Une génération d'entrepreneur

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mai 2018

Salon VivaTech : les start-up africaines prennent la mobilité en charge

dans A la une/Inspiration par

Nombre de start-ups africaines présentes au salon VivaTech se sont attaquées à la question du transport. Illustration.

L’Afrique à l’honneur. Sur les 45 000 mètres carrés qu’occupe le Salon Viva Tech à Paris, les start-up africaines s’y octroient une belle place, grâce à l’espace Afric@Tech qui leur est consacré. À côté des grands noms des nouvelles technologies, la centaine de jeunes pousses présentes n’a pas à rougir. Santé, énergie, finance, communication…, la multitude des secteurs qu’elles représentent est aussi diverse que les pays dans lesquels elles sont basées.

Et du Sénégal en Afrique du Sud, en passant par le Rwanda, une problématique a concentré les efforts de nombres de fondateurs de ces start-up, celle de la mobilité. La croissance accélérée de l’urbanisation de ces dernières décennies a engendré des difficultés de déplacements. Au cœur de ces grandes métropoles africaines, circuler relève parfois du parcours du combattant. Pour y remédier, et pour remédier à certains endroits au manque de réponses des collectivités locales, les entrepreneurs s’organisent. Et facilitent le quotidien de plusieurs milliers d’Africains.

Au Sénégal : Sunubus

« À Dakar, c’est le hasard qui choisit si vous avez un bus ou non. » Et qui engendre notamment des retards au travail, ou à l’université. Pour pallier ce problème, Dahaba Sako, 22 ans, et ses trois autres associés ont créé Sunubus. Le concept est simple, mais indispensable si l’on veut se déplacer en transports dans la capitale sénégalaise : grâce à une application, l’utilisateur peut connaître les horaires des bus, ainsi que leur localisation en temps réel. « L’objectif est de donner à tous ces informations, pour arrêter de perdre du temps sur les différents arrêts », explique-t-il.

Autre répercussion positive soulignée par le jeune homme, la décongestion automobile. « À cause des problèmes liés aux bus, les gens préfèrent prendre leur voiture, ce qui crée des embouteillages monstres dans la ville. Et augmente en plus la pollution. » Si Sunubus est présent à Vivatech, c’est que ses fondateurs espèrent remporter le premier prix du concours organisé par la RATP, une subvention de 25 000 euros. Des fonds bienvenus, et qui leur permettraient de développer l’application, lancée en janvier. Pour attirer plus d’utilisateurs – elle comptabilise déjà près de 2 400 téléchargements –, Sunubus mise sur l’esprit de partage des Dakarois. Partager sa position et ses informations concernant les horaires des bus permet de gagner des points, et d’obtenir des bons d’achat. Le but : créer une grande communauté Sunubus.

En Tunisie : Smart Taxi

Moderniser le système des taxis jaunes en Tunisie, tel a été l’objectif de Mondher Mlaouah lorsqu’il a fondé Smart Taxi, à Tunis. Cet ancien employé en charge de la maintenance électronique dans les taxis se lance il y a une dizaine d’années, et fabrique lui-même un nouveau compteur, détachable, et y fixe un traceur GPS. La géolocalisation va tout changer pour les propriétaires des véhicules de taxi. Ils peuvent désormais suivre les courses à distance, et donc mieux gérer leur planning. Et autre nouveauté du compteur créé par l’entrepreneur tunisien, le suivi des recettes.

« Recevoir en temps réel toutes ces informations a donné davantage de contrôle aux propriétaires sur leur activité, et donc régler des problèmes dont ils n’avaient pas mesuré les conséquences », explique-t-il. Il y a un an et demi, Smart Taxi développe son volet « réservation ». Un jumelage avec E-Taxi permet la création d’une nouvelle plateforme, où les clients peuvent réserver leur taxi en ligne, et suivre sa position sur une carte. Un processus qui rappelle celui de l’entreprise Uber. Quand on lui demande si l’installation de la firme américaine en Afrique l’effraie, Mondher Mlaouah rétorque immédiatement : « Uber ne pourra jamais pénétrer le marché tunisien. Les gens sont trop attachés aux taxis jaunes. » En attendant, Smart Taxi s’est également installé en Côte d’Ivoire, et compte bien développer son activité dans d’autres pays du continent.

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Comment le Rwanda est devenu le premier pays d’Afrique à se débarrasser du plastique

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Le pays aux mille collines a banni depuis quatorze ans les sacs en plastique mais aussi tous les emballages inutiles. Un pionnier.

Vus du ciel, de nombreux pays africains donnent l’impression que les sacs en plastique, ce fléau du continent, poussent aux arbres, tant ces filaments blancs accrochés au moindre buisson sont omniprésents dans le paysage. Rien de tel quand vous survolez le Rwanda. Et pour cause. Ici, la règle est claire : elle est assénée dans l’avion par la voix douce mais ferme de l’hôtesse, dès l’atterrissage à l’aéroport de Kigali :

« Mesdames et Messieurs, nous vous rappelons que les sachets en plastique non biodégradables ne sont plus autorisés au Rwanda. »  

Le voyageur qui débarque benoîtement avec son sac Duty Free n’a qu’à bien se tenir. Une policière lui ordonnera de s’en débarrasser sur le champ dans la poubelle de recyclage prévue à cet effet. Pas de sachets plastiques non plus dans les magasins, ni sur les marchés. Dans les petites échoppes comme dans les centres commerciaux, on emporte ses achats dans des sacs en papier brun. Il y aura toujours une vendeuse de poches en toiles postée à proximité de n’importe quel point de vente. Résultat : des rues, des bords de route, des villages étonnamment propres, même quand ils ne sont pas goudronnées.

Les contrevenants risquent la prison

Depuis 2004, le Rwanda a strictement interdit la production, l’importation comme l’utilisation de sacs en polyéthylène. Depuis, le régime de Kigali n’a pas dévié de cette ligne. Bien décidé à devenir le Singapour de l’Afrique, le pays aux mille collines a été l’un des premiers au monde à bannir cette monstruosité qui pollue les paysages, l’air, les rivières et les océans.

Et ça marche ! Seuls les sacs en plastique très épais, réutilisables durant plusieurs années, sont tolérés. Les douaniers traquent inlassablement les importations en contrebande de la RDC voisine. Des policiers font des descentes chez les petits commerçants pour sanctionner les récalcitrants, et les contrevenants risquent des amendes de plusieurs centaines de dollars, voire des fermetures pures et simples : les coupables doivent ensuite rédiger une lettre d’excuses publique s’ils veulent que leur entreprise soit rouverte. Quant aux contrevenants, ils risquent carrément jusqu’à six mois de prison ferme. Car Paul Kagame, l’homme fort de Kigali, n’est pas à proprement parler un plaisantin… Ce président ultra autoritaire qui a chassé le pouvoir génocidaire en 1994, ne s’embarrasse d’aucune forme de résistance.

Prévention

Mais en matière d’écologie, la répression ne suffit pas. Des campagnes de prévention sont également régulièrement menées dans les écoles, les entreprises, les médias. Dans les communautés, qui organisent des travaux communautaires de nettoyage, « l’umunga », la sensibilisation à la collecte des déchets, est constante. La loi des 3 R (Reduce-Reuse-Recycle) martelée à longueur de slogans, a fini par s’imposer. Et il n’y a pas que les sacs plastiques. Les entreprises sont elles aussi sommées de se débarrasser des emballages inutiles, formellement interdits sauf cas particulier, tels que les industries pharmaceutiques ou les hôpitaux.

Petit à petit, un cercle vertueux qui s’est mis en place. Des dizaines d’ateliers collectent et recyclent le plastique récupéré dans le pays, transformé en objets de la vie quotidienne, de l’agriculture, ou destiné à l’isolation des maisons. Quand il n’y a pas d’alternatives, l’entreprise qui continue à utiliser du plastique dans la construction ou l’agriculture, est obligée de demander un permis d’importation particulier, avec dépôt financier et accord avec une société privée de recyclage. De nouvelles pratiques sont entrées dans les mœurs… Et ça marche. Chapeau.

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LE CONGO INTÈGRE LE CERCLE DES PRODUCTEURS DE FER

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En lançant la production de son gisement de fer de Mayoko, le Congo fait désormais partie de la liste des pays africains producteurs de fer. Une valeur ajoutée à une économie qui paie le prix à l’effondrement des cours du pétrole.

Une locomotive tractant 20 wagons contenant 40 tonnes chacun de minerai de fer. C’est du moins ce que de nombreux habitants de Pointe-Noire ont vu ce vendredi lorsqu’ils se sont retournés pour voir le type de train qui traversait la capitale économique congolaise d’est en ouest.

Ce train venait du district de Mayoko. C’est en effet dans ce district du département du Niari, à quelque 300 km au nord-est de Pointe-Noire que se trouve au cœur même de la vaste forêt du Chaillu, un vaste gisement de fer. Lequel sera désormais exploité par Sapro SA, un groupe appartenant à Paul Obambi, un puissant homme d’affaires congolais.

Sapro a acquis ce gisement en 2016 auprès de la multinationale sud africaine Exxaro qui, elle-même l’avait acquis pour 300 millions de dollars auprès de l’Australienne African Iron. Mais, du fait de plusieurs facteurs dont la chute des prix du fer sur le marché mondial, Exxaro a décidé en 2015 de renoncer à ce projet.

L’appel d’offres sera remporté par Sapro SA. D’après le ministre des mines et de la géologie, Pierre Oba, la confiance faite à une entreprise de droit congolais s’explique par le fait que des multinationales étrangères venaient plus pour des spéculations que pour des actions concrètes.

Sapro Mayoko SA exploitera donc le gisement pendant un siècle et devrait produire près de trois millions de tonnes par an pour atteindre un pic de plus de 100 millions de tonnes par an à long terme. Objectif affiché Près de 3 000 emplois directs et indirects devraient être créés. Un chiffre qui pourrait se décupler, car l’objectif est de construire une usine métallurgique au Congo pour transformer le fer sur place.

L’exploitation du fer de Mayoko commence plus de 25 ans après le départ de l’entreprise franco-gabonaise, Compagnie minière de l’Ogooué (COMILOG) qui acheminait le manganèse par le port de Pointe-Noire. Et depuis lors, la voie ferrée dite COMILOG reliant Mayoko à Pointe-Noire connaît un délabrement fort avancé. L’exploitation du fer devrait favoriser non seulement la rénovation de cette ligne, mais aussi la redynamisation de l’activité économique avec le transport des produits vivriers.

Ce projet démarre aussi au moment où le Congo se bat bec et ongles pour valider son rapport 2015 sur la transparence dans la gouvernance des industries extractives auprès de l’Initiative pour la transparence des Industries extractives (ITIE).

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Le Maroc fait sensation au Forum International di Transport à Leipzig

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Le Secrétaire d’Etat Chargé du Transport, Mohamed Najib Boulif, a mis l’accent, lors d’une rencontre à Leipzig (Allemagne), sur les efforts déployés par le Maroc en matière de sécurité routière et mobilité durable.

Boulif, qui a présidé la délégation ayant représenté le Maroc au Forum International du Transport (FIT), tenu du 23 au 25 mai à Leipzig, a souligné, lors d’une table ronde ministérielle, les efforts prévus dans le cadre de la Contribution Nationale Déterminée (NDC Maroc) élaborée pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris et également la Stratégie Nationale du Développement Durable (SNDD), indique un communiqué du ministère de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau.

Cette table ronde, consacrée au thème « Transport et changement climatique: Aller de l’avant après la COP23 », a connu la participation de 9 ministres de transport de différents pays, à savoir la Pologne, l’Argentine, le Japon, la Nouvelle Zélande, la Norvège, le Portugal, la Russie, la Suède, le Maroc, ainsi que le Secrétaire Général du FIT et les représentants de la Commission Européenne, l’Union Internationale du Transport Routier, la Convention cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques et des représentants d’entreprises internationales.

La table ronde ministérielle a été suivie par un échange sur des sujets particuliers dont le lien entre le gouvernement et l’entreprise, les opportunités de coopération avec la société civile, les constructeurs et les industriels, et les modalités d’intégration de l’aspect économique ainsi que les défis à surmonter.

Boulif a également participé à une conférence de presse consacrée à la signature d’un mémorandum d’entente entre la Banque Mondiale (BM), le FIT et la Fédération Internationale de l’Automobile pour la création du premier observatoire africain de la sécurité routière que le Maroc se propose d’abriter.

Ce nouvel outil a pour principale mission de constituer une base de données exhaustive sur les différents volets liés aux trafics et aux accidents de la circulation, et servir d’aide à la décision pour l’élaboration d’une politique africaine en matière de sécurité routière.

Cette première journée du Forum a été également marquée par des rencontres bilatérales du Secrétaire d’Etat, notamment avec le Ministre portugais du Transport et le Directeur du transport à la BM.

La 1ère rencontre a porté sur le processus de décarbonisation du transport avec l’objectif de création d’une alliance « Transport Décarbonisation Alliance – TDA; le Maroc a été invité à intégrer cette alliance dont l’objectif principal vise à atteindre une émission zéro à l’horizon de 2050.

Lors de la 2ème rencontre, les deux parties ont échangé autour des missions et activités du partenariat mondial « Mobilité durable pour tous », regroupant une cinquantaine d’organisations mondiales concernées par le secteur du transport.

Les discussions ont porté aussi sur les activités du Maroc en matière de transport durable, et l’intérêt commun pour conduire un transport durable aux niveaux national et international.

La deuxième journée du Forum du FIT a été marquée par la participation de Boulif à deux sessions ministérielles, la première consacrée à l’examen et la discussion des perspectives de développement du secteur du transport dans les pays membres du FIT, alors que la seconde a fait le point sur les différentes techniques et innovations permettant de rendre les systèmes de transport plus résilients.

La première session a été marquée par l’élection du Maroc à l’unanimité au poste de deuxième Vice-Président du FIT, en prévision d’assurer la présidence de ce Forum en 2020-2021.

Lors de la deuxième session, Boulif a pris la parole pour faire part d’une proposition consistant à créer une entité pluridisciplinaire à l’effet de coordonner et diffuser toutes les informations utiles en matière de sécurité et sûreté du transport avec un accent particulier sur le volet prévention.

Au terme de son intervention, le Secrétaire d’Etat a saisis l’occasion pour informer les ministres présents de l’organisation par le Maroc du 13 au 15 novembre prochain à Marrakech, du premier Forum Africain de la sécurité routière en les invitant à prendre part à cet évènement de grande envergure qui constituera une plateforme d’échange et de partage des bonnes pratiques et des expériences entre les pays africains.

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Médiation en entreprise : Les membres de l’AGRH initiés

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Les membres de l’amical des gestionnaires des ressources humaines(AGRH) ont été initiés à la pratique de la médiation en entreprise, au cours d’un After work à la mairie centrale de Yopougon, le vendredi 25 mai 2018. Le thème de cette initiation était : « Comment gérer efficacement les ressources humaines par la médiation »

Les adhérents de l’AGRH, une association regroupant en son sein les gestionnaires des ressources humaines de la zone industrielle de la commune de Yopougon et de plusieurs autres structures, ont été instruits sur la médiation par M. Ohounou Yao, DRH-Médiateur à Foxtrot International.

La médiation consiste en l’intervention d’une tierce personne pour rétablir ou établir la communication entre des parties en conflit. Elle est une pratique nouvelle en Afrique et particulièrement en Côte d’Ivoire où elle n’a fait l’objet de la loi qu’en 2014. Mais c’est en novembre 2017 que L’OHADA s’en est approprié.

A en croire M. Ohounou Yao, elle est un outil dynamique pour la gestion des ressources humaines. Car, dit-il, « Les différences de perception, de valeur et de culture génèrent, au sein de l’entreprise, des conflits de tous genres auxquelles le gestionnaire des ressources humaine doit faire face. La médiation, dans ce contexte, s’avère être un outil efficace dans la résolution de de ces conflits. Car, elle pallie les insuffisances des méthodes traditionnelles de résolution de ces antagonismes en tenant beaucoup plus compte de l’aspect relationnel, des ressentis et des affects des parties en désaccords ».

Il a, de ce fait, exhorter tous les gestionnaires des ressources humaines à s’enrichir de la méthode de la médiation afin d’être outillés pour gérer plus efficacement les conflits.

Nalelpo A.

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« Ecosystème francophone d’acteurs du numérique » : la charte EFAN signée à VivaTech

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(CIO Mag) – Dans le cadre du salon technologique VivaTech 2018 ouvert depuis hier à Paris, Bordeaux Métropole et le Conseil régional Nouvelle-Aquitaine ont co-organisé ce vendredi 25 mai un Meet-up dont l’un des temps forts a été la signature de la charte d’adhésion au réseau dédié aux startups en croissance sur les marchés francophones : « Ecosystème francophone d’acteurs du numérique Wallonie, Québec, Abidjan, Tunisie, Bordeaux » (EFAN).

Les signataires présents étaient les suivants : Virginie Calmels, vice-présidente de Bordeaux Métropole, 1ère adjointe au maire de Bordeaux, en charge de l’économie, de l’emploi et de la croissance durable ; Patrick M’Bengue, président du Groupement des opérateurs TIC de Côte d’Ivoire (GOTIC), et vice-président de la Commission TIC du Patronat ivoirien CGECI ; Karim Ahres, Président de la chambre Digital du Patronat tunisien « UTICA » ;  Skander Haddar, président fondateur de TPM Group ; Renaud Degueldre, directeur général du Bureau économique de la Province de Namur ; et Gilles Bazelaire, président du Kikk Festival.

Etait également présent le ministre ivoirien de la Communication, de l’Economie numérique et de la Poste,

Phil Telio, président du StartupFest Montréal, et Benoît Hucq, directeur de l’Agence wallonne du Numérique n’étaient pas présents mais avaient signé avant le 25 mai.

La charte EFAN a pour finalité « d’identifier et de fédérer des acteurs économiques territoriaux de l’espace francophone désireux d’unir leurs efforts en faveur du développement des entreprises porteuses d’innovation, et plus globalement de la transition numérique ».

Les bénéficiaires des actions du réseau EFAN sont des entreprises assez matures pour pouvoir se projeter à l’international.

Comme stipulé dans le document paraphé ce vendredi, « la connaissance fine que chaque signataire de la charte a du tissu économique de son propre territoire permettra de mettre en exergue des entreprises ayant un profil particulièrement intéressant pour les autres membres de l’écosystème francophone ».

La charte précise par ailleurs, qu’ « aucun secteur d’activité économique n’est exclu a priori, mais il est évident que le secteur des industries créatives numériques où le partage de la langue et de la culture est un atout pour nos entrepreneurs sur les marchés francophones, constitue une priorité ».

L’adhésion à la charte EFAN s’inscrit dans la continuité de la stratégie de la Francophonie numérique portée par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) depuis le Sommet de Kinshasa en 2012, puis le Forum francophone de l’Innovation qui s’est tenu à Namur en 2014.

Ces différentes rencontres, ainsi que le Réseau francophone de l’innovation (FINNOV) créé à l’initiative de l’OIF, le Fonds Afric’Innov soutenu par l’AFD et l’Association des élus francophones (AIMF), contribuent à forger une approche partagée de l’importance de l’innovation numérique pour le développement durable et la diffusion des savoirs au sein de l’espace francophone.

L’étape suivante du réseau EFAN sera les 11 et 12 juin, une opération Francophonie numérique que Bordeaux Métropole et le Conseil régional Nouvelle-Aquitaine co-organisent avec l’OIF.

A noter que le Meet-up Magnetic Bordeaux a été également marqué par la présentation des startups qui portent la dynamique Tech bordelaise, et la candidature de Bordeaux pour accueillir RoboCup, la compétition mondiale de roboticiens, en 2020.

Anselme AKEKO, avec l’équipe de CIO Mag au salon VivaTech 2018

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La Poste de Côte d’Ivoire finalise la mise en route du projet d’adresse digitale

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Le directeur général de la Poste de Côte d’Ivoire, Isaac Gnamba-Yao, va finaliser aujourd’hui à Paris, en marge du salon VivaTech qui ouvre ses portes, un important partenariat pour la mise en route effective du projet de distribution inclusive de colis postaux via des adresses digitales.

Il s’agit d’un projet innovant, opéré en partenariat avec Qwant, Be-Bound, What3Words, BNP Digital et Innova Côte d’Ivoire, qui va permettre d’attribuer une adresse digitale unique à chaque lopin de terre du territoire ivoirien de sorte à effectuer directement les livraisons à des endroits précis.

Initié par la firme britannique What3Words, ce système associe à chaque espace de 3m x 3 m du globe une adresse unique de 3 mots qui rend possible la localisation précise de tout endroit de la surface terrestre.

Dans la pratique, à travers une application, il deviendra possible d’identifier une adresse correspondant à une indication géographique donnée, par exemple « glitter.drummers.stepping », de l’inscrire sur un colis que les services postaux se chargeront ensuite de convoyer jusqu’à la porte du destinataire.

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Votre prochaine voiture pourrait bientôt être fabriquée en Afrique

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Au Maroc, 345.000 voitures ont été produites l’année dernière. De cette manière, le pays se place en tant que producteur automobile le plus important du continent africain.

Le Maroc a ravi cette place à l’Afrique du Sud où 331.000 voitures avaient été assemblées durant la même période, rapporte le quotidien africain BusinessReport.

Le secteur automobile marocain doit beaucoup aux constructeurs automobiles français Renault et Peugeot qui peuvent compter dans le pays sur la combinaison d’un marché du travail à bas coûts et sur une infrastructure bien équipée. Pendant ce temps, le gouvernement marocain a investi massivement dans l’infrastructure pour les fabricants étrangers et souhaite ainsi devenir une base pour les industries étrangères sur le continent africain,

Le plus grand pilier industriel de l’économie marocaine

Le Maroc a de grandes ambitions pour son secteur automobile. Moulay Hafid El Alami, ministre marocain de l’Industrie, a indiqué que d’ici 2020, un niveau de production de 600.000 exemplaires par an devrait être atteint. Au milieu de la prochaine décennie, un niveau d’un million d’unités par an devrait être produit.

Le pays compte deux grandes usines automobiles à Tanger (Renault) et à Kenitra (Peugeot). Le secteur emploie plus de quatre-vingt mille personnes. Entre-temps, la production automobile est même devenue le plus grand pilier industriel de l’économie marocaine, auparavant dominée par l’agriculture et les phosphates.

Au cours des dernières années, des constructeurs automobiles tels que Renault et Peugeot ont investi des milliards de dollars au Maroc, ce qui a porté le nombre d’exportations automobiles à près de 5,3 milliards de dollars, contre zéro il y a quelques années. Les économistes pensent d’ailleurs que cette industrie entraînera une croissance du PIB réel à plus de 3% par an.

Selon les observateurs, il existe un certain nombre de raisons qui ont permis au Maroc de développer un secteur automobile performant en peu de temps.En premier lieu, le coût du travail est relativement bon marché au Maroc. Le gouvernement a également investi massivement dans l’infrastructure pour les fabricants étrangers. Un train spécial emmène les voiture s Renault assemblées à Tanger vers un port massif pour l’exportation. En outre, il existe toujours une relation étroite historique entre le Maroc et son ancien colonisateur la France.

Par ailleurs, le Maroc a largement été épargné par le printemps arabe il y a cinq ans lorsque des révoltes s’étaient propagée à travers l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, renversant les gouvernements de certains pays, déclenchant des guerres dans d’autres et la récession économique presque partout. Mais le Maroc, une monarchie relativement stable, avait déjà commencé à se tourner vers l’industrie automobile.

Le pays a également déployé des zones économiques spéciales et d’autres incitations pour les entreprises étrangères. Jusqu’à présent, cela a fonctionné, explique le site d’information OZY. L’investissement direct étranger a augmenté de 15% pour les cinq années précédents 2015.

Écosystème durable

Le réseau marocain d’autoroutes a été multiplié par 16 entre 1999 et 2014. Toutefois, selon les critiques, l’assemblage de voitures n’est pas nécessairement un tremplin vers un avenir plus rentable. Après tout, la plupart des activités de recherche et de développement sont concentrées à Détroit et Stuttgart en Allemagne, donc bien loin de l’Afrique.

En Outre, la société marocaine reste une société répressive. Selon Reporters sans frontières, le Maroc est moins libre que l’Algérie ou même l’Afghanistan.

De son côté, le gouvernement marocain met l’accent sur un écosystème automobile durable et cherche à faire passer la part de pièces automobiles produites localement de 40 à 65% des voitures assemblées. En outre, alors que la plupart des voitures assemblées au Maroc sont exportées vers les marchés européens, le pays cherche également à se positionner comme une plaque tournante pour les entreprises cherchant à faire des affaires sur le reste du continent africain.

Cette ambition a notamment conduit PSA Peugeot-Citroën à investir plus de 600 millions de dollars pour construire à Kenitra une usine automobile dans la ville balnéaire de Kenitra, qui devrait permettre de vendre un million de voitures en Afrique d’ici 2025, indique l’entreprise.  Cette usine commencera ses activités dès 2018. 

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Musée Ifan Théodore Monod de Dakar : La mémoire de l’Afrique noire

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Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des musées, le Musée Théodore Monod d’art africain de Dakar a ouvert gratuitement, hier, ses portes aux publics. L’occasion de découvrir sa riche collection de masques, de statuettes, de vannerie, de pagnes… symbolisant le fonctionnement des sociétés africaines traditionnelles ainsi que les riches technologies qu’elles ont pu développer durant plusieurs siècles.

Niché au cœur du centre-ville, à deux pas de la Place Soweto, le Musée Théodore Monod d’art africain de Dakar étale son charme architectural au style néo-soudanais. Le bâtiment historique se dressant majestueusement au milieu d’un espace de verdure piqué de quelques arbres rappelle un peu la configuration du marché central de Bamako ou encore la grande mosquée de Djenné et de Tombouctou. Construit à partir de 1931, ce musée a assuré pendant plus plusieurs décennies un rôle de premier plan dans la promotion, la médiatisation et la valorisation des cultures africaines notamment celle de l’Afrique de l’Ouest.

En choisissant de s’ouvrir gratuitement à tous les publics, le temps d’une journée, dans le cadre de la Journée internationale des musées, célébrée cette année sous le thème : « Musées hyperconnectés : Nouvelles approches, nouveaux publics », cet établissement offre aux visiteurs l’opportunité de découvrir des facettes et des pans entiers de l’histoire des peuples africains. L’exposition permanente présente dans le hall de l’édifice est un condensé des modes de vie, de rites et pratiques séculaires. Entre les masques de danse et d’initiés de la Sierre Léone, ceux des Asamay des Diolas de la Casamance, les statuettes de fécondité symbolisant l’esprit de la procréation de Sénoufo en Côte d’Ivoire, la statuette Niéléni du Mali montrant l’image d’une fille pubère en pays Bambara… cette exposition n’est rien d’autre qu’une plongée dans les méandres des modes de vie des sociétés africaines traditionnelles. Elle propose, en même temps, des outils aratoires traditionnels, des instruments de musique comme les sonnailles, sanza, sifflets, guitares, flûtes et tambours d’aisselle. La collection du Musée Théodore Monod, c’est également la figure de sanctuaire Oche Eramiho de la Guinée-Bissau, qui est une représentation des grands esprits (« Inan »).

Près de 10.000 pieces
Dans la tradition, cet esprit était consulté avant le début des travaux agricoles, lors de l’avènement d’un nouveau chef, au moment de l’initiation des jeunes gens ou à l’occasion des funérailles. L’Afrique noire est aussi réputée par la poterie, les vanneries, les pagnes bogolan du Mali, de la Guinée et du Burkina Faso. Cet art traditionnel datant de plusieurs centaines d’années occupe une bonne partie de l’exposition permanente. Avec une collection estimée à près 10.000 pièces, l’espace fait une reconstitution du passé glorieux du continent, de l’Afrique traditionnelle et des profondeurs. Les objets qui proviennent de cette collection sont originaires de plusieurs pays d’Afrique occidentale. Ce qui se justifie, d’après le conservateur, El Hadji Malick Ndiaye, par le fait qu’il s’agit d’un legs de l’ancien Institut français d’Afrique noire devenu par la suite Institut fondamental d’Afrique noire.

Créé par le scientifique naturaliste Français Théodore Monod, cet institut de recherche couvrait presque l’ensemble de l’Afrique. « Tous les objets, qui étaient étudiés et collectés par les chercheurs, se sont retrouvés dans le musée de l’Ifan. Ces objets servaient à étudier les sociétés, à voir leur fonctionnalité et à étudier la richesse des technologies traditionnelles », explique-t-il. C’est cette configuration qui a fait que dans de nombreux pays, les anciens centres de l’Ifan sont devenus des musées nationaux. Avec son caractère ethnographique et son histoire complexe, l’Ifan a joué un rôle « fondamental dans la protection du patrimoine, sa valorisation, sa diffusion ». Ce musée qui allie une vocation ethnographique et artistique, renseigne El Hadji Malick Ndiaye, a servi de legs pour comprendre le fonctionnement des sociétés africaines et pour montrer la richesse de leurs technologies et celle des valeurs que leurs objets portent en tant que mémoire véhiculant les habitus des communautés.

Un capital temporel fort
L’histoire du musée de l’Ifan a véritablement commencé par l’enregistrement des premiers objets en 1941. A l’accession du Sénégal à l’indépendance, il devient le musée universitaire de l’Institut fondamental d’Afrique noire et sera intégré à l’intérieur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Musée de Dakar d’abord, il fut inauguré en 1971 par le président Léopold Sédar Senghor et son homologue français Georges Pompidou sous l’appellation de Musée d’art africain. « Ceci résulte d’un travail scientifique qui avait été élaboré. A partir de la fin des années 1950, les conservateurs collectent des objets qui n’ont pas singulièrement une valeur ethnographique », soutient le conservateur du musée. En 2007, un décret présidentiel lui fit porter le nom de Musée Théodore Monod d’art africain. Aujourd’hui, ce musée affiche « un fort potentiel, un capital temporel très fort et une histoire très riche » grâce à la qualité de sa collection. Malgré les difficultés, l’institution essaie de se renouveler. « Depuis deux ans, nous essayons de se réorienter vers une ouverture large auprès des publics locaux (étudiants, élèves, touristes, riverains) avec des manifestations spécifiques qui ont été créées dans le but de répondre à cette politique et cette vision », avance El Hadji Malick Ndiaye.

Aussi, le musée tente d’établir une connexion entre la création contemporaine et l’art classique. « Cette connexion est fondamentale dans la nouvelle vision du musée. Elle permet à la communauté de voir que ce qui avait été utilisé par les anciens, les objets et les formes, les matériaux continuent d’être utilisés », souligne M. Ndiaye. Avec cette nouvelle vision, le Musée Théodore Monod de l’art africain contemporain s’inscrit dans une perspective conjuguant passé et présent. Il veut aussi, sans doute, conformément à la thématique de la célébration de la Journée internationale des musées de cette année, devenir un « moyen important d’échanges culturels, d’enrichissement des cultures, du développement de la compréhension mutuelle, de la coopération et de la paix entre les peuples. »

Le manque de moyens : un écueil au pied du musée
Depuis plus d’un demi-siècle, le Musée Théodore Monod s’est engagé dans une entreprise de conservation et de promotion des cultures africaines et de la création contemporaine. Cette mission aussi délicate que fastidieuse exige des moyens que l’institution peine pourtant à trouver. Le service n’a pas de budget. Pour pallier ce manque de moyens financiers, l’établissement a développé plusieurs initiatives et stratégies. « Dans un monde où nous assistons à une industrialisation de la culture, à la mort de l’Etat-providence, l’imagination requiert des fondamentaux qui nous obligent à aller chercher des moyens », explique El Hadji Malick Ndiaye. En plus de la location de l’espace, le musée sollicite souvent les sponsors pour essayer d’avoir une certaine autonomie.

Par Ibrahima BA

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Togo/L’entreprise « Jus Délice » reçoit 1, 7 milliards FCFA pour accroitre sa production

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L’entreprise togolaise productrice du jus d’ananas naturel et bio « Jus Délice » à bénéficié d’une enveloppe financière de 1,7 milliards de francs CFA pour la production de jus d’ananas de qualité supérieure destiné au marché européen. Cet appui financier vient du Fonds Moringa.

Selon l’Agence Ecofin, c’est un fonds dont bénéficient seulement les projets d’agroforesterie en Afrique subsaharienne et en Amérique.

« Grâce à ce partenariat qui marque l’entrée du fonds Moringa au capital de l’entreprise togolaise, Jus Délice va produire du pur jus d’ananas haut de gamme, pressé à partir d’ananas bio frais. Dans le viseur, ce jus d’ananas togolais « pur jus », qualité premium, cible le florissant marché européen des jus de fruit naturels et sains qui représente actuellement plus de 50% de la consommation mondiale. Et dont la croissance annuelle est estimée à environ 10% », rapporte la même source.

Pour le directeur du Fonds Moringa, Clément Chenost, cet investissement fera de l’entreprise la première en matière de production du « jus bio ».

Le président de l’entreprise «  »Jus Délice » est Gustav Bakoundah.

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