Une génération d'entrepreneur

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juin 2018

« Des formations en intelligence artificielle émergent en Afrique, mais ce n’est pas suffisant »

dans A la une/Laboratoire par

La créativité africaine dopée par l’intelligence artificielle (7/7). Le bio-informaticien Abdoulaye Baniré Diallo appelle les Etats du continent à investir dans la recherche.

Lauréat en mars du Next Einstein Forum à Kigali, au Rwanda, le Guinéen Abdoulaye Baniré Diallo est directeur du laboratoire de bio-informatique de l’Université du Québec à Montréal. Ses travaux portent sur la classification des virus et microbes et la prédiction de leurs mutations génétiques. Il est le cofondateur de My Intelligent Machines, une start-up intégrant génomique, bio-informatique et intelligence artificielle (IA).

Présentation de la série   La créativité africaine dopée par l’intelligence artificielle

Dans la santé, l’environnement ou l’éducation, des applications d’intelligence artificielle se développent en Afrique. Qu’est-ce que cela raconte ?

Abdoulaye Baniré Diallo C’est la suite naturelle des choses. Le développement technologique en Afrique permet de faire de l’innovation à faible coût sans avoir besoin de moyens très sophistiqués. L’accès simplifié au cloud [stockage de données en ligne] est un outil merveilleux dans les mains des jeunes développeurs de génie qui peuvent, partout sur le continent, innover sur des applications simples et apporter des solutions nouvelles.

L’intelligence artificielle est un terme à la mode. Comment caractériseriez-vous les applications qui émergent ?

La majorité des applications d’intelligence artificielle qui se développent ne sont pas fondées sur une technologie forte et une recherche profonde. Ces applications utilisent souvent des outils clé en main, des interfaces de programmation applicatives (API) qui existent et sur lesquelles sont ajoutés des services. Pour développer réellement de nouveaux concepts, il faut que l’Afrique se dote de formations universitaires sérieuses, d’infrastructures plus robustes que celles qui sont accessibles actuellement, mais aussi de capacités de financement, car souvent ces technologies nécessitent des recherches sur plusieurs années.

Episode 1   « Le risque de captation de valeur existe », décrypte Cédric Villani

Pour l’instant, les étudiants africains en IA se forment et travaillent à l’étranger, comme vous au Canada.

Effectivement, il faut partir du continent pour se former. Des programmes commencent à émerger : une maîtrise en « apprentissage machine » à Kigali, en collaboration avec l’université américaine Carnegie-Mellon, des programmes à l’université du Cap, en Afrique du Sud, ou dans quelques universités au Maghreb. L’Institut africain des sciences mathématiques [AIMS] va aussi se lancer dans cette direction. Mais ce n’est pas suffisant. Ce ne sont en aucun cas des lieux au cœur de la recherche, qui permettent à des étudiants et des chercheurs de trouver de nouvelles pistes qui amèneraient à des services plus poussés.

Que manque-t-il pour pérenniser cette créativité africaine en intelligence artificielle ?

Il faut une volonté étatique, une implication majeure des Etats, une compréhension que la recherche fait partie de l’investissement des pays et qu’une partie doit être consacrée à faire décoller les universités et permettreà plusieurs chercheurs en sciences des données et en IA, qui sont basés un peu partout dans le monde, de revenir sur le continent pour faire de la recherche sérieuse.

Regardez l’exemple du Québec. La réussite de l’IA découle de l’excellence des recherches qui ont été faites à Montréal par des instituts qui ont eu un soutien majeur du gouvernement. Des programmes pour valoriser les recherches universitaires et les transférer en milieu industriel ont été créés. J’ai pu en bénéficier : l’entreprise que j’ai cofondée [My Intelligent Machines] est ainsi passée d’une déclaration d’invention en milieu universitaire à une start-up. Ces leviers-là ne peuvent être actionnés par de la débrouillardise mais par l’Etat et une excellente organisation des acteurs privés. Le récent plan français sur l’IA est d’ailleurs un exemple intéressant.

Episode 6   En Tunisie, un algorithme met de l’huile dans les systèmes d’irrigation

Des services publics en Afrique utilisent votre start-up dans le domaine de la santé. Que proposez-vous ?

Notre plate-forme veut faciliter le travail de ceux qui souhaitent mener des recherches en intelligence artificielle sur les sciences de la vie. Surveillerl’évolution des virus ou maladies nécessite par exemple de gros moyens financiers et beaucoup de ressources de calculs. Notre plate-forme gère ces ressources, le stockage des données, et une intelligence artificielle intègre toutes les connaissances et les résultats d’analyse effectués sur le terrain.

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Tunisie : comment les prêts aux femmes entrepreneurs pourraient stimuler la croissance [Rapport]

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La Société financière internationale, bras de la Banque mondiale pour le secteur privé, vient de publier un nouveau rapport sur l’impact que peut avoir le financement des femmes entrepreneurs sur l’économie en Tunisie. Pour l’organisation financière, il faudrait davantage prêter aux entrepreneures tunisiennes.

Quel rapport y a-t-il entre financement des femmes et croissance économique ? C’est en substance la question à laquelle répond la Société financière internationale (IFC) -bras de la Banque mondiale pour le secteur privé- dans son nouveau rapport publié mercredi 20 juin et intitulé : «Miser sur les femmes en Tunisie». Et pour l’institution, le verdict est sans appel: les banques devraient davantage prêter aux femmes entrepreneures.

Ecart de crédit de 595 millions de dollars

En Tunisie, 18% à 23% des entreprises légales sont tenues par des femmes, selon le rapport. Cependant leurs difficultés à trouver du financement sont telles que l’écart de crédit combiné pour les petites entreprises appartenant aux femmes atteint les 595 millions de dollars. Ce qui représente un frein au développement de leurs affaires. Or cette question résolue, elles pourraient construire des entreprises plus prospères qui auraient donc plus d’incidence positive sur l’économie.

Le document appuie ce fait avec quelques témoignages de femmes qui dirigent aujourd’hui des entreprises en croissance, mais qui ont dû se battre sans un réel soutien du secteur financier en amont. Sonia Fekki, à la tête de Habiba Jewelery, une marque de bijouterie de luxe alliant raffinement et culture tunisienne, en est un exemple. Elle dirige aujourd’hui une entreprise prospère qui a pris son envol en s’appuyant sur le soutien financier de proches. «Je comptais sur moi pour financer mon projet et faire l’étude de faisabilité. Lors de l’évaluation d’un projet, les banques n’évaluent pas la qualité du projet ou la qualité de l’entrepreneur. Elles sont seulement intéressées par la garantie», confie la femme d’affaires dans le rapport.

«Les femmes entrepreneurs sont en train de changer le paysage de l’économie mondiale, tout en créant des emplois durables et en stimulant la croissance économique. Au niveau national, étendre les services financiers à ces femmes permettra de créer la croissance et les emplois dont les entreprises ont tant besoin», a déclaré Georges Joseph Ghorra, représentant résident d’IFC en Tunisie.

«Intérêt commercial» pour les banques

Pourtant, relève l’IFC, les banques elles-mêmes ne sauraient être en reste dans la dynamique de croissance qu’elles impulseraient en finançant les entreprises dirigées par des femmes. Après enquête, l’institution financière retient quelques avantages pour les banques de prêter aux femmes : elles sont plus fidèles que les hommes à leur banque tant qu’elles y reçoivent un service satisfaisant, et présentent une plus grande ouverture aux autres produits. En outre, note la même source, l’épargne des femmes est beaucoup plus importante et leurs dépôts augmentent à un rythme plus rapide. De plus, les entreprises tenues par la gent féminine «ont une meilleure performance» et quand il faut rembourser les prêts, «les femmes sont aussi bons payeurs, voire meilleurs» que les hommes.

«Pour les banques, développer les services bancaires au profit des femmes a un intérêt commercial : les entreprises gérées par des femmes constituent un large marché, encore inexploité, et qui pourrait devenir un véritable moteur de rentabilité», affirme, convaincu, Georges Joseph Ghorra.

Récemment, l’IFC a fait de la participation des femmes à l’économie sa «priorité». Ce rapport qui fait un focus sur la Tunisie corrobore l’analyse du rapport mondial sur les femmes dans le monde de l’entreprise présenté en avril dernier lors d’une conférence de l’IFC à Casablanca où l’institution évoquait la nécessité de favoriser la croissance grâce à la participation des femmes à l’économie au Maghreb. Désormais, la balle est dans le camp des autorités et secteur bancaire tunisiens !

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Côte d’Ivoire : le MIVA, le marché de l’artisanat, ouvre ses portes en fin septembre

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Le ministre ivoirien en charge de l’Artisanat, Souleymane Diarrassouba, a lancé le  28 mai dernier les préparatifs de la 3ème édition du MIVA, le marché ivoirien de l’artisanat, prévu du 28 septembre au 7 octobre prochain à Abidjan. Une rencontre qui va réunir environ 1 000 exposants du monde entier.

En trois éditions, le MIVA va franchir un nouveau cap cette année pour se positionner comme l’une des principales plateformes africaine de promotion de « l’expression culturelle, de créativité et de savoir-faire des acteurs et professionnels » de l’artisanat africain. De 650 exposants venus de 21 pays lors de la dernière édition de 2016, cette année, ce sont 1 000 exposants de 40 pays qui devront prendre part à cette nouvelle grande biennale de l’art africain.

Ce marché, à l’initiative du gouvernement ivoirien via le ministère en charge de l’Artisanat, va offrir un cadre d’exposition et de valorisation d’un secteur resté à la traîne dans le paysage économique de nombreux pays africains, en Côte d’Ivoire en particulier, alors qu’il s’avère être un secteur porteur. Dans de certains pays africains, l’artisanat représente en effet « environ 12% du PIB » tout en étant un bassin d’emplois inestimable, a expliqué Souleymane Diarrassouba.

Le MIVA se veut donc une occasion de promotion qui vise à donner une plus grande visibilité nationale et internationale aux artisans ivoiriens et africains. Et c’est dans cette optique que le Maroc, pays qui a su donner une certaine renommée de son artisanat, sera pour la deuxième fois le pays invité d’honneur du salon.

Durant une dizaine des jours, des exposition-vente, des conférences, des panels, des rencontres professionnels vont meubler le salon autour du thème « Artisanat : enjeux et perspectives pour l’autonomisation des femmes en Afrique », ce, en présence de 3 000 professionnels et plus de 100 000 visiteurs selon les organisateurs.

A noter que la 3ème édition du MIVA, qui va déménager sur 20 000 m² au parc d’exposition d’Abidjan près de l’aéroport, va également abriter le « Salon de l’économie sociale et solidaire » du CIDC, le centre islamique pour le développement du commerce.

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Afrique : la France perd des parts de marché au profit de la Chine

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La France perd des parts de marché sur le continent africain, au profit notamment de la Chine et de l’Inde, selon une étude de l’assureur-crédit Coface publiée mercredi 20 juin 2018.

La balance commerciale de la France n’est pas au beau fixe. Avec des exportations en perte de vitesse depuis plusieurs années, le pays importe plus qu’il n’exporte. Les relations avec l’Afrique ne font pas exception. « L’Afrique représente un poids marginal dans les échanges de la France. Mais le continent a aussi une position particulière car la France y entretient un excédent commercial« , commente Ruben Nizard, économiste Afrique subsaharienne de la Coface.

L’assureur-crédit publie mercredi 20 juin 2018 une nouvelle étude sur les échanges France / Afrique. Le résultat ? Les parts de marché à l’exportationde la France en Afrique ont été divisées par deux depuis 2000, passant de 11% à 5,5% en 2017. De manière générale, la tendance touche tous les secteurs d’activité, hormis l’aéronautique, et tous les pays. « C’est une tendance homogène, pays par pays, confirme Ruben Nizard. La France est en recul là où elle était historiquement leader, comme les pays de l’Afrique francophone. Il n’y a qu’au Gabon où elle reste en tête même si, là aussi, elle perd des parts de marché« .

Et cela profite directement à la Chine, à l’Inde et même à l’Allemagne. Cette dernière affiche une position de moins en moins forte en Afrique, mais face à la dégringolade de la France, elle devient le principal fournisseur de l’Afrique.

Dégringolade dans le secteur des machines

En effet, dans le détail, les exportations françaises dans le secteur des machines est passé de 12 % en 2001 à 6% en 2017. Au Sénégal, par exemple, la chute des parts de marché françaises atteint même les 25 points de pourcentage. L’Hexagone doit composer avec la concurrence de la Turquie, de l’Espagne et surtout de la Chine, dont la part a été multipliée par huit pour atteindre un quart des exportations totales des machines.

Le secteur des appareils électriques et électroniques suit le même mouvement : la France enregistre un fort recul tandis que la Chine confirme sa présence. Dans le secteur pharmaceutique, c’est l’Inde qui accumule les parts de marché. Son poids dans les exportations pharmaceutiques vers l’Afrique est passé de 5 à 18 % entre 2001 et 2017, tiré par le segment des médicaments génériques à bas coût.

Africa Convergence 2018 a « tenu ses promesses »

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Le média économique panafricain, Tribune Afrique, s’est dit satisfait de l’organisation de la troisième édition de la conférence internationale Africa Convergence qui s’est tenue à Dakar du 21 au 22 juin dernier avec un parterre de personnalités.

«Nous sommes très satisfait du déroulement de cette édition dakaroise d’Africa Convergence et sommes surtout très fiers de l’adhésion des officiels, de nos partenaires et des participants venus nombreux. Cela nous conforte dans notre idée qu’il y a la place en Afrique pour des événements originaux qui adressent les principales thématiques de l’émergence africaine en faisant converger penseurs, patrons et officiels», s’est réjoui au terme de l’événement Abdelmalek Alaoui, CEO de La Tribune Afrique, fondateur de Africa Convergence.

Selon un communiqué de presse parvenu à APA, après Paris et Casablanca, la troisième édition de la conférence Africa Convergence, sous le thème « Les défis de l’exécution stratégique », a tenu « toutes ses promesses ». Cela est surtout dû, d’après la note, à la « présence effective de capitaines d’industrie, décideurs et penseurs du continent et d’ailleurs ».

Dans la lignée des précédentes éditions, Africa Convergence 2018 a été marquée par de « riches débats agrémentés de keynote speech inspirants pour le plus grand plaisir de plus de 300 participants venus de trois continents », a indiqué le communiqué.

Il soutient que les quatre panels proposés ont abordé les sous thématiques respectives liées à l’attractivité, aux infrastructures, à la transformation digitale et aux nouvelles frontières de la création de valeur, faisant ainsi le tour des défis de l’exécution stratégique de manière originale tout en évitant les sentiers battus.

La Tribune Afrique, média économique panafricain fruit d’une co-entreprise entre La Tribune France et le groupe Guépard (Maroc), organise annuellement cet évènement dédié au continent africain.

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AIMS Kigali : Trente-cinq étudiants couronnés d’une Maîtrise en Sciences Mathématiques pour 2018

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Trente-cinq étudiants ont été couronnés aujourd’hui lauréats d’une Maîtrise en Sciences Mathématiques de l’Institut Africain des Sciences Mathématiques (AIMS) de Kigali pour l’année 2018, selon le Directeur Académique au sein de AIMS Kigali, Professeur Blaise Tchapndra.

« Les 35 étudiants se sont spécialisés en Maîtrise Structurelle pour les Sciences Mathématiques. C’est un programme intensif de dix mois qui est couronné d’un Master en Sciences Mathématiques. Il y a aussi dix autres étudiants qui suivent le Master Coopératif et qui termineront en Février 2019, c’est-à dire qu’en plus du programme théorique de cours, ces étudiants suivent une partie de la recherche. Ils ont un stage de six mois équivalent à une composante de l’entreprise. Ensuite, ils peuvent rentrer et écrire leur mémoire en deux mois, pour le soutenir ensuite. C’est un concept en vogue en Afrique du Nord comme le Canada. Tous ces étudiants en Master Coopératif et Master Structurel peuvent suivre toujours leur PhD. L’important est de leur fournir des outils pour attaquer les problèmes contemporains dans les Sciences Fondamentale et les Applications », a-t-il indiqué.

Il a tenu ces propos en marge de la cérémonie de graduation qui a été rehaussée par le Ministre rwandais de l’Education, Dr Eugène Mutimura ; le Professeur Barry Green, Président du Centre AIMS Rwanda, qui est aussi Directeur de AIMS d’Afrique du Sud et Chargé de Recherche du Réseau Mondial des AIMS.

Etait présent aussi le Professeur Manassé Mbonye, Directeur Exécutif du Conseil National des Sciences et des Technologies. AIMS Kigali a trois sections : Mathématique, Sciences, Compter Sciences.

Parmi les 35 étudiants couronnés Master en Sciences Mathématiques aujourd’hui, on compte 11 Rwandais qui s’ajoutent aux quatre autres qui auront leur Master en Février 2019. Ce qui fait un total de 15 lauréats rwandais sur les 45 Africains issus de 11 pays du continent.

Parmi ces jeunes lauréats qui fêtaient leur Master ce 22 Juin, ARI a échangé avec le lauréat malgache Andriamananjara Andry Ramanambelo. Son travail de mémoire de Maîtrise a été axé sur la « Machine Learning », c.-à-d. une partie de l’informatique pour faire la prédiction. Son travail a consisté à détecter une maladie mentale.

«C’est un programme avec un langage qui aide à faire la classification de certaines maladies, en créant l’algorithme, avec une forte utilisation des statistiques », a-t-il expliqué. Andry Ramanambelo compte retourner bientôt au Madagascar pour chercher une bourse menant au PhD.

 

Le lauréat Etienne Ntumba Kabongo, très applaudi par ses camarades lors de la proclamation vient de la République Démocratique du Congo.

 

Lui, il a travaillé sur les problèmes de ruines dans les compagnies d’assurance : c-à-d. comment une entreprise d’assurance peut être ruinée suite à l’incapacité dans la gestion et la manière de taxer les assurés. Ou encore la ruine peut résulter de l’incapacité de ne pas dédommager les assurés », a-t-il expliqué.

 

Il a confirmé qu’il va poursuivre sa formation à l’Université de Cape Town grâce à l’appui d’un organisme versé dans l’éradication de la malaria. Il compte faire encore une maîtrise d’une année  et continuer pendant 2 à 3 ans son PhD. Le Camerounais Dzoukou Talla Joël Right, lui, envisage de prendre le chemin de la Finlande pour le PhD, surtout que son admission sera financée. Le thème de son mémoire de Maîtrise est « La discrétion des relations de commutation canonique dans les algèbres ». Il a eu à étudier le comportement d’un espace qui a une structure plus compliquée, avec un isolement ficelé entre un espace de structure compréhensive.

 

Tous les orateurs et invités d’honneur se sont déclarés fiers des lauréats  appelés à opérer une transformation socio-économique de l’Afrique. Le Professeur Manassé Mbonye a encoragé les lauréats à vivre en apprenant, et toujours en progressant par étape. Il les a exhortés à atteindre le meilleur d’eux et s’investir pour cela. Il les a conseillés de faire le meilleur choix de rester en Afrique et d’être utiles à son environnement dans l’emploi de leur temps.

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Investissement dans les jeunes entreprises africaines : Un appel lancé

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VC4A lance un appel aux scale-ups africaines révolutionnaires qui cherchent à lever entre 250 000 $ et 5 M $ de fonds. Un salon Series A Venture exclusif aura lieu au Cap le 12 novembre 2018, dans le cadre du Sommet annuel de l’investissement dans les jeunes entreprises africaines.

L’événement 2017 a présenté 20 scale-ups dans le cadre du Sommet de l’investissement dans les jeunes entreprises africaines, ce qui a donné lieu à différents contrats Série A atteignant un total supérieur à 12 M $. S’appuyant sur cette réussite, le « Salon VC4A Venture – Series A » positionne les entreprises pouvant décrocher un contrat en tant que composant central de la réunion annuelle des investisseurs africains. Les entreprises sélectionnées ont ainsi l’opportunité exclusive de présenter simultanément leur entreprise à tous les membres de l’espace de l’investissement dans les jeunes entreprises en Afrique.

VC4A travaille en étroite relation avec la communauté d’investissement africaine pour envoyer des candidats au salon, en impliquant des investisseurs dans les processus de filtrage et de sélection. Les investisseurs participants travaillent avec les entreprises sélectionnées pour préparer leur participation au salon, et veiller à ce que ces entreprises soient représentatives des meilleures opportunités d’investissement provenant de tout le continent. Le salon prépare la voie à la conclusion de contrats avec les meilleurs entrepreneurs et investisseurs d’Afrique rassemblés pour aider les meilleures entreprises.

Le sommet réunit les jeunes réseaux principaux, les fonds de capital-risque, les investisseurs importants, les accélérateurs, les divisions de capital-risque d’entreprise, les associations industrielles et les agences du secteur public. L’édition 2017 a accueilli plus de 300 investisseurs d’importants jeunes réseaux africains et de fonds de capital-risque, tels que Singularity Investments, Accion, Knife Capital, Ventures Platform, TLCom Capital, Blue Haven, 4Di Capital, Lagos Angel Network, SABAN, AngelHub Ventures, Teranga Capital, Outlierz, Algebra Ventures, Grey Elephant Ventures, Ringier, GSMA et Orange Digital Ventures.

Certains entrepreneurs bénéficient d’un voyage tous frais payés au Cap, du 9 et 16 novembre, pour livrer leur discours sur la scène principale du Sommet et interagir avec les investisseurs intéressés, au cours de sessions approfondies.

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Entreprise : le hotspot, un business intelligent

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Fournir un contenu de qualité aux utilisateurs des hotspot Wifi et permettre aux entreprises d’améliorer en retour leur expérience client, grâce aux données récoltées à travers leur borne Wifi. Voilà ce qui constitue l’essentiel de  »Lopango », une solution applicative créée par le Congolais Nelson Cishugi et disponible bientôt.

Le projet vise à mettre des hotspots intelligents dans la ville, qui fourniront gratuitement l’internet dans les espaces publics. Mais en même temps, ces dispositifs proposés aux entreprises permettront d’améliorer l’expérience marketing et d’apporter des services à valeur ajoutée. Les entreprises pourront ainsi se servir des données obtenues, grâce à la navigation sur leur hotspot gratuit.

Nelson Cishugi, qui s’exprimait le 25 juin lors d’un entretien sur l’avancement du projet, a déclaré qu’il ne s’agit pas seulement de permettre un accès gratuit à internet. Les utilisateurs ont accès à un contenu de qualité selon leurs goûts, envies et les recommandations autour d’eux. Les entreprises vont améliorer ainsi leur chaîne de valeur. « Nous avons conçu une solution unique pour chaque type d’entreprise, qui permet d’offrir la meilleure expérience possible à sa clientèle », a-t-il fait savoir.

« Ma’Vero possède un restaurant végétarien. Pour mieux gérer son stock et ses ventes, elle utilise « Lopango » qui lui permet de savoir exactement quand acheter les ingrédients de ses plats et de ses limonades. En plus, elle connaît mieux sa clientèle et peut donc personnaliser ses offres pour chaque client qu’elle reçoit », a articulé Nelson Cishugi, parlant d’un exemple d’une société reliée à sa solution.

Un hotspot Wifi est un emplacement physique qui est fourni pour offrir aux utilisateurs la possibilité de se servir de leurs dispositifs (ordinateur, smartphone, etc.) hors de chez eux. Ces hotspots sont devenus de plus en plus populaires au cours de cette dernière décennie dans les établissements gastronomiques, centres commerciaux, aéroports, hôtels, cafés, et se trouvent désormais partout où les gens se rassemblent.

Dans certaines villes, comme Brazzaville, il existe des endroits, à l’instar de la Corniche, où les hotspots sont disponibles gracieusement. Mais ils n’offrent pas de service autre que l’internet. « Il vous est certainement déjà arrivé de vous ennuyer dans une gare, ou un aéroport, ou en attendant quelqu’un dans un restaurant. Vous vous dites alors que vous pourriez passer du temps sur internet en attendant. Malheureusement, internet c’est toujours cher et parfois, vous ne captez pas bien du tout », a soutenu Nelson Cishugi.

Membre de l’association Yali Congo, Nelson Cishugi est un graphiste et spécialiste web, stratège de contenus et consultant en expérience utilisateur et client. Il est détenteur du titre d’Adobe certified expert, le tout premier en Afrique subsaharienne en dehors de l’Afrique du Sud, le seul à ce jour en Afrique francophone.

Depuis 2017, le projet « Lopango » a pris une nouvelle allure. La même année, Nelson Cishugi est lauréat, parmi trois autres entrepreneurs congolais de la troisième édition du plus grand programme d’entrepreneuriat africain de cent millions de dollars sur dix ans, organisé par la fondation Tony-Elumelu.

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Les PME participent à plus de 70% des revenus des ménages en RDC

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Les Petites et moyennes entreprises participent à plus de 70 % des revenus des ménages en République démocratique du Congo, a déclaré le week-end, le directeur-général du Fonds pour l’inclusion financière en RDC (FPM/ASBL), Jean-Claude Thetika, lors de la 8ème édition du Forum accès au financement (FAAF), tenue  à l’Université protestante du Congo, sous le thème « Assurer le fonctionnement de mon entreprise : Gérer pour améliorer les performances ». Il a indiqué que le FAAF, est un  grand rendez-vous annuel dans le monde économique congolais, qui regroupe les  institutions financières et les demandeurs (micro, petites et moyennes entreprises, MPME). C’est  aussi une plateforme unique d’échanges et des rencontres directes où la finalité est l’accès des PME au financement.

Le FAAF s’articule autour d’un triple objectif, à savoir l’échange entre les entrepreneurs et les institutions financières, la formation des entrepreneurs dans divers domaines de gestion, et le marketing des produits financiers disponibles, a-t-il ajouté.

Le FPM/ASBL, est un fonds multi bailleurs créé, il y a plus de sept ans en vue de promouvoir l’inclusion financière en RDC en accordant l’assistance technique aux institutions financières quelques soient leurs types et en accordant aussi les lignes de financement dans le but de permettre au secteur financier d’accorder un concours aux micro, et moyens finances, a dit Jean-Claude Thetika.

Il a précisé que le FPM/ASBL ayant compris que les PME étant donc les premiers employeurs de la RDC, est passé à l’ action beaucoup plus concrète du fait que les banques et les institutions financières n’étaient pas outillées pour servir les PME et leur accorder le financement.

Présentation des  produits de quelques entreprises participant à la 8ème édition

M. François Ngenyi, représentant de l’entreprise Ingenious city, a indiqué que sa société est une structure d’incubateur des PME qui accompagne  de projet de création d’entreprise et s’occupe également de Startup qui est une nouvelle entreprise innovante généralement à la recherche d’mportante levée de fonds d’investissement.

Pour Mme Carole Robert de la Fondation Biotechnologie pour le développement durable en Afrique, son association soutient la coopération scientifique, la formation et la réalisation des projets d’entreprises liées à la culture des plantes africaines de valeur ajoutée, estimée à plus de 90 milliards de dollars en respectant les standards internationaux de qualités des industries nutraceutiques, cosmétiques et biopharmaceutiques, dans une perspective de développement durable.

Cette fondation soutient également la création d’éco-entreprise en formant des entrepreneurs africains, éco-entrepreneurs capables de satisfaire les standards de qualité émis par l’OMS concernant la culture et la récolte des plantes à valeur ajoutée. Ce forum a été organisé par le FPM/ASBL en partenariat avec l’USAID, l’ANIMF, la TMB, Advans Bank, la BOA et Ingenious city.

Nigéria: Air Peace, meilleure entreprise de l’année 2017

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Air Peace, la plus grande compagnie aérienne nigériane, a remporté le «Prix de l’entreprise de l’année 2017» décerné par Leadership Group. La distinction a été annoncée le jeudi 24 mai 2018 à Abuja au cours de la cérémonie de remise des prix Leadership 2017.

Air Peace, entreprise la plus performante au Nigéria

Le président de Leadership Group Limited, M. Sam Nda-Isaiah, a déclaré qu’Air Peace et d’autres lauréats ont été sélectionnés uniquement sur la base de leur mérite. Il a félicité le transporteur nigérian pour avoir contribué de manière significative au développement économique du pays, les exhortant à maintenir les standards élevés.

« Le prix décerné par Leadership Group est une preuve supplémentaire de la qualité de nos contributions au développement de l’économie nigériane et à la fourniture d’excellents services aériens », a déclaré la compagnie dans un communiqué publié par son Responsable des communications, Chris Iwarah.

« Nous ne ménagerons aucun effort pour rendre l’expérience de vol de nos clients agréable et enrichissante. Bientôt, nous annoncerons des dates pour le début de l’expansion de notre réseau de routes vers Asaba, Bauchi, Kaduna, Makurdi, Osubi, la base aérienne nigériane à Port Harcourt, Monrovia, Lomé, Abidjan et d’autres destinations de la côte ouest de l’Afrique », a-t-il ajouté.

Cette nouvelle distinction de la compagnie vient quelques mois après avoir été reconnue comme « Meilleure compagnie nationale » par l’institut nigérian des relations publiques.

Lancée en 2013, Air Peace s’est imposée en à peine quatre ans d’exploitation comme la compagnie aérienne la plus dynamique du Nigeria. Avec une flotte de 19 avions, elle opère sur 11 lignes domestiques. Dans la sous-région, elle connecte Dakar au Sénégal, Accra au Ghana et Freetown en Sierra Leone.

En février dernier, elle a pris possession du premier de ses deux Boeing B777. L’avion long-courrier sera déployé sur les futures lignes internationales de la compagnie. « Nous sommes en train de finaliser les préparatifs de nos vols vers des destinations internationales, notamment Dubaï, Sharjah, Guangzhou-Chine, Londres, Houston, Mumbai et Johannesburg », a expliqué Allen Onyema, PDG d’Air Peace. Elle a par ailleurs procédé au lancement de sa filiale cadette, Air Peace Hopper.

En 2017, la compagnie a effectué 14.312 vols sur les lignes domestiques et transporté près de 2,2 millions de passagers.

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