Une génération d'entrepreneur

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juillet 2018

Lente progression du commerce en ligne en Afrique

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Comment développer le commerce en ligne en Afrique ? C’était le sujet d’une conférence organisée par l’Union africaine qui s’est tenue à Nairobi la semaine dernière. Elle a rassemblé des représentants des principales plateformes développées pour le continent, des membres des gouvernements et des institutions régionales. Selon le cabinet Mc Kinsey, le secteur connaît une forte poussée en Afrique où le chiffre d’affaires pour l’année 2014 est estimé à 8 milliards de dollars. Il pourrait atteindre 75 milliards de dollars en 2025. Mais le continent reste encore à la traîne de cette filière commerciale dans le monde.

Comment développer le commerce en ligne en Afrique ? C’était le sujet d’une conférence organisée par l’Union africaine qui s’est tenu à Nairobi du 23 au 25 juillet 2018. Elle a rassemblé des représentants des principales plateformes développées pour le continent, des membres des gouvernements et des institutions régionales. Selon le cabinet Mc Kinsey, le secteur connaît une forte poussée en Afrique où le chiffre d’affaires pour l’année 2014 est estimé à 8 milliards de dollars. Il pourrait atteindre 75 milliards de dollars en 2025. Mais le continent reste encore à la traîne de cette filière commerciale dans le monde.

Les défis à relever sont nombreux : formation, fracture numérique, mais aussi financement local, selon Kwame Acheampong, directeur Afrique chez Mall for Africa, champion nigérian de la vente en ligne. « L’investissement privé n’est tout simplement pas disponible. Je ne demande pas aux gouvernements de financer directement les start-ups, mais ils pourraient inciter à l’investissement. Comme à Singapour, où si vous êtes un investisseur privé et que vous avez investi dans une entreprise qui fait faillite, vous bénéficiez d’un allègement fiscal. »
Autre défi de taille : les infrastructures et la logistique transfrontalière, comme à l’intérieur de chaque pays. Selon l’Union africaine, le commerce inter-africain stagne à 18 % du commerce total du continent, tandis que la part de l’Afrique dans le commerce mondial est évaluée à 3 %. Le commerce en ligne pourrait changer les choses. Consultant auprès de l’UA, Sid Boubekeur salue le développement de partenariats d’entreprises africaines avec les géants mondiaux du e-commerce. « Vu l’augmentation de la clientèle, e-Bay, Amazon, placent 10 millions ou 30 millions d’euros en partenariats, avec Jumia par exemple, pour mettre en place des plateformes de distribution. Ces plateformes de distribution vont générer des emplois, vont booster les ventes et réduire les coûts des produits. »

La concentration se fera au détriment des plateformes africaines de commerce en ligne.

Sid Boubekeur entrevoit à l’avenir l’émergence de grands groupes, au risque de voir disparaître les plateformes africaines. Pour pouvoir être compétitives, les entreprises du continent devraient être capables, comme leurs homologues américaines, d’analyser les métadonnées des utilisateurs grâce à l’intelligence artificielle, explique Ibrahima Nour Eddine Diagne, Président de l’African Performance Institute. « Ce qui fait la force du big data c’est le grand marché, et l’Afrique est pour l’instant cloisonnées dans de petits marchés. Le deuxième facteur c’est la régulation, et l’Afrique est en retard sur la protection des données de ses consommateurs. On aurait pu exiger que toutes les données des Africains qui sont stockées dans des plateformes internationales soient répliquées au niveau national ce qui nous donnerait la possibilité de les valoriser. »

L’Union africaine s’est engagée à légiférer sur le commerce en ligne à l’échelle continentale. Au programme : harmonisation des réglementations commerciales, création d’une structure dédiée à la digitalisation de l’économie, protection des consommateurs et de leurs données. Un projet complet devrait être présenté lors de sommet de l’Union africaine en 2020.

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Africa Ceo Forum : Kigali accueille l’édition 2019

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Les décideurs et financiers du secteur privé africain se donnent rendez-vous les 25 et 26 mars 2019 à Kigali, au Rwanda, pour promouvoir les entreprises africaines sur le continent comme à l’international et tisser des relations d’affaires à très haut niveau.

Après l’édition 2018 à Abidjan marquée par une forte mobilisation et la présence des présidents de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Zimbabwe, c’est au tour de Kigali, la capitale du Rwanda, d’accueillir les plus grands décideurs et financiers africains les 25 et 26 mars 2019.

«Alors que l’Afrique se mobilise pour renforcer l’intégration régionale, le choix du Rwanda, pays au confluent de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique centrale, s’inscrit dans la volonté d’Africa Ceo Forum de soutenir les rencontres et courants d’affaires entre chefs d’entreprise issus de tout le continent», indique un communiqué d’Africa Ceo Forum.

Présenté comme la porte d’entrée d’un marché régional de plus de 150 millions de personnes et signataires de 68 accords de commerce, le Rwanda dispose de nombreux atouts pour abriter ce grand rendez-vous de décideurs du continent. «Cette septième édition se déroulera (…) au cœur du continent, au Rwanda, pays à la fois francophone et anglophone, dont le dynamisme économique et le modèle de développement axé sur l’éducation, l’innovation et la performance sont le parfait reflet des valeurs d’Africa Ceo Forum» explique le fondateur et président d’Africa Ceo Forum, Amir Ben Yahmed.

Depuis six ans, Africa Ceo Forum est le plus grand rendez-vous international des décideurs et financiers du secteur privé africain. Il est organisé par Jeune Afrique Media Group, éditeur de Jeune Afrique et de The Africa Report, et par Rainbow Unlimited, société suisse spécialisée dans l’organisation d’événements de promotion économique.

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Le satellite Athena de Facebook déployé en 2019

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Facebook doit absolument séduire de nouveaux utilisateurs pour assurer son développement. Il n’y à pas de solution miracle: il faut toucher les pays en voie de développement. L’Afrique constitue le plus grand potentiel.

Mais pour que Facebook trouve de nouveaux ultilisateurs ceux-ci doivent impérativement être connectés. C’est la qu’intervient Athéna !

La solution à ce casse-tête est simple : il faut offrir à ces futurs utilisateurs un accès à internet, si possible fiable et rapide. Facebook avait commencé à travailler sur des drones (le projet Aquila) qui auraient fourni un accès internet dans les endroits reculés. Mais le réseau social a finalement décidé de viser beaucoup plus haut.

Un accès à internet… et à Facebook

Facebook a confirmé des informations de Wired sur un autre projet, plus ambitieux encore : dans le courant de l’année prochaine, l’entreprise lancera un satellite qui aura pour but de connecter des zones privées d’internet. Baptisé Athena, ce satellite tournera autour de la planète dans une orbite basse, et sa mission sera « limitée » dans la durée.

Il est donc fort probable qu’il s’agisse, dans un premier temps, de tester la pertinence et l’efficacité d’une telle solution. Avant, sans doute, de mettre les bouchées doubles dans un programme spatial de plus grande ampleur. L’orbite basse visée par Facebook laisse penser que le groupe a l’intention de créer un « nuage » de centaines, voire de milliers de satellites gravitant tout autour de la Terre afin de fournir la couverture la pus complète du globe.

Facebook n’est pas la seule entreprise à s’intéresser aux satellites d’accès à internet. SpaceX a déjà envoyé deux engins dans l’espace, qui pourraient à terme être rejoints par des centaines d’autres dans le cadre du projet Starlink.

E-Afrika, le premier réseau social d’affaires en Afrique lance la 1ère édition des Business game challenge

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Le Business game challenge met en compétition des jeunes camerounais regroupés en équipe qui auront pour mission, de proposer aux entreprises les services d’E-Akrika, réseau spécialisé dans l’accompagnement des Tpe et Pme vers la digitalisation. En outre les compétiteurs vont devoir auditer les entreprises, détecter leurs problèmes et leur apporter des solutions.

En s’arrêtant sur son nom de baptême le «Business game challenge», on pourrait penser que le nouveau concept d’E-Afrika n’est qu’un jeu. Oh que non ! Il s’agit d’un stage d’apprentissage et de surpassement de soi au terme duquel, trois équipes, les meilleures et classées par ordre de mérite recevront respectivement 500 mille, 300 mille et 200 mille Fcfa. En plus du gain financier, le Directeur général d’E-Afrika Martial Djomo indique qu’il y a une possibilité de recrutement pour deux ou trois compétiteurs qui se démarqueront par un seul mot l’excellence. «Dans ce secteur pour pouvoir arriver à satisfaire le client il faut être excellent», précise -t-il.

LA 1ERE EDITION

Le Business game challenge va s’étendre sur une période de deux mois. La cérémonie de lancement officiel de la première édition a eu lieu le 24 juillet 2018 à Yaoundé. 10 équipes constituées chacune de 5 personnes ont été mises sur pied. Il y a entre autres des équipes d’infographes, de communicateurs, de développeurs et de commerciaux. Celles-ci auront chacune un portefeuille client des entreprises qui ont déjà été prospectées par les responsables d’E-Afrika. Ces équipes seront toutefois suivies par un jury composé de consultants dans les domaines de la finance, de la communication et de la gestion. Les compétiteurs seront évalués de façon hebdomadaire. Les critères d’évaluation au nombre de trois sont la visibilité, le chiffre d’affaires et le respect entre les collaborateurs.

LE CONCEPT

Martial Djomo qui affirme que l’entreprise se porte plutôt bien soit trois mois après le début effectif de ses activités, déclare en ce qui concerne les motivations ayant conduit à la création du Business game challenge «les entreprises nous font savoir qu’on veut prendre tout ce que vous nous proposez. Seulement on veut se faire accompagner. Donc il est important pour nous de ne plus seulement dire, venez adhérer à la plate-forme. Nous venons dire aux entreprises: vous avez demandé qu’on vous accompagne. On va le faire».

«C’est un peu comme l’informatique. Il y a des gens qui savent que l’informatique c’est bien, mais ça ne se résume pas à acheter un ordinateur. Il faut savoir comment utiliser. Les chefs d’entreprise nous disent on veut bien aller sur le digital, mais comment on s’y prend. D’où le fait d’organiser un business game. Les équipes vont donc véritablement accompagner les entreprises pour les amener à capitaliser sur le numérique», ajoute-t-il.

LA START-UP

Rappelons qu’E-Afrika est le tout premier réseau social d’affaires en Afrique. Il a été créé par deux camerounais à savoir Serge Wamba Fosso et Martial Djomo. L’idée et le but poursuivis par cette start-up ont été salués par les ministres de la Jeunesse et des Petites et moyennes entreprises. E-Afrika se donne pour mission d’apporter une visibilité aux entreprises, de les faire bénéficier d’un système de réseautage et les accompagner en leur offrant une stratégie personnalisée. La start-up dont le siège est à Yaoundé fonctionne avec un capital de 10 millions de Fcfa.

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Cameroun : chute de 80% du commerce du cacao en raison de la crise sécessionniste

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Le commerce de fève a chuté au cours de la campagne 2017-2018 a chuté de 80% dans la région anglophone du sud-ouest du Cameroun. D’après un rapport de l’ONG locale, Human Is Right, cité par «Sunday Times», cette situation serait une des conséquences de la crise sécessionniste qui a occasionné la destruction des installations et camions des producteurs du cacao de la région.

La crise sécessionniste dans les régions anglophones du sud-ouest et du nord-ouest au Camerounais ne cesse de porter des coups à l’économie du pays. Un rapport rendu public la semaine dernière par l’ONG locale, Human Is Right, et cité par Sunday Times, révèle une chute drastique à 80% du commerce de fèves dans la région sud-ouest pourtant réputée comme l’un des deux plus importants bassins de production du Cameroun.

D’après un responsable de Telcar Cocoa (négociant local de la firme américaine Cargill) cité dans le rapport, les conséquences de la crise seraient dévastatrices. Acteur majeur de la filière cacao au Cameroun, avec 30% des exportations de fèves, Telcar a vu plusieurs de ses installations et camions incendiés par des sécessionnistes anglophones qui ont instauré le règne de la violence depuis près de deux ans déjà. «Telcar a dû négocier avec les combattants sécessionnistes pour préserver certaines de ses installations dans les villages reculés», note Human Is Right dans son rapport.

En dehors du commerce de fèves, la production cacaoyère dans la région sud-ouest devrait également enregistrer une baisse pour cette saison, si l’on se réfère aux projections de l’Office national du cacao et du café (ONCC). L’institution explique cette contre-performance par l’exode des producteurs qui ont abandonné leurs plantations en fuyant les violences et le bradage de fèves par certains d’entre eux habitant les villages frontaliers au Nigeria.

Notons que la crise sécessionniste dans les deux régions anglophones n’a pas d’impact que sur la filière cacao. Selon le rapport de Human Is Right, à l’instar de Telcar Cocoa, l’entreprise publique Pamol, qui exploite le palmier à huile dans la région du sud-ouest, a dû abandonner certaines de ses plantations à cause de l’escalade de la violence. Une situation qui a eu pour conséquence l’augmentation du taux de chômage de 70% dans le secteur agricole dans la région.

Hauts dirigeants : comment intégrer un conseil d’administration d’entreprise

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À un certain niveau de leur carrière professionnelle, dirigeantes et dirigeants sont attirés par des postes d’administrateur d’entreprise. Leur rôle, définir des stratégies et représenter les actionnaires. Voici quelques conseils pour les intégrer.

Comment avoir encore plus de responsabilité lorsqu’on est déjà tout en haut de la chaîne hiérarchique ? Les dirigeants ont la réponse : siéger à des conseils d’administration. Poste stratégique qui engage à la fois sa responsabilité professionnelle et sa réputation personnelle, l’administrateur est un maillon fort dans la gouvernance d’une entreprise. Le poste permet aux dirigeants de découvrir de nouveaux secteurs et d’analyser de nouveaux marchés.

Responsabilité

Siéger en tant qu’administrateur d’entreprise est bien souvent synonyme d’une expérience professionnelle déjà bien éprouvée. À titre d’exemple, en 2017, la moyenne d’âge des conseils d’administration des entreprises du Cac 40 était de 58,8 ans.

UN POSTE EN CONSEIL D’ADMINISTRATION EST INTÉRESSANT PARCE QU’IL DONNE DE LA SÉNIORITÉ À UN PROFIL.

« Un poste en conseil d’administration est intéressant parce qu’il donne de la séniorité à un profil. Mais il ne faut pas négliger qu’il engage la responsabilité légale de l’administrateur qui se doit de faire respecter des règles d’éthique à la direction de l’entreprise et qu’il représente les actionnaires » rappelle Viviane de Beaufort, professeure de droit des affaires à l’Essec et spécialisée dans les questions de mixité dans le monde du travail.

Avant de vous lancer, n’hésitez pas à prendre contact directement avec des dirigeants et des administrateurs afin qu’ils vous expliquent les tenants et aboutissant de cette responsabilité. Ce sera par ailleurs l’occasion de vous créer un réseau et d’en parler autour de vous.

Faire savoir

Si vous souhaitez briguer un poste en conseil d’administration, la première chose est en effet de le faire savoir. « J’impose toujours aux femmes qui participent à mon programme de mettre à jour leur profil LinkedIn en précisant bien dans leur résumé le fait qu’elles recherchent un mandat », souligne la professeure. Elle conseille également de se faire connaître des cabinets de chasse de tête et de trouver des mentors qui vous permettent de rencontrer du monde et de vous coacher dans vos candidatures et la préparation des entretiens.

Contacter les bons interlocuteurs

« Dans ce type de réseau, on est encore dans le système de cooptation. Mais il n’est pas inutile d’aller au-devant des besoins en se faisant connaître des secrétaires généraux des conseils d’administration. Ce sont eux qui sont en charge du renouvellement des mandats », confie Viviane de Beaufort.

Candidature

Le CV d’un administrateur (un exemple ici en page 9) n’a rien à voir avec celui d’un candidat à un poste lambda. On s’intéressera moins à votre expérience professionnelle qu’à vos capacités à penser une stratégie : « On veut savoir si vous êtes intéressé par l’entreprise et si vous en connaissez sa culture, savoir ce qui vous plaît dans sa stratégie et la vision que vous pouvez apporter. Vous devez aussi prouver que celle-ci est transversale », résume la professeure.

Enfin, si vous pensez être encore trop jeune pour intégrer le conseil d’administration d’une grande entreprise, l’alternative des structures plus restreinte et plus souple comme les associations, les ONG ou les start-up est toujours envisageable.

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Le Salon des Entrepreneurs de Marseille met le cap sur l’Afrique

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L’étape marseillaise du Salon des entrepreneurs (SDE) se tiendra les mardi 9 et mercredi 10 octobre 2018, au Palais des congrès. L’Afrique et l’entrepreneuriat dans les quartiers seront mis à l’honneur.

Après ses deux dernières éditions à Paris et à Lyon, le Salon des Entrepreneurs (SDE) s’installe au Palais des Congrès de Marseille les mardi 9 et mercredi 10 octobre 2018. Deux enjeux forts seront traités pour la première fois :

 l’Afrique et les opportunités de développement, d’implantation et de business qu’offre le continent aux entrepreneurs de la région Sud. 

 l’entrepreneuriat dans les quartiers, en mettant en lumière des chefs d’entreprise issus de quartiers difficiles qui témoigneront de leurs success stories.

A noter plusieurs autres thématiques inédites durant les deux jours du SDE : les opportunités de business de la filière cinéma, l’intelligence artificielle, les secrets du codage, l’entrepreneuriat féminin ou encore l’entrepreneuriat en situation de handicap.

Au final, plus de 100 conférences & ateliers et 25 animations seront proposés au travers de 7 programmes thématiques, permettant de couvrir l’ensemble des besoins des entrepreneurs, de la création au développement de leur activité.

Une contribution à l’essor de l’entrepreneuriat africain : retour sur le 6e rapport ESG & Impact du fonds IPAE 1

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(I&P) – Inauguré en 2012, le fonds I&P Afrique Entrepreneurs 1 (IPAE 1) a clôturé sa période d’investissement en 2017 avec deux investissements dans des entreprises maliennes, portant à 29 le nombre total de PME africaines en portefeuille. La publication du 6ereporting ESG & Impact annuel permet ainsi de faire un premier bilan des principaux impacts du fonds et des entreprises en portefeuille, à l’heure où le fonds successeur IPAE 2 réalise ses premiers investissements.

Des entreprises engagées et dont les impacts sociaux et environnementaux
sont valorisés et mesurés par I&P

Le portefeuille du fonds IPAE 1 compte 29 entreprises, caractérisées par une grande diversité sectorielle (Agrobusiness, BTP, Microfinance, Education…) et une forte présence dans les Pays les Moins Avancés et pays fragiles (80% du portefeuille).

I&P collecte chaque année une centaine d’indicateurs auprès des entreprises en portefeuille pour mesurer leurs impacts au vu des objectifs prioritaires du fonds : développer le tissu entrepreneurial africain dans les PME et leurs chaînes de valeur, créer des emplois décents, proposer des biens et services de base pour les populations locales et promouvoir une croissance respectueuse de l’environnement. I&P donne également une visibilité de plus en plus forte aux enjeux genre, avec pour objectif global de favoriser l’entrepreneuriat féminin et promouvoir la parité entre les sexes à tous les niveaux de l’entreprise (en savoir plus).
L’équipe ESG & Impact d’I&P évalue par ailleurs annuellement la progression des entreprises sur certains enjeux sociaux et environnementaux clés, parmi lesquels la politique d’assurance santé, les conditions de travail des employés ou encore la réduction de l’empreinte carbone.

Un fonds d’impact destiné aux PME africaines et récemment certifié B Corp™

L’année écoulée a été marquée par un événement majeur pour I&P et l’ensemble des fonds sous gestion : la certification B Corp™, un label indépendant réunissant partout dans le monde des entreprises qui souhaitent avoir une contribution positive pour la société et qui répondent à des critères exigeants en matière de stratégie et de transparence sur leur démarche sociétale. « La publication annuelle du rapport ESG et Impact de nos fonds correspond précisément à cette démarche de transparence, absolument nécessaire pour assurer la crédibilité du marché naissant de l’investissement d’impact, affirme Jean-Michel Severino, Président d’Investisseurs & Partenaires. La création d’impacts sociétaux positifs et la bonne performance ESG de nos entreprises ne sont pas pour nous des options : elles font partie intégrante du modèle économique des entreprises et de notre mission ».

A propos d’Investisseurs & Partenaires 

Investisseurs & Partenaires (I&P) est un groupe d’investissement d’impact dédié aux petites et moyennes entreprises d’Afrique Subsaharienne, acteurs clés d’une croissance durable et inclusive sur le continent. Depuis sa création en 2002, I&P a investi dans plus de 80 entreprises basées dans 15 pays africains. Ces entreprises créent de la valeur locale et des emplois pérennes, mais génèrent aussi d’importants impacts sociaux, environnementaux et de gouvernance. I&P est un partenaire actif qui en plus d’un investissement financier, apporte ses compétences en stratégie, en finance et en management pour accélérer la croissance de ses entreprises partenaires. I&P rassemble quatre fonds panafricains – IPDEV1, IPDEV2, IPAE1 et IPAE2 – qui représentent un total de 125 millions d’euros d’actifs et qui se distinguent par la taille des entreprises ciblées – et cinq fonds d’impact africains – Comoé Capital (Côte d’Ivoire), Miarakap (Madagascar), Sinergi Burkina, Sinergi Niger et Teranga Capital (Sénégal). Fondé par Patrice Hoppenot et dirigé par Jean‐Michel Severino depuis 2011, I&P compte une quarantaine de collaborateurs présents à Paris et dans sept bureaux africains (Burkina Faso, Cameroun, Ghana, Côte d’Ivoire, Madagascar, Niger et Sénégal).

Andy Costa, l’entrepreneur qui veut faire pédaler la Côte d’Ivoire

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Depuis huit ans, le créateur de My dream for Africa tente de sensibiliser son pays aux enjeux écologiques et à l’usage de transports « verts ».

C’est un ambassadeur sans tutelle ni territoire. Un diplomate « auto-affecté », dans son propre pays, la Côte d’Ivoire. Sa mission ? « Veiller à l’image et aux intérêts du vélo », déclare « Son Excellence » Andy Costa. Un titre auquel il tient et qu’il a, le plus sérieusement du monde, fait inscriresur sa carte de visite.

Voilà huit ans qu’il est en poste et qu’il plaide inlassablement la cause du deux-roues. Au dernier Sommet Union Africaine-Union Européenne, dans la délégation ivoirienne pour la récente COP 23 de Bonn (Allemagne), lors des galas de prestigieuses fondations, d’événements en tout genre qui rythment la vie de la capitale économique ivoirienne, à la télévision, sur les réseaux sociaux : Andy Costa, 40 ans, est partout. Et toujours en tenue d’apparat : jean, baskets et casque de vélo.

« Le vélo est assez mal vu en Côte d’Ivoire, réduit au statut de bon cadeau de noël pour les enfants et déconsidéré en tant que moyen de déplacement ou de loisir. Or ses avantages pour un pays comme le nôtre sont multiples. En termes de mobilité d’abord, car aujourd’hui, nombre d’Ivoiriens se déplacent encore à pied, ce qui réduit considérablement leur employabilité,avance Andy Costa. Le vélo, lorsque les conditions de sécurité seront réunies en milieu urbain, sera l’une des solutions à ce problème. »

Installer les vélos dans un pays où la voiture est sacralisée, dans une ville, Abidjan, où les motos et scooters sont rares, contrairement à la plupart de ses homologues ouest-africaines telles que Cotonou, Bamako ou encore Ouagadougou, s’annonce compliqué. « Il y a tout un travail de [changement d’image] à faire pour que le vélo entre dans les mœurs et la culture ivoiriennes. »

La bicyclette sous toutes ses formes

Pour s’y atteler, Andy Costa a créé en 2010 une ONG, My dream for Africa (mon rêve pour l’Afrique), puis un peu plus tard une société du même nom, toutes deux à l’origine de plusieurs projets visant à promouvoir le vélo. Parmi ceux-ci, le programme court « Tous au transport vert », diffusé régulièrement depuis un an par la Radiodiffusion-télévision ivoirienne (RTI) et qui a déjà réussi à faire pédaler face caméra une vingtaine de personnalités dont le footballeur Didier Drogba, l’ancien ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, George Serre ou encore Babacar Cissé, patron du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) à Abidjan.

Organisation du salon annuel du vélo d’Abidjan, de conférences « vertes », de séances de vélo collectives avec des entreprises, d’opérations de nettoyage des plages… My dream for Africa décline la bicyclette sous toutes ses formes.

Autre projet phare : l’équipement prochain en pistes cyclables et en vélos (500 au démarrage) en libre-service de l’Université de Cocody, la plus grande du pays, avec près de 60 000 étudiants, en partenariat avec le PNUD et l’entreprise française Smoove. « Le but, c’est de dupliquer ce dispositif dans l’ensemble des universités ivoiriennes, puis africaines, pour que les étudiants se familiarisent avec le vélo. Ce sont eux les futurs leaders, eux qui décideront de la nécessité de penser et de réaménager nos villes, pour qu’elles accordent plus de place aux transports propres et à l’écologie », dit Andy Costa, qui se déplace lui-même à vélo « dès qu’[il]peut », même si cela n’est pas toujours faisable dans une ville comme Abidjan.

« J’entends souvent que l’écologie n’est pas une priorité en Afrique et cela m’étonne toujours. En Côte d’Ivoire, nous subissons déjà les effets du changement climatique. Les pénuries récentes d’eau à Bouaké, la montée des eaux qui menace des villes du littoral comme Grand-Lahou, la pollution liée aux voitures et ses conséquences sanitaires à Abidjan… Tous ces phénomènes prouvent qu’il y a véritablement urgence et qu’une prise de conscience collective est nécessaire ! », ajoute l’entrepreneur.

Andy Costa l’avoue, il a parfois l’impression de prêcher dans le désert. Peu sont d’ailleurs ceux qui, au départ, avaient cru en son projet. Moins nombreux encore, ceux qui croyaient qu’il en ferait un jour un métier. Lui, l’enfant de Treichville, une commune populaire d’Abidjan, passionné de photographie, qui après avoir passé plusieurs années dans le département marketing d’une marque de boisson a décidé de se lancer dans l’entrepreneuriat, pour « une histoire de vélo » – comme l’on aimait souvent à caricaturer son projet – en a déconcerté plus d’un.

Son histoire d’amour avec la petite reine, l’ambassadeur ne sait pas exactement de quand elle date… Et à vrai dire, cela importe peu dans le récit du personnage qu’il a réussi à créer.

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Afrique de l’Ouest : « l’Ebola du manioc » menace la sécurité alimentaire

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La sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest est menacée à cause de « l’Ebola du manioc », une maladie virale qui peut détruire la presque totalité d’une récolte et qui se progage par des petites mouches blanches. Un vrai risque quand on sait que le manioc est un des aliments de base pour de nombreux Africains.

Derrière les grilles du pôle scientifique de l’université Houphoet-boigny de Bingerville en Côte d’ivoire, se trouve le siège du programme Wave, spécialisé dans la sécurité alimentaire et financé par Bill Gates. Depuis des mois, ces chercheurs travaillent sans relâche. Leur mission : trouver un remède à cette maladie qui s’attaque au manioc.

Ce virus propagé par des mouches blanches mais aussi par les hommes lorsqu’ils transportent des boutures, a déjà ravagé la quasi totalité de la production de manioc en Afrique centrale et s’étend dangereusement à l’Afrique de l’Ouest. Sa virulence est telle que les chercheurs l’appelent « l’Ebola du manioc ».

Or, cette plante, très nutritive, peu onéreuse et facile à cultiver, constitue l’aliment de base de près de 500 millions d’Africains. La semoule de Manioc, par exemple, accompagne des mets parmi les plus prisés, et le continent est le premier producteur mondial de cette plante. Alors le temps presse.

Des variétés expérimentales ont déja été conçues. Elles doivent être testées en Afrique centrale. Mais les spécialistes en appellent à une approche régionale et demandent plus d’implication, notamment financière, de la part des gouvernements du continent alors que les besoins en nourriture ne font que croître au fur et à mesure que la population augmente. Dans les années 90, le même virus a causé la famine et la mort de plus de 3000 personnes en Ouganda.

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