de l’éducation en Afrique

Définir un cadre

En conséquence, la plupart des stages proposés ne sont pas rémunérés et les stagiaires ne sont pas bien encadrés. De leur côté la plupart des étudiants sont convaincus que le seul moyen d’obtenir un emploi est de connaître les bonnes personnes et voient avant tout dans les stages un moyen de ne pas rester oisif. Ce manque de confiance général entre les acteurs pourrait s’améliorer si la réalisation de stages et d’alternance disposait, par exemple, d’un cadre institutionnel. Ce cadre pourrait être à l’origine de mesures incitatives : impact sur la fiscalité des entreprises, ou encore en délivrant des primes à l’apprentissage ce qui soulagerait les entreprises et favoriserait le rapprochement avec les écoles.

La plupart des étudiants sont convaincus que le seul moyen d’obtenir un emploi est de connaître les bonnes personnes

Participation des entreprises aux programmes

Outre les stages et alternance, d’autres formes de collaboration entreprise-écoles sont en train de se développer. Ces actions, portées par de nombreuses instances (internationales, locales…) tentent de répondre à cette inadéquation offre éducative et besoins des entreprises. En ce sens des initiatives sont mises en place pour impliquer les entreprises en amont dans le montage des formations, à coconstruire les programmes éducatifs avec la participation des entreprises ou encore en organisant des interventions de professionnels dans les cours.

Des initiatives existent

Pour pallier à cette situation de nombreuses initiatives sont mises en place. Le Programme RH excellence Afrique (REA) par exemple, est né d’une idée conjointe du Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN) et de la Fondation Africa-France pour une croissance partagée. Le programme à la volonté de renforcer le dialogue entre les deux entités en s’attachant à ce que l’offre de formation en Afrique corresponde aux besoins de l’économie réelle pour améliorer l’employabilité. Pour y parvenir le programme fonctionne en pilotage local avec un référent dans le secteur de l’entreprise et un autre dans le secteur éducatif, conversant directement entre eux favorisant ainsi une passerelle entre les deux entités. De même, on constate que les parcours de formations sont de plus en plus innovants avec des cursus orientés « métiers d’avenir » comme le propose l’Institut MathFinEco avec ses programmes inspirés d’expériences pratiques qui, grâce au numérique, travaille via des webconférences en lien direct avec les entreprises.

Cependant, malgré ces initiatives, les universités et écoles à la pointe de la formation et de l’innovation ne parviennent pas à passer outre cette absence de dialogue. Et pourtant les opportunités sont pléthore. Il existe de nombreuses formes de partenariats entreprise-école. Elles peuvent s’allier afin de penser les programmes de formation en co-construction en fonction des besoins locaux, travailler ensemble pour participer à l’innovation au sein des entreprises grâce aux nouvelles technologies disponibles et utilisées par les écoles avec notamment les classes virtuelles et les webinars. Par cela la communication est facilitée entre les deux acteurs. Elles peuvent aussi faire avancer la R&D universitaire et industrielle grâce à la mise à disposition d’équipements comme les laboratoires ; ce dont toutes les entreprises ne bénéficient pas.

Des avantages des deux côtés

Chaque acteur a quelque chose à gagner de ce partenariat puisqu’il s’agit, en fin de compte, de répondre aux mêmes problématiques : insertion professionnelle d’un côté et personnels qualifiés de l’autre ; proposer de nouveaux cursus aux étudiants d’un côté et améliorer la performance de son entreprise avec des cadres formés capable d’être porteurs de projets d’envergures de l’autre.

Il appartient donc d’une part aux écoles de mettre en place des formations plus adaptées aux besoins des employeurs, et d’élever leur niveau de formation en particulier dans les domaines de pointe (informatique, automatique, ingénierie, etc.). Il appartient d’autre part aux entreprises de plus s’engager officiellement dans les parcours de formation et de mieux s’ouvrir aux stages et alternances à valeur ajoutée pour l’étudiant.

 

Conscients des enjeux de la formation supérieure en Afrique, l’Institut Universitaire MathFinEco (IUM) au Bénin et le Centre International de Formation en Energies et Développement Durable (CIFED) au Mali engagent des réflexions visant à contribuer à la relève des défis de formation sur le continent dans des secteurs clés de l’économie tels que le numérique, les énergies renouvelables, l’ingénierie financière et l’entrepreneuriat. Ces réflexions sont menées de manière collégiale avec plusieurs grands acteurs de la formation en France et à l’international.

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Etienne B. Yehoue est titulaire d’un Ph.D. de l’Université de Harvard. Il est professeur à l’Institut Universitaire MathFinEco et expert au Fonds Monétaire International.

Zena Traoré est directrice du Centre international de formation en énergie et développement durable (Cifed) de Bamako.

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Mode : un créateur sud-africain accuse Zara de plagiat

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Laduma Ngxokolo compte poursuivre l’enseigne espagnole qui a reproduit des motifs colorés xhosas – qu’il considère comme sa signature – sur des paires de chaussettes pour hommes.

Le Sud-Africain Laduma Ngxokolo est bien connu du monde de la mode pour sa marque de tricot « MaXhosa by Laduma », lancée en 2010. Le mardi 24 avril, le styliste et designer a publié sur sa page Facebook un message dénonçant l’enseigne espagnole Zara. La chaîne de magasins a en effet débuté la commercialisation de chaussettes pour hommes dont les motifs ne sont pas sans faire penser aux pièces du créateur sud-africain.

De Beyoncé au MoMA

La marque MaXhosa by Laduma reproduit des motifs xhosas sur des pièces en mohair, laine mérinos et tissus typiquement sud-africains. Étoles, pulls, gilets, robes, écharpes ou encore châles (dont l’un a reçu le prix du plus bel objet sud-africain au Design Indaba Festival, en 2015), séduisent la fashion sphère mais aussi des stars du showbizz, de Beyoncé à Alicia Keys.

Lors de l’avant-première du film Black Panther à Hollywood, l’acteur sud-africain John Kani et son fils arboraient des pièces signées MaXhosa. Sans compter que le travail du créateur a également été exposé au Musée d’Art Moderne de New-York (MoMA) en octobre 2017.

« Par le passé, j’ai dû me lancer dans quelques procès pour contrefaçon et violation du droit d’auteur et j’ai remporté la majorité de ces affaires, mais Zara s’est engagé dans une voie des plus extrêmes. Mes avocats s’en occupent, comprenant bien que c’est le modèle commercial de Zara », peut-on lire sur Instagram et Facebook.

« Quand bien même, nous exercerons notre droit à déposer plainte au regard de l’article 98 de la loi sud-africaine sur le droit d’auteur. Quelque que soit l’issue de cette affaire, ma famille et moi allons rendre tous les vêtements que nous avons acheté chez Zara. P.S. : ils ont commencé à retirer les chaussettes de leur site de vente mondial, du magasin de Sandton, etc. Gauteng, Johannesburg. »

Le designer aurait été alerté par plusieurs clients sud-africains qui ont envoyé au créateur des preuves du plagiat. Laduma Ngxokolo a depuis publié un communiqué de presse sur le site de sa marque, dans lequel il réaffirme s’être entouré des avocats Shane Moore et Muhammad Patel. Les deux ont adressé une lettre à Inditex, maison mère de Zara, qui, pour le moment, n’a pas donné suite. « Nous tenons à porter cette affaire en justice et attendons la réponse de l’entreprise », conclut le communiqué.

Retrait de la vente

La société Inditex affirme à Jeune Afrique avoir le plus grand respect pour la création individuelle et prendre très au sérieux les questions de propriété intellectuelle. Zara s’est cependant souvent retrouvé empêtré dans des affaires similaires : du perfecto de la marque Acne aux vestes en jeans customisées de la créatrice américaine Tuesday Bassen, en passant par des escarpins signés Manolo Blahnik ou des pièces signées Isabelle Marant – entres autres designers plus ou moins connus.

« En guise d’action préventive, nous avons choisi de retirer ce produit de notre site internet mais aussi de tous les magasins qui le propose à la vente. Et cela, dès que nous avons été tenu au courant du problème. La société a déjà ouvert une enquête interne et prendra contact avec les représentants de MaXhosa afin de clarifier et résoudre la situation le plus rapidement possible » , conclut la société Inditex.

Ce phénomène de plagiat préoccupe largement l’industrie de la mode ces dernières années. Les marques de fast fashion (phénomène qui désigne la production et le renouvellement rapide de collections à des prix abordables, soit de la mode éphémère), dont Zara est l’un des leaders, n’ont de cesse de trouver l’inspiration chez les grandes griffes de prêt-à-porter voire de haute couture.

Sans oublier qu’avec les conditions de travail des employés en usines, l’insécurité des infrastructures (rappelons le drame du Rana Plaza en 2013 qui fit plus de 1 000 morts au Bangladesh) ou le manque de respect de l’environnement, la fast fashion est confrontée à diverses questions éthiques.

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SILAS ONOJA, 22 ANS ET PEINTRE AU NIGÉRIA

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Instagram nous permet de voyager, de nous évader avec les milliers de publications que nous y retrouvons chaque jour. J’adore y passer du temps pour découvrir de nouveaux artistes à travers le monde. C’est lors d’une de ces exploration que j’ai eu le plaisir de tomber sur le profil Instagram de Silas Onoja un jeune peinte basé dans la région d’Abuja au Nigéria.

Je suis tombée littéralement amoureuse de son travail et écrire un article sur ce jeune peintre inconnu du monde était une évidence, j’ai donc pris contact avec lui afin de réaliser une interview et il a accepté pour mon plus grand plaisir. Je vous laisse découvrir un premier échantillon de son travail afin de faire un premier pas dans son univers.

Je suis Silas Onoja, je suis né à Benue au Nigeria et j’ai  22 ans. Actuellement je suis un peintre basé au Nigeria, plus précisément à Abuja. J’ai commencé à dessiner depuis que je suis enfant, dessinant quelques personnages drôles de bande dessiné. Mon talent a grandi car j’ai continué à pratiquer et m’entraîner régulièrement. Actuellement j’ai un certificat de Diplôme national des beaux-arts de l’État de Benue Polytechnique, Ugbokolo, Benue au Nigeria. J’ai été inspiré par les peintures de grands artistes nigérians comme Oswald Uruakpa, Clément Nwafor, Espoir Desrey et plusieurs autres. Je suis plus intéressé par le réalisme, c’est pourquoi toutes mes peintures sont réalistes. Mon but est de devenir un grand artiste c’est pourquoi je travaille toujours et je crois qu’avec la volonté de Dieu toutes les choses sont possibles.

« Depuis combien de temps pratiques-tu la peinture ? »

J’ai commencé à peindre professionnellement en 2016 et j’adore ça !

« Quel message souhaites-tu faire passer à travers tes oeuvres ? »

Mes oeuvres transmettent généralement beaucoup de messages. J’essaye de mettre ces messages en avant via les titres de mes peintures. Je m’intéresse à ce qui arrive au quotidien dans la vie de tout le monde, j’essaye de me concentrer sur ce qui se passe dans mon environnement actuel. Mais le message de base je représente toujours dans mon travail est l’ESPOIR.

« Quelle est votre oeuvre favorite ?

Wow ! Vous me présentez un dilemme ! J’aime énormément plusieurs de mes peintures et c’est très difficile pour moi d’en choisir une. Mais puisque vous me le demandez, je choisis volontiers ma dernière oeuvre intitulée Beyond, j’aime beaucoup cette peinture parce qu’elle nous donne espoir en un avenir meilleur.

« Que penses-tu de la place de l’art africain dans le monde ? »

Je vois l’africain énormément se développer dans les temps à venir. En fait, plus de plus en plus d’Africains commencent à voir l’importance et la valeur de l’art et plus précisément de la peinture. Un plus grand nombre d’Africains se tournent vers la peinture et je crois fortement que l’art africain à de belles choses à offrir au monde.

« Selon vous, comment faire évoluer les mentalités africaines afin de leur apprendre à estimer l’art africain à sa juste valeur ?

Selon moi, pour développer la mentalité des africains face à l’art nous devons commencer par les plus jeunes. L’art devrait être plus représenté dans les écoles et les parents devraient toujours aider leurs enfants qui ont ce talent afin qu’ils s’améliorent encore plus.

Mes nombreuses discussions avec ce jeune peintre m’ont permis de découvrir cet univers plein de réalisme aux oeuvres fortes de sens et j’espère que vous apprécierez autant son travail que moi. Nous espérons également retrouver ses oeuvres uniques dans peu de temps sur Afrikrea.

 

Le financement participatif, une piste peu explorée par les entreprises africaines

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Même si la place de l’Afrique est encore marginale dans le crowdfunding, les besoins existent et les possibilités vont grandir avec l’arrimage de plus en plus d’Africains à l’internet. Pour sûr, l’Afrique connaît déjà ce mode de financement populaire. Très proche du système des tontines, il trouve un ancrage quasi-naturel sur le continent, où la solidarité et les liens sociaux financent des projets.

Une réponse aux difficultés d’accès aux financements

Le crowdfunding met en relation, d’un côté, des porteurs de projets cherchant un financement et, de l’autre, une foule d’investisseurs disposés à apporter des fonds pour leur réalisation, avec la particularité que tout ce monde est mis en lien grâce à l’Internet. Pour les entrepreneurs africains, c’est une réponse intéressante aux difficultés d’accès aux sources classiques de financement en capital et en investissement. Ce phénomène est en nette croissance en Afrique et une loi vient d’ailleurs d’être adoptée au Maroc pour en réglementer le dispositif.

En Afrique du Sud, Wealth Migrate, une plateforme immobilière locale, a lancé le projet le mieux financé en 2015, et levé 12 700 000 $US pour l’acquisition de 4 bâtiments médicaux. RainFin, une plateforme de prêt d’égal à égal basée dans le même pays, a lancé des milliers de projets pour fournir des prêts allant jusqu’à 61 000 $US aux petites entreprises et aux particuliers, rappelle le rapport Afrikstart Crowdfunding in Africa, publié en 2016. Autre exemple, en Afrique centrale cette fois, « Guanxi Investment », la première plateforme de financement participatif de la sous-zone, a vu le jour en 2017.

Tout cela démontre un intérêt croissant, mais le chemin est encore long car « L’Afrique compte 57 plateformes, moins de 2% du total mondial, capitalisant à peine 0,1% des fonds mobilisés au niveau global à travers les plateformes de financement participatif », observe Jean Claude Njomkap de Eco2Africa et contributeur à Mediaterre.

Les États-Unis sont en effet le leader des financements participatifs avec plus de 60 % des sommes levées au niveau mondial, puis vient l’Europe avec 35 % des fonds. Les 5 % restants sont investis dans le reste du monde dont en Afrique. Quelques obstacles limitent l’expansion de ce mode de financement en Afrique, parmi lesquels la pénétration de l’internet. Le continent compte près de 281 millions d’internautes pour un taux d’accès moyen d’à peine 23%. Mais, c’est le continent de l’avenir au regard des espaces qui restent à conquérir.

Un avenir prometteur

Les besoins de financement participatif sont énormes sur le continent africain et nourrissent l’optimisme de ceux qui pensent que l’histoire de ce mode de financement va s’écrire en Afrique. Par exemple, on estime que le marché alimentaire africain constitue une opportunité de financement de l’ordre de 313 milliards $US. En 2030, ce besoin sera de l’ordre d’1 milliard $US d’ici 2030. Or, dans bon nombre de pays africains, les prêts bancaires pour l’agriculture représentent moins de 4% de l’intégralité des prêts bancaires.

L’espoir de mobiliser d’aussi importants fonds vient indubitablement du co-financement collaboratif, après le succès relatif des partenariats public-privé, de crédit-bail, des subventions étatiques ou encore des Bourses de valeurs mobilières. Actuellement sur le site web de Fadev, figure un appel de fonds au bénéfice de Capco, une entreprise camerounaise qui fabrique et commercialise des produits d’hygiène et des cosmétiques à base de substances végétales naturelles. Constituée de huit employés, Capco recherche environ 14 000 euros pour se développer de façon responsable. À la mi-avril, elle avait déjà recueilli près de 10 000 euros. Fadev est une institution de financement innovant, orienté vers des projets à fort impact social et permettant la création de valeur ajoutée

Jusqu’ici, les projets écologiques ou de développement durable ont la cote sur la plupart des plateformes de financement collaboratif, notamment dans l’agriculture, les énergies renouvelables, le transport ou encore les TIC. William Elong, jeune start-uppeur camerounais, veut lever 1,5 million d’euros pour la conquête des marchés français et américain des drones… Il y a un an, il avait déjà réussi à le rassembler près de 231 000 $US pour la fabrication de ces objets volants utilitaires. Cette approche semble la voie de l’avenir, malgré les réserves d’Edoh Kossi Amenounvé, directeur de la Bourse régionale des valeurs mobilières d’Abidjan. « Pour moi, ça ne sera pas la révolution pour le financement de nos entreprises. Je pense que nous avons encore une marge d’amélioration au niveau des « instruments classiques » de financement : que ça soit la banque ou les marchés de capitaux pour apporter des solutions de financement à nos PME », pronostique-t-il. Manifestement, certains indicateurs semblent le contredire.

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L’entreprise singapourienne Olam prend le contrôle de Coton Tchad

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Après des mois de tractations en coulisses, la multinationale singapourienne Olam a conclu un accord avec le gouvernement tchadien pour acquérir 60% du tour de table de la Coton Tchad SN. Olam, déjà très active en Afrique, vole ainsi au secours de la société nationale qui fait face à d’énormes difficultés ces dernières années, avec comme ambition de développer cette filière de pointe pour l’économie tchadienne.

Après presque une année de négociations en coulisses, le deal a été finalement acté. La firme singapourienne Olam International et le gouvernement tchadien sont parvenus à un accord relatif à la privatisation partielle de Coton Tchad Société nouvelle (Coton Tchad SN) qui détient le monopole de la commercialisation de la graine de coton dans le pays et qui, jusque-là, était détenue à 100% par l’Etat.

Selon l’agence Ecofin, les deux parties auraient signé l’accord lundi dernier, même si officiellement aucune information n’a encore été confirmée par le gouvernement ou par la multinationale. La conclusion de cet accord n’est en tout cas pas une surprise et était même attendue depuis longtemps au regard notamment des négociations engagées entre les deux parties, mais aussi des difficultés que traverse l’entreprise publique depuis quelques années.

Ainsi, au terme de la transaction qui n’est qu’à son début, l’Etat tchadien cédera 60% de sa participation à Olam et réservera 5% aux producteurs nationaux à titre gratuit. C’est donc une privatisation partielle qui permettra toujours à l’Etat de garder un œil sur la gestion de Coton Tchad SN.

La conclusion de l’opération se traduira par la restructuration de la société, ainsi que la mise en œuvre d’un ambitieux programme de développement qui vise à rehausser la production de coton graine à 300 000 tonnes d’ici à 2023, contre 100 000 tonnes actuellement. Selon toujours les termes de l’accord qui ont filtré dans les médias, la firme internationale va se charger du financement des campagnes cotonnières, de la réhabilitation de l’usine de production d’huile de coton de Mondou, ainsi que des installations d’égrenage de la société.

Bouffée d’oxygène et expansion africaine

A travers cette opération, Coton Tchad ainsi que l’ensemble de la filière cotonnière du pays vont pouvoir enfin respirer et envisager l’avenir avec sérénité. Le coton est en effet le troisième produit d’exportation du pays qui compte près de 400 000 producteurs, alors que 3 millions de personnes dépendent directement des revenus tirés de cette filière.

Depuis quelques années, Coton Tchad fait face à des difficultés de trésorerie qui se sont aggravées avec la conjoncture économique que traverse le pays à la suite de la chute brutale des cours de pétrole entamée en 2014. En plus d’espérer un sauvetage de la filière, le régime d’Idriss Déby va ainsi engranger au passage de l’argent frais dont le trésor public a grandement besoin aujourd’hui.

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Tinariwen : du blues dans le désert

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Tinariwen publie ‘Elwan’, un nouvel album qui fait encore entrer le blues et le rock dans la musique traditionnelle touareg.

Dans ce nouvel album, Tinariwen fait toujours résonner les guitares électriques : un son qui est devenu leur signature musicale. Elwan est le huitième album de Tinariwen en 15 ans, autant dire que l’industrie du disque, ils connaissent. Alors on ne peut que saluer leur constance. Leur fidélité à la musique qui les a vus naître : du blues du désert électrifié, dont l’un des précurseurs fut le Malien Ali Farka-Touré. Mais aussi leur fidélitéà la langue des Touareg, le tamashek. Les producteurs de leurs albums ont beau changé : les Tinariwen ne lâchent rien et restent eux-mêmes.

Si leur premier disque est sorti il y a 15 ans, Tinariwen est une formation qui existe depuis 35 ans maintenant. Et depuis tout ce temps, c’est comme si ce mot, Tinariwen, n’était plus seulement le nom d’un groupe mais celui d’un courant musical à part entière, qui a ouvert la voie à d’autres formations…

Des fondateurs, il n’en reste qu’un : le guitariste Ibrahim Ag Alhabib. Depuis plusieurs disques, le groupe s’est donc ouvert à une nouvelle génération de musiciens devenus piliers. Eyadou à la basse, Saïd aux percussions. Si Tinariwen est un son de guitare, cet album rappelle que c’est aussi une cadence.

Chaque morceau commence avec peu d’instruments. Puis, le chant d’un homme seul ouvre la voie. Ensuite, un chœur lui emboîte le pas.

Depuis la parution de leur premier disque en 1992, les Tinariwen sont l’incarnation d’un romantisme révolutionnaire, d’une insoumission : celle du peuple touareg en lutte pour ses droits contre les autorités du Mali. Aujourd’hui, le territoire de ce peuple situé entre le Sud algérien et le nord du Mali est aux mains des djihadistes et des trafiquantsTinariwen est donc un groupe en exil.

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A quoi servent les PDG, cette bizarrerie française

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Quand on parle d’un chef d’entreprise en France, on le désigne généralement par l’acronyme P-DG. Or, le P-DG est une bizarrerie bien française.

Par Frédéric Fréry, professeur à ESCP Europe

Tout d’abord, il convient bien d’écrire P tiret DG et non PDG, car il s’agit de deux fonctions tout à fait différentes. Le P désigne le président du conseil d’administration, alors que le DG désigne le directeur général de l’entreprise. Le président oriente, le directeur général dirige. Parmi les attributions du Conseil d’administration – et donc singulièrement de son président – figurent notamment la nomination, l’évaluation et la rémunération du directeur général. Par conséquent, un P-DG est à la fois juge et partie : il se nomme, s’évalue et se rémunère lui-même.

Confusion des rôles

Pour bien des observateurs étrangers, cette confusion des rôles est typique de la centralisation des pouvoirs, qui de Louis XIV à Napoléon semble caractériser les dirigeants français. Dans de très nombreux pays, il est d’ailleurs interdit par la loi que le président soit aussi directeur général, ce qui permet d’éviter bien des conflits d’intérêts. Dans les pays de capitalisme rhénan, comme l’Allemagne, il existe même deux instances totalement séparées, le directoire et le conseil de surveillance, chacune présidée par un individu nécessairement différent.

Aux États-Unis, on distingue le président du conseil d’administration, c’est-à-dire le Chairman, et le directeur général de l’entreprise, c’est-à-dire le CEO, acronyme de Chief Executive Officer. Au passage, il ne faut pas traduire « CEO » par « P-DG » : le CEO est directeur général, mais pas président du conseil d’administration. Cela dit, dans la moitié des 500 plus grosses entreprises américaines, les rôles de chairman et CEO sont confondus, à l’image de ce que l’on peut observer par exemple chez Disney, Facebook ou Amazon. Cependant, sous la pression des actionnaires, qui craignent des dérives lorsque les pouvoirs sont trop concentrés, la tendance est la séparation de ces deux fonctions, comme chez Google, Ford ou Microsoft.

Séparation des pouvoirs fictive

En France, la structure dominante reste le conseil d’administration unique, sous la direction d’un président-directeur général unique. Avant 2001, c’était même la seule solution pour les sociétés anonymes. La structure en directoire et conseil de surveillance, également autorisée par la loi, a tout de même été choisie par un certain nombre de grandes entreprises telles que Michelin, PSA, Publicis ou Vallourec. D’autres, comme Axa, BNP Paribas, Engie, Sanofi, Société Générale ou Sodexo, ont séparé les fonctions de président et de directeur général.

On peut cependant observer que certaines, comme Danone, adoptent temporairement cette structure, le temps que l’ancien P-DG, devenu seulement président, prenne sa retraite. Son successeur, jusque-là directeur général, devient alors à son tour P-DG. Il en est de même lors de la fusion de deux entreprises : le P-DG de l’une devient président, le P-DG de l’autre DG, avant que l’un des deux ne prenne sa retraite, l’autre cumulant alors les deux fonctions.

Au total, si les dirigeants français, sous la pression des investisseurs et des comités d’éthique, semblent jouer le jeu de la séparation des pouvoirs, cela ne reste bien souvent qu’une façade. Le mythe de l’homme providentiel reste encore bien ancré dans notre psychologie nationale, dans les entreprises comme ailleurs.

Architecture : l’Afrique se distingue aux Global LafargeHolcim Awards

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Pour la première fois, trois projets menés par des femmes au Mexique, au Niger et aux États-Unis ont remporté les Global LafargeHolcim Awards 2018 pour la construction durable du cimentier franco-suisse LafargeHolcim, dont la fondation est l’initiatrice du concours. « Bien que ce point n’ait pas été pris en compte pendant l’examen des dossiers, le jury était ravi de constater la part importante et le succès des femmes dans les LafargeHolcim Awards », a précisé le président du jury, l’architecte chilien Alejandro Aravena, qui a confirmé la forte participation et le taux de réussite élevé des architectes professionnelles ou étudiantes dans ce concours.

Le prix d’argent a honoré le projet « Legacy Restored », un complexe à la fois religieux et laïc au Niger associant une nouvelle mosquée et un centre communautaire, tout en revisitant l’architecture traditionnelle. Les architectes Mariam Kamara et Yasaman Esmaili ont imaginé un espace citoyen ouvert aux habitants du village de Dandaji dans la région de Tahoua, favorisant ainsi l’éducation des femmes et leur présence au sein de la communauté. Ce projet qui met en lumière l’artisanat local, les techniques de construction traditionnelles et les matériaux produits sur place a grandement impressionné le jury comme l’indique Alejandro Aravena : « L’utilisation de l’architecture comme instrument pour rétablir la dignité des communautés rurales fragiles et dépeuplées par l’exode rural a été l’une des principales motivations qui ont présidé à l’attribution du prix d’argent au projet du Niger. »

Mariam Kamara, étoile montante de la nouvelle génération d’architectes africains

Mariam Kamara œuvre pour un renouveau architectural en Afrique, répondant aux besoins des populations grâce à des solutions adaptées aux techniques locales. « Le fait de copier l’architecture occidentale n’est pas raisonnable pour nos réalités et nos climats. La modernité ne doit pas être confondue avec l’occidentalisation », insiste-t-elle. Après avoir grandi au Niger, elle poursuit aux États-Unis ses études en informatique avant de réaliser son rêve : « J’ai succombé à la pression familiale qui me poussait à devenir ingénieure ou scientifique. Mais le cœur n’y était pas, alors j’ai tout arrêté et repris mes études pour obtenir un diplôme d’architecture », détaille Mariam Kamara, qui a fondé le bureau d’architecture Atelier Masōmī, « le début » en haoussa. Elle supervise ses projets africains depuis Rhode Island et enseigne l’urbanisme à l’université Brown mais avoue : « Mon âme est restée bloquée au Niger ! Toutes mes réflexions et tous mes efforts sont tournés vers les problèmes de notre région, mais aussi vers la valorisation de nos richesses. » Comme pour son projet Niamey 2000, des logements abordables construits avec des matériaux traditionnels, car « dans des pays en développement qui ont du mal à tenir économiquement, une architecture responsable est nécessaire : il est irresponsable de construire avec du métal ou du ciment qui emprisonnent la chaleur, alors que les températures atteignent souvent 45 degrés ». Le starchitecte anglo-ghanéen David Adjaye ne s’y est pas trompé en la choisissant dans le cadre du Programme Rolex de mentorat artistique 2018-2019. Ce dernier réunit de jeunes talents et de grands maîtres dans leur discipline respective pour une année de collaboration.

Une surprenante équipe sud-coréenne à la manœuvre au Ghana

Autre innovation, la dernière édition des Global LafargeHolcim Awards a récompensé également trois projets pour leur idée remarquable en leur attribuant les LafargeHolcim Awards Ideas. Ces prix ont été décernés ex æquo pour les projets « Refrigerating Jar » au Ghana, « Cooling Roof » en Californie et « Territorial Figure » en Argentine. Les architectes sud-coréens Wonjoon Han et Gahee Van du studio VHAN, ainsi que Sook Hee Yuk à l’origine de l’ONG Group for Women, anciennement Make Africa Better, ont conçu des tours dont l’esthétique évoque l’architecture traditionnelle à Nyngali, dans le district de Karaga au nord du Ghana. Les silos inventés sont dotés d’un système de refroidissement passif pour entreposer le beurre de karité qui améliore la viabilité économique. Avec son association, Sook Hee Yuk aide les communautés féminines défavorisées à produire du beurre de karité certifié bio de grande qualité : « à Nyngali, il n’y a que deux femmes sur les 700 qui ont terminé l’école secondaire. L’une les représente et l’autre est la seule à parler anglais, la langue officielle du Ghana. L’argent des noix de karité est une des rares sources de revenus pour ces femmes ». En effet, le taux de pauvreté des trois régions du nord est deux à trois fois plus élevé que la moyenne nationale. Comme le note Sook Hee Yuk : « Ces mères savent à quel point l’éducation est importante pour leurs enfants et ce pécule leur permet de payer les frais de scolarité et les soins médicaux. »

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Filière Anacarde, Vers La Création D’une Organisation Interprofessionnelle

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Les acteurs de la filière anacarde se sont réunis samedi à Yamoussoukro pour des travaux de mise en place d’une Organisation Interprofessionnelle,  à l’initiative de la Fédération nationale des producteurs d’anacarde de Côte d’Ivoire (FENAPACI).

Organiser la filière anacarde pour mieux faire face aux problèmes que rencontre la chaîne de valeurs, tel est le principal objectif qui a motivé les travaux de réflexion des producteurs, acheteurs, exportateurset transformateursde la noix de cajou, ce samedi 21 avril 2018 à l’Hôtel Président de Yamoussoukro. Le tout, sous la supervision du président de la chambre des huissiers de Côte d’Ivoire, Maître Cissé Yao.

Après la libation qui  consacrait cette conférence aux mannes des ancêtres pour la bonne marche l’Organisation Interprofessionnelle en gestation, producteurs, acheteurs, exportateurs ettransformateursse sont succédé au pupitre de la salle Cinéma pour un bref état des lieux de chaque corporation. Sans équivoque, ils ont chacun égrené les maux qui fragilisent la filière cajou.

Entre autres, la mévente des noix de cajou, le dysfonctionnement des coopératives et des unions, la fuite des produits vers les pays limitrophes, la qualité des noix de cajou, le manque de financement et la fluctuation du prix pratiqué (faible à la base). Tous, pour terminer leurs propos liminaires, ont de façon unanime crié l’urgente nécessité de la création d’une supra organisation entre acteurs de la filière anacarde : l’Interprofession  de cajou de Côte d’Ivoire (ICCI).La voix de Bamba Adama, Président de la FENAPACI, se voulant plus audible quant à la vision et la contextualisation de la démarche.

« Nous allons, non seulement dans le sens du développement de la filière, mais aussi protéger les intérêts des uns et des autres. Parce que nous avons plusieurs familles. L’intérêt du producteur est certes différent de celui de l’exportateur, mais si nous nous mettons ensemble, nous pouvons converger à un intérêt commun. Ainsi, on évitera de se marcher sur les pieds. La filière anacarde étant une chaîne de valeur, quand un maillon est faible, c’est toute la chaîne qui risque de se casser. Donc nous voulons aider l’État à sécuriser la filière pour que cette chaîne de valeurs soit bénéfique à tous », a déclaré le leader de ce projet de mise en place de l’Interprofession. Il s’est par ailleurs réjouit de l’adoption par acclamation des textes de la futur organisation par l’ensemble des collèges d’acteurs.

Même son de cloche du côté des exportateurs qui adhèrent pleinement à l’idée. En témoignent les mots de l’un des leurs. Koffi Yao Appiah, Directeur général de Zanzan Commodity Côte d’Ivoire, exportateur de noix de cajou, approuve « l’initiative de cette conférence pour réfléchir à une possibilité de mise en place de l’Association interprofessionnelle tant souhaitée par les acteurs de la filière anacarde ».

Cet ancien président de l’Association des exportateurs de cajou de Côte d’Ivoire (AECI) a tout comme ces prédécesseurs, déploré la fuite des produits vers les pays voisins tels que le Ghana et le Burkina Faso ; « un manque à gagner certain pour l’exportateur et pour l’économie ivoirienne ».

A lire : Anacarde, la campagne 2018 de commercialisation s’ouvre le 15 février en Côte d’Ivoire

Mais ce fléau (une concurrence déloyale)  vieux « d’une dizaine d’années » ne trouvera une solution définitive que par « une concertation générale de tous les acteurs. Le politique et les opérateurs. C’est l’une des raisons majeures qui motivent la mise sur pied d’une organisation interprofessionnelle ».Le prix d’achats des noix de cajou pratiqué en Côte d’Ivoire n’en est pas moins.

Fixé à un plancher obligatoire de 500 FCFA le kilogramme à l’ouverture de la campagne en février 2018 « pour la noix de cajou bien séchée et bien triée, ne comportant aucune matière étrangère », le prix du produit se négocie aujourd’hui à 350 FCFA, voire 300 FCFA à en croire à Bamba Adama. Une situation qui occasionne le maintien en magasin de plusieurs stocks de produits par les producteurs. Dégradant ainsi et davantage, la qualité déjà piètre des noix de cajou du fait du changement climatique.

Premier producteur mondial de noix de cajou, la Côte d’Ivoire entend conserver sa position avec une production de 750.000 tonnes en 2018 contre 711.236 tonnes en 2017. D’où l’appel du Président FENAPACI à l’État ivoirien pour la mise en place effective de l’Interprofession  de cajou de Côte d’Ivoire. Car pour lui, c’est dans une synergie d’actions entre l’Etat, le Conseil Coton-Anacarde et l’Interprofession que l’on pourra consolider les acquis des quatre premières années de la réforme de la filière anacarde. En mettant l’accent sur la qualité et sur la mise en œuvre des mesures incitatives permettant l’augmentation du taux de transformation locale de ce produit agricole.

Notons que la Côte d’Ivoire et la Banque mondiale ont signé  ce même samedi 21 avril 2018 à Washington, DC trois accords de prêt de 295 millions de dollars (environ 157, 530 milliards de FCFA. L’une de ces conventions est adressée au projet Promotion de la compétitivité de la chaîne des valeurs de l’anacarde (236, 11 millions USD) qui vise à améliorer la productivité et de la qualité, ainsi qu’à soutenir la transformation locale.

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SIAM 2018 : Danone entend créer une division Afrique

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Le PDG de « Centrale Danone », Didier Lamblin, a fait part, mardi à Meknès à l’occasion de la 13-ème édition du SIAM, de la décision du groupe de créer une division Afrique.

L’Afrique est un continent en devenir qui a une vraie raison d’être chez Danone, a souligné, M. Didier Lamblin dans une déclaration à la MAP, expliquant que c’est pour cette raison que le Groupe compte créer une division Afrique. « On a décidé de créer cette structure pour montrer toute l’importance de participer à la croissance de l’Afrique et d’accompagner les Africains », a indiqué M. Lamblin, en marge de la participation de Centrale Danone au SIAM 2018.

Danone est un groupe qui est relativement récent en Afrique, il a aujourd’hui un chiffre d’affaires d’à peu près 4 milliards d’euros en Afrique, dont Central Laitière représente 45%, a relevé le PDG, ajoutant que le groupe est présent dans le Continent avec les produits d’alimentation infantile qui sont exportés de l’Europe. M. Lamblin a en outre ajouté que « Centrale Danone » est présent cette année comme tous les ans au SIAM avec la marque « Centrale », qui fait partie des produits traditionnels du Groupe et qui est représentée par « Le Lait Frais ».

Chez « Centrale Danone », le lait est collecté tous les jours auprès de 120.000 producteurs dans 5 régions laitières du Maroc et est ensuite transformé au niveau des 4 usines du groupe, dans le souci d’être mis sur le marché dans les plus courts délais, a-t-il expliqué. Il a souligné à cet égard que l’amélioration de la compétitivité et de la productivité des producteurs et des éleveurs se trouve au centre des préoccupations du groupe « Centrale Danone ». « On essaye de mettre en avant nos producteurs et nos éleveurs qui sont notre raison d’être » a-t-il soutenu.

Pour sa part, le directeur Achat et Amont Laitier chez « Centrale Danone », Adil Benkirane, a affirmé que le groupe est une entreprise leader qui représente 50% de la production laitière au Maroc. « Centrale Danone » collecte du lait au niveau de toutes les régions du Maroc et fait bénéficier les agriculteurs, à travers cette activité économique, de plus de 1,2 milliard de dirhams par an. Pour ce qui est de la stratégie de « Centrale Danone », M. Benkirane a souligné que celle-ci a pour priorité de fournir aux consommateurs des aliments sains et de qualité répondant à des normes internationales. Plus de 95% de la production du groupe « Centrale Danone » a pour origine un lait purement marocain, a-t-il relevé.

Il a par ailleurs, mis l’accent sur le Plan Maroc Vert, expliquant qu’il a encadré la chaîne agricole dans son ensemble, en passant par la coopérative, à la société puis à l’épicier et enfin au consommateur. Il a permis de donner un cadre légal et une stimulation financière qui anime le secteur agricole, a-t-il ajouté.

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