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août 2018

Jean-Louis GUIGOU et Pr Alioune SALL : « Le partenariat gagnant-gagnant entre l’Europe et l’Afrique n’est pas une option mais un impératif ! »

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Comment refonder la relation Europe-Afrique dans une perspective de partenariat « gagnant-gagnant » ? En finir avec la prédation des matières premières africaines ? Passer de l’aide à l’investissement pour une transformation structurelle des économies africaines… autant de questions – et d’esquisses de réponses – abordées dans cette tribune cosignée par deux experts internationaux.


Tribune libre, par Jean-Louis GUIGOU [1] et Pr Alioune SALL [2]

« Réunis en juillet aux Rencontres d’Aix-en-Provence, des économistes de renom ont exprimé, avec une désarçonnante humilité, leurs doutes et leur impuissance devant l’accumulation des risques – inégalités croissantes, robotisation, réchauffement climatique, migrations, stagnation en Europe… – qui alimentent les angoisses et font progresser les populismes en Europe, particulièrement au regard de notre relation au continent africain.

L’heure ne devrait cependant pas être au découragement qui empêche de voir les opportunités.

La négociation en 2019 et 2020 des accords post-Cotonou redéfinissant les relations économiques et politiques entre l’Afrique et l’Europe pour les quinze prochaines années (2035) est l’une de ces opportunités ; elle constitue, avec les questions climatiques, une variable importante pour l’avenir à moyen et long terme des deux continents. À quelles conditions ? C’est à cette question que nous répondons ici.

Conceptualiser le développement comme une intégration

Les débats sur les relations entre l’Afrique et l’Europe sont dominés par des logiques comptables – qui gagne, qui perd ? – ou par des logiques polarisantes (afro-optimistes/pessimistes) dans le cadre d’un paradigme du développement aujourd’hui fortement contesté.

Nombreux sont en effet les analystes qui pensent que l’économie de marché et la démocratie, concepts centraux de ce paradigme, sont moins solides qu’on pouvait le penser mais surtout qu’ils peuvent prendre des contenus différents selon les contextes locaux. Il est dès lors souhaitable de penser l’avenir autrement : moins en termes de performances dans un classement international, qu’en termes de modèle culturel en sachant qu’un modèle est toujours à la fois original, unique, évolutif et susceptible de s’appliquer a des groupes de toutes tailles. À la logique de développement, il faut substituer celle de partenariat, où le « gagnant-gagnant » est la règle et où le sens de la responsabilité partagée constitue le trait dominant, plus que la condescendance ou la charité.

Ce nouveau paradigme signifie qu’il faut en finir avec les seuls accords tarifaires et commerciaux (Lomé et Cotonou) des années 1980. En finir avec la prédation, voire le pillage des matières premières sans transformation sur place. En finir avec les aides et la charité des Européens, comme le réclamait le Président du Ghana, recevant le président Macron le 29 novembre 2017 à Accra, car les aides, y compris celles dites d’urgence, sont susceptibles d’entretenir la dépendance, voire la corruption et la mauvaise gouvernance.

Il faut passer de l’aide à l’investissement pour une transformation structurelle des économies et sociétés africaines et européennes, qui embrasserait d’un même regard les dimensions économiques, sociales, politiques, environnementales, culturelles et technologiques de la relation Europe/Afrique.

L’on cesserait alors de dissocier la croissance démographique africaine de l’industrialisation du Continent ; l’on cesserait également de dissocier les délocalisations, appauvrissantes si elles sont mal conçues, de la nécessité de penser en termes d’intégration durable l’ensemble que constitue l’AME – l’ensemble Afrique-Méditerranée-Europe. Cette intégration en profondeur devra se réaliser dans les deux sens, avec des investissements du Nord vers le Sud mais aussi du Sud vers le Nord. Elle donnera la pleine mesure de son potentiel lorsque, parallèlement aux investissements européens en Afrique, l’on verra des chefs d’entreprise méditerranéens et africains venir développer leurs activités en Europe et y créer des emplois, à l’instar d’Issad Rebrab, l’entrepreneur algérien qui a notamment sauvé l’entreprise française Brandt.

Des messages politiques forts de « commune 
volonté de vie commune »

Un de ces messages politiques forts est que le partenariat n’est pas une option mais un impératif. En effet, si les tendances actuelles se poursuivent, l’arrivée massive de migrants – peu importe qu’ils soient appelés économiques ou climatiques – générera de redoutables réactions sociales et politiques en Europe. La tentation du tout-sécuritaire portée par certains groupes ne résoudra pas les problèmes car la forteresse est la forme de défense la plus coûteuse de l’ordre marchand ou capitaliste, et alimentera un sentiment anti-européen.

À l’inverse un partenariat intelligent contribuera à construire de nouveaux équilibres, plus dynamiques, et plus bénéfiques pour les parties concernées. Des capacités renforcées de gestion et de pilotage stratégique des économies et sociétés par les élites africaines devraient avoir une incidence positive sur les relations euro-africaines ; les migrations pourront être maîtrisées avec une Europe vieillissante bénéficiant de la jeunesse des populations du Sud qui trouveraient là des opportunités d’emploi décent. La défense des valeurs communes s’en trouverait facilitée.

Pour donner corps à cette idée, il faut commencer par affirmer un destin commun « L’arrimage des deux continents Africain et Européen à travers la Méditerranée… pour créer un axe intégré Afrique/Méditerranée/Europe (AME) », pour reprendre les propos d’Emmanuel Macron, est une idée intéressante en ce que, aux antipodes d’un monde disloqué et sans solidarité, l’AME pourrait être un lieu où un dialogue fécond peut se nouer, nourri par la proximité, la complémentarité et la communauté d’intérêts face aux défis actuels et à venir (terrorisme, réchauffement climatique, migrations). Cette AMEdécalquerait, avec trente ans de retard, l’arrimage des deux Amérique et celui des pays du bloc asiatique, de loin les plus intégrés. Reste à faire naître un désir d’Afrique en Europe et un désir d’Europe en Afrique : « Une commune volonté de vie commune », comme dirait Ernest Renan.

Des priorités opérationnelles pour l’après-Cotonou

 L’opportunité que présente la négociation en 2019 et 2020 des accords post-Cotonou a déjà été évoquée. Il pourrait en sortir de nouvelles priorités pour l’AME. Parmi celles-ci devrait figurer l’investissement massif pour la création et le développement de filières régionalisées, euro-africaines – pour l’énergie, la chimie, les équipements, la santé, la logistique. Il en est de même pour des filières territorialisées – pour la sécurité alimentaire, l’eau, le traitement des déchets et la protection de l’environnement –, susceptibles de créer des emplois au Sud comme au Nord, de gagner en compétitivité par une meilleure allocation des facteurs de production et enfin de réduire les migrations définitives au profit d’une mobilité généralisée.

Un défi de taille sera la nécessité, pour les entreprises européennes, de présenter une réelle valeur ajoutée, notamment par rapport aux offres des opérateurs chinois (privés et publics). En effet, grâce aux routes de la soie vers le sud ainsi qu’à la réalisation des grands projets d’infrastructure dont l’Afrique a tant besoin et à la mise en place de Zones Économiques Spéciales (ZES), la Chine, premier pays manufacturier du monde, est devenue en trente ans un acteur majeur sur la scène africaine.

Les entreprises européennes doivent dès lors présenter des offres attractives. Emprunter un tel chemin est difficile pour des entreprises qui bénéficiaient d’une « rente historique », mais n’est-ce pas « dans le difficile que se trouve le chemin », comme le suggérait le philosophe danois Søren Kierkegaard ? Si oui, les pistes ne manquent pas, dans lesquelles une coopération euro-africaine renforcée serait bénéfique pour tous.

Il en est ainsi des questions climatiques sur lesquelles les deux continents doivent développer un plaidoyer plus vigoureux pour un nouveau modèle de production économe en énergie fossile, privilégiant le solaire et les renouvelables. Il en est ainsi du modèle de coproduction (ou co-localisation) : fondé sur le partenariat avec des acteurs locaux, permettant le transfert de technologies et le partage de valeur ajoutée, ce modèle est particulièrement indiqué pour les relations au sein de l’AME. Il en est ainsi de la responsabilité sociale et environnementale, qui en constitue le pendant, et qui doit apporter un plus par rapport à l’offre des entreprises des pays émergents d’Asie, d’Europe et des Amérique.


Valoriser les diasporas européennes en Afrique, 
et africaines en Europe

Enfin, si le principe de subsidiarité dicte de laisser l’Afrique aux Africains, l’Europe aux Européens et de redistribuer les activités de production en fonction des impératifs économiques, environnementaux et sociaux du développement durable, l’on aurait tort de ne pas valoriser les diasporas européennes en Afrique, et africaines en Europe, pour concrétiser ce projet.
À partir de ces trois principes – destin partagé dans la grande région AMEsolidaire, intégration par la redistribution de l’appareil productif, offre de coproduction dans de nouvelles filières – un nouveau contrat Europe-Afrique pourrait et devrait être signé.

Pour donner la pleine mesure de son potentiel, ce nouveau traité devrait comporter, a tout le moins, quatre instruments : un outil intellectuel sous forme d’une fondation – ce pourrait être la Verticale AME –, véritable creuset du dialogue des pays européens, des pays méditerranéens et des pays africains ; un outil financier intercontinental pour assurer la mobilité des capitaux et la sécurisation des investissements ; un outil économique pour encourager la redistribution de l’appareil de production et la coproduction dans des filières régionalisées inscrites dans des ZES ; enfin un instrument politique de concertation entre les États de la grande région AME.

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Le prochain Nobel d’Economie 2018 sera-t-il africain? Ce n’est pas impossible…

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(Agence Ecofin) – L’économiste togolais Samuel Mathey, promoteur du concept « Entreprendre à Zéro Franc » (EZF) est en lice pour décrocher ce prix. En effet, selon des sources proches de cet entrepreneur établi en Côte-d’Ivoire, celui-ci a introduit son dossier de candidature au Comité Nobel, plus exactement à Madame Tuula Elf. S’il décroche ce prix, il fera flotter le drapeau togolais sur le toit de l’intelligentsia mondiale dans les domaines de la science et de l’innovation économiques.

Les informations indiquent que celui-ci a développé le concept EZF dans une quinzaine de pays sur le continent africain et a déjà formé  plus de cent mille (100 000) jeunes et femmes à ce modèle dans quatre langues à savoir le français, l’anglais, le portugais et l’arabe. Entre autres pays touchés, il y a le Ghana, la RDC, le Mali, Madagascar, la Côte d’Ivoire, la Mauritanie, le Niger, le Cap-Vert, le Benin, le Sénégal, le Liberia, le Nigeria, l’Angola et le Togo. L’objectif affiché par celui-ci est de mettre les jeunes Africains à l’abri de la tentation de rallier l’Occident et de viser un « Eldorado » imaginaire au péril de leurs vies.

I comme Innovations

Selon Dr Samuel Mathey, « 35.3 » et « EZF » constituent la panacée à la problématique de l’emploi des jeunes en Afrique. « L’initiative 35.3 est née d’un constat très simple. Aujourd’hui, les États africains n’ont pas véritablement de solutions pour l’emploi des jeunes. La solution d’excellence qui apparait pour les États, c’est l’entrepreneuriat ou l’auto-emploi. Par exemple, la Côte d’Ivoire produit près de 10 000 étudiants en fin de cycle chaque année dans les universités, sans compter les grandes écoles et les gens qui sont en chômage technique, etc. Véritablement, l’emploi apparaît comme l’un des problèmes clés des États Africains. On nous dit également que d’ici à 2050, on aura plus d’un milliard de jeunes à travers l’Afrique. Au niveau de notre Fondation, nous avons fait des études qui corroborent d’autres études qui démontrent que les trois problèmes majeurs qui empêchent les jeunes d’entreprendre, c’est premièrement, l’accès aux fonds et à l’investissement ; deuxièmement, la fiscalité et les impôts ; et troisièmement, l’accès aux contrats et aux marchés », détaille-t-il sur le site d’informations, www.afrikatech.com/fr.

S comme Synergie d’actions

Pour vulgariser la technique EZF (Entreprendre à partir de Zéro franc), l’aspirant prix Nobel de l’Economie a organisé en faveur de sa cible, une série de formations sur comment démarrer son entreprise, même sans financement. « Pour résoudre le problème de l’accès aux marchés, nous avons mis en place le « matching ». C’est-à-dire qu’aujourd’hui, nous avons une base de données, où on met en contact le jeune Ivoirien avec le jeune Sénégalais ou le jeune Sud-Africain qui crée une entreprise pour qu’ils forment un genre de holding et puissent compétir avec des entreprises plus consistantes. Parce que le grand handicap pour les jeunes dans l’accès aux marchés, c’est le fait qu’on leur reproche de ne pas avoir d’expériences », soutient-il.

P comme un parcours académique et professionnel des plus brillants

 Dr Samuel Mathey a des atouts à faire valoir, à l’appui de ses prétentions. Tant sur le plan académique qu’au cours de son parcours professionnel. Après son Master décroché en France, l’économiste togolais a été le premier étudiant à obtenir un titre de Docteur en Amérique suite à une évaluation via Skype. Docteur en économie,  il a donné des cours aux Etats Unis, et collaboré avec de grands cabinets de conseil, d’audit et d’expertise comptable (notamment KPMG et PwC). Il a également été consultant pour Sinoconnect, l’un des instruments stratégiques de l’action économique de la Chine aux Etats-Unis et au travers duquel la Chine sélectionne les start-up américaines de secteurs-clés où elle n’hésite pas à prendre des actions. 

 Il a, par la suite, quitté l’Université de Nancy où il était professeur pour rentrer en Afrique et créer les concepts EZF et FADEDE (Fondation africaine pour l’entrepreneuriat et le développement économique). Il collabore avec la Banque africaine de développement et avec des gouvernements africains. Il fut membre de plusieurs associations, notamment le Black MBA Association, puissante organisation regroupant l’intelligentsia du business noir américain. Il est le président fondateur de la Fondation pour l’Entrepreneuriat en Afrique, une initiative qui fait la promotion du concept de son dernier ouvrage sur l’Entrepreneuriat à Zéro Franc (EZF).

Séna Akoda

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TagPay booste sur l’Afrique

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(Cio Mag) – Cette startup trace son sillon dans le secteur du mobile-banking. Tagpay, fondée par Yves Eonnet, a annoncé une levée de fonds de 2 millions d’euros auprès de la Société Générale. Tagpay poursuit ainsi sa montée en puissance à destination du marché africain. 

Yves Eonnet est un patron autant discret qu’efficace. Peu présent dans les médias, mais son entreprise TagPay ne manque pas de faire parler d’elle. C’est en plein cœur de l’été que cette startup, spécialisée dans les fintechs, a annoncé une augmentation de son capital par un investissement massif de la Société Générale. Ainsi, la célèbre banque française porte sa participation au sein de cette entreprise à hauteur de 3 millions d’euros. «Cet investissement nous permettra de créer d’autres technologies de plateformes de mobile-banking à travers le monde», réagit Yves Eonnet. Par cet investissement, la banque française confirme aussi son regain d’intérêt pour le continent africain. «Nous avions déjà passé un contrat dans le cadre de la création de la plateforme YUP», affirme-t-on du côté de la banque française.  Ainsi, la plateforme revendiquait jusqu’à près de 30 000 comptes ouverts au Sénégal et en Côte d’Ivoire.

Jusqu’où peut aller Tagpay ?

Présente dans une trentaine de pays du continent africain, Tagpay lorgne désormais vers la Corne de l’Afrique. «Il y a quelques semaines, nous avons effectué une prospection en Erythrée. Cela fait 10 ans que nous attendions d’avoir la possibilité de nous y rendre», dit Yves Eonnet. L’idée d’un partenariat avait germé avant un coup d’arrêt en raison des tensions avec le voisin éthiopien. Mais l’arrivée d’Abiy Ahmed au poste de Premier ministre en Ethiopie a bouleversé positivement les équilibres dans la région. « En Erythrée, nous étions assez attendus. Ceux avec qui nous avions pris contact il y a 10 ans, nous les avons rencontrés. Et j’ai été assez surpris quand ils m’ont ressorti sur papier notre dernier échange de mail qui date de 10 ans auparavant!», raconte Yves Eonnet avec étonnement.

Un modèle à votre goût

La clé du succès de TagPay repose sur l’adaptabilité du modèle. «Récemment, une structure bancaire de Namibie nous a contacté. Elle nous a fourni par mail un cahier des charges  précis des technologies et autres modules qu’il voulait qu’on intègre dans la conception de la plateforme. Puis nous réalisons leur commande sur la base de ces données », nous explique Yves Eonnet. Ce succès rend TagPay adaptable à tout type de besoins sur tous les continents. Ce procédé leur a permis d’engranger 2,9 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017 et 59 millions d’opérations réalisées.

Monde Créer plus d’emplois pour les jeunes en Afrique

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Le Directeur général de la FAO souligne cette nécessité

Les jeunes Africains sont essentiels à la réalisation du développement durable du continent, mais pour exploiter ce grand potentiel, il faut créer plus d’emplois, notamment dans les secteurs de l’agriculture de plus en plus numérisé, a déclaré lundi le Directeur général de l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), José Graziano da Silva.

« Nous devons agir pour rendre l’agriculture plus attrayante pour les jeunes. Ils doivent percevoir l’agriculture comme un secteur rémunérateur et rentable et la diffusion des Technologies de l’information et de la communication (TIC) dans les zones rurales joue un rôle important à cet égard », a indiqué M. Graziano da Silva.
Le Directeur général de la FAO a fait ces remarques à l’ouverture à Kigali, au Rwanda, de la Conférence internationale sur l’emploi des jeunes dans l’agriculture, en tant que solution solide pour mettre fin à la faim et à la pauvreté en Afrique. Cet événement de deux jours, co-organisé par le gouvernement rwandais, l’Union africaine et la FAO, met l’accent sur l’emploi des jeunes, les TIC et l’esprit d’entreprise.
Parmi les autres orateurs principaux figuraient le ministre rwandais de l’Agriculture et des Ressources animales, Geraldine Mukeshimana, le commissaire de l’Union africaine pour l’Economie rurale et l’Agriculture, Josefa Leonel Correia Sacko et le Directeur général de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel, Li Yong.

Demande en hausse

M. Graziano da Silva a noté que la demande alimentaire en Afrique devrait augmenter de plus de 50 % dans les années à venir, en raison de la croissance démographique continue, de l’urbanisation rapide et des changements alimentaires, à mesure que les revenus des ménages augmentent. La Banque mondiale s’attend à ce que les entreprises agro-alimentaires africaines créent un marché d’une valeur de 1.000 milliards de dollars d’ici 2030.
Les secteurs agricoles ont donc « un potentiel inestimable et inexploité pour relever le défi du chômage des jeunes, mais il est bien connu que les jeunes qui cherchent à gagner leur vie grâce à l’agriculture sont confrontés à de nombreuses contraintes », a souligné M. Graziano da Silva.

Atouts de la jeunesse

Il a noté que les jeunes étaient généralement employés de manière occasionnelle ou saisonnière, avec un accès limité à une éducation et à une formation technique pertinentes ; un accès limité au financement, à l’information et aux marchés ; et une faible implication dans les processus de prise de décision.
« Ces contraintes deviennent un goulot d’étranglement qui empêche également les jeunes de créer leur propre entreprise agricole. En conséquence, les jeunes ruraux migrent », a-t-il constaté.
« Dans les années à venir, de plus en plus d’activités agricoles et d’emplois nécessiteront des compétences numériques », a-t-il indiqué, ajoutant que : « les coopératives ou autres formes d’association représentent le meilleur moyen de fournir aux agriculteurs familiaux et aux jeunes professionnels une assistance technique, un renforcement des capacités et un accès aux technologies modernes ».

Transformation rurale

Le Directeur général de la FAO a également déclaré qu’il fallait « penser au-delà des emplois agricoles » et explorer les possibilités d’emploi dans la chaîne agro-alimentaire. 
La demande croissante de produits de grande valeur dans les zones urbaines offre également de multiples possibilités d’emploi dans la transformation, la distribution, la commercialisation et la vente au détail de produits alimentaires.
Pour y parvenir, il faut « un nouveau type de transformation rurale », ce qui signifie équiper les zones rurales de services de base tels que l’éducation, la santé, l’électricité, l’accès à Internet, etc. « Ces services sont eux-mêmes une autre source importante d’emploi, en particulier pour les femmes et les jeunes », a estimé M. Graziano da Silva.
Le Directeur général a déclaré aux participants à la conférence que la FAO continuera à renforcer ses activités pour aider les pays à exploiter le potentiel des systèmes agricoles et alimentaires, afin de créer davantage de possibilités d’emploi pour les jeunes.

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Out of Africa : pourquoi les investisseurs quittent l’Afrique ?

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Chronique PAROLES D’AVOCATS (8/10). La baisse des investissements étrangers en Afrique se ressent depuis plusieurs années et s’accentue.

Le continent africain est devenu, depuis une vingtaine d’années, un nouvel eldorado pour les investisseurs étrangers grâce aux nombreuses opportunités offertes et à sa forte croissance. Il continue, aujourd’hui encore, à attirer de nouveaux investisseurs. Néanmoins, depuis quelques années, nous observons une baisse des investissements étrangers en Afrique. Selon le rapport récent de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) sur l’investissement dans le monde en 2018, l’investissement des sociétés étrangères en Afrique est en baisse depuis 2015 (56.633 millions de dollars en 2015, 53.190 millions de dollars en 2016, et 41.772 millions de dollars en 2017).

Un investissement pas toujours rentable

Certaines sociétés font le choix de recentrer leurs stratégies d’investissement et leurs portefeuilles d’actifs dans des zones géographiques et des secteurs plus porteurs, estimant que l’Afrique ne répond plus à leurs attentes en termes de rentabilités par rapport au temps investi, aux risques et aux coûts engendrés. D’autres deviennent de plus en plus sensibles et attentifs aux risques de conformité liés à la corruption, à la fraude, ou aux problèmes juridiques et réglementaires, ainsi qu’aux risques liés à la sécurité et/ou aux revendications de nombreuses ONG et communautés locales. Par ailleurs, les nombreux audits et les contentieux fiscaux, les renégociations d’accords gouvernementaux, ou l’augmentation des restrictions à l’exportation, constituent des freins pour les investisseurs étrangers qui souhaitent s’installer durablement sur le continent.

Investir autrement

Certaines entreprises décident de rester, mais changent leurs stratégies et la manière dont ils font des affaires sur le continent. Une stratégie sur le long terme pourrait être avantageuse, là où un retrait total impliquerait un retour difficile et coûteux sur le marché africain. De plus, certaines entreprises jouissent d’anciens accords avantageux qu’elles ne veulent pas voir remis en cause. Un investisseur pourrait envisager de rester dans un pays à travers un modèle différent : peut-être en travaillant avec un distributeur local, ou en maintenant une activité beaucoup plus réduite.

Ce n’est qu’un au revoir

Lorsqu’une entreprise envisage de se retirer complètement d’un marché, il est toujours conseillé de le faire prudemment. Un retrait mal anticipé peut avoir des conséquences néfastes sur la réputation d’une entreprise tant localement que dans les pays voisins et ce, pour de nombreuses années. Une communication transparente avec l’ensemble des parties prenantes – gouvernements, partenaires, employés, management, communautés locales et la population toute entière – est un élément clef afin de mener au mieux un retrait du marché africain, où cette communication est particulièrement appréciée. Toutefois, la confidentialité est, elle aussi, essentielle, d’autant plus qu’au sein de certains secteurs d’activités africains, les rumeurs se répandent très vite.

Planifier le retrait

Il est primordial que les investisseurs analysent toutes les stratégies possibles de retrait avant même d’investir. Des restrictions de transfert dans les contrats et dans les réglementations sont des éléments à anticiper avec une attention particulière pour permettre à l’investisseur de structurer ses investissements en conséquence. Toutefois, les lois et la façon de les interpréter peuvent évoluer (par exemple, en matière d’impôt sur la plus-value).

Trouver un acheteur

Le succès d’une stratégie de retrait réussie réside en partie dans le choix d’un bon repreneur. Si les parties prenantes sont rassurées par le fait que l’acheteur entrant est un investisseur sérieux et qui connaît bien le marché, c’est déjà une première victoire. Vendre à un acheteur local, à un acheteur africain ou à un acheteur ayant une bonne réputation dans la région, est souvent une bonne stratégie et sera apprécié localement.

L’entreprise sortante sera à la recherche d’une stratégie de retrait la moins risquée et cherchera un repreneur qui facilitera l’obtention d’accords ministériels, des autorités de concurrence, ou de tiers. Néanmoins, il est important de comprendre que cette démarche peut prendre du temps et « qu’au bout de la patience, il y a le ciel » (Proverbe africain).

Cette chronique vous est proposée dans le cadre d’une série d’été.

Par Rebecca Major, avocate, associée du cabinet Herbert Smith Freehills.

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La jeunesse africaine se plaint de la difficulté d’obtention des prêts dans le secteur agricole

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Les jeunes entrepreneurs agricoles africains ont déploré mardi la difficulté d’obtention des prêts à taux réduits, une difficulté qui limite la croissance de leurs entreprises agroalimentaires.

Ils ont tenu ces propos au cours d’une réunion de débat en marge d’un évènement consacré à la jeunesse, organisé à Kigali, la capitale du Rwanda, sur le thème « L’emploi des jeunes dans l’agriculture comme solution viable à la faim et à la pauvreté en Afrique ».

Cette conférence, qui se tient au Rwanda les 20 et 21 août, a principalement pour but d’encourager les jeunes Africains à prendre part à la transformation agricole du continent, par le biais de l’entreprenariat et des technologies de l’information et de la communication.

« La difficulté d’obtention des prêts agricoles est devenue un grand problème pour nos entreprises agricoles, en raison des taux d’intérêts élevés des banques et des nombreuses exigences de garantie des institutions financières », a déclaré Dieudonné Twahirwa, fondateur de la compagnie rwandaise Gashora Farm Ltd, une entreprise de production et de transformation du piment.

Il a appelé les gouvernements africains à débloquer des fonds pour aider les jeunes qui se lancent dans le commerce agroalimentaire, afin de remédier aux problèmes liés à la difficulté d’obtention des prêts.

Cette conférence de deux jours a réuni des participants venus de toute l’Afrique et au-delà, dont des représentants des gouvernements, des partenaires de développement, du secteur privé, des organisations de la jeunesse et des femmes, des organisations de la société civile, des cercles universitaires et du monde de la recherche.

Selon les Perspectives économiques en Afrique 2018 de la Banque africaine de développement, l’Afrique comptait en 2015 environ 226 millions de jeunes, un chiffre qui devrait encore augmenter de 42% d’ici 2030.

« Les jeunes entrepreneurs du secteur agricole africain ont besoin d’un environnement plus favorable, d’un meilleur accès à la formation, au financement et aux ressources, et ils ont besoin de sentir que leur gouvernement croit en eux », a déclaré Olawale Rotimi Opeyemi, fondateur de JR Farms Limited, une entreprise de café nigériane. F

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Kiabi poursuit sa conquête de l’Afrique

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Après des premiers pas en Algérie fin 2017, Kiabi entre dans un nouveau pays du continent africain. L’enseigne de mode nordiste, qui entend réaliser 50 % de ses ventes à l’export d’ici 2020, a inauguré un premier point de vente sénégalais le 26 juillet dernier.

C’est à Dakar que la chaîne fondée à 1978 s’est installée, au sein de la Galerie Sahm, sur 1 000 mètres carrés. Tandis que Kiabi opère en propre sur certains marchés (dont récemment le Brésil), ce magasin est lui piloté par le franchisé MIM (Mercure International of Monaco), qui a la charge du déploiement de l’enseigne en Afrique subsaharienne. Une région où la marque est présente avec deux unités à Abidjan, en Côte d’Ivoire (2015), et à Brazzaville, en République du Congo (2016). L’ambition de ce partenaire – qui est aussi celui de Go Sport – est d’ouvrir cinq nouvelles adresses d’ici 2021 dans cette zone, dont un second magasin à Dakar.

L’entreprise « souhaite challenger les marques déjà présentes en Afrique avec une mode fashion, fun, pour toute la famille, à prix ultra-accessibles, indique Cyril Defrance, responsable du développement international de Kiabi. Pour nos implantations, nous optons pour des centres commerciaux dynamiques attirant une clientèle familiale ».

En Afrique du Nord, l’enseigne a fait confiance au distributeur local Elegant Line pour ouvrir son premier magasin algérien, après avoir investi le Maroc et la Tunisie depuis 2013. Ouvert à Alger en décembre dernier, ce magasin sera suivi d’une quinzaine de nouvelles implantations dans ce pays d’ici cinq ans.

Avec ses 500 magasins dans 17 pays, la chaîne revendique un chiffre d’affaires annuel de 1,9 milliard d’euros (+4,6 % en 2017), et annonce pas moins de 200 nouvelles ouvertures d’ici 2021, soit 400 000 mètres carrés de surface de vente supplémentaire. Des adresses réparties sur tous les continents, puisque Kiabi vient de pénétrer le Brésil et vise également une arrivée sur les marchés majeurs que sont la Chine et l’Inde, sans toutefois donner de délai précis pour ces pays.


Remportez 3 millions Francs Cfa avec Vlisco !

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Vlisco, cette entreprise textile hollandaise connue pour ses marques d’étoffes imprimées wax et Java recherche de nouveaux talents avec qui collaborer. Elle vient de lancer un appel à candidatures à cet effet et qui à terme va récompenser les lauréats à hauteur de trois (3) millions de Francs Cfa.

Cet appel à candidatures, selon les informations parvenues à la rédaction d’Africa rendez-vous, s’inscrit dans le cadre du Vlisco Fashion Fund, un concours initié pour soutenir les stylistes émergents qui souhaitent lancer ou développer leur propre entreprise de mode.

Le concours Vlisco Fashion Fund est ouvert aux jeunes créateurs et créatrices de mode et couturiers/couturières qui démarrent dans le monde de la mode et de la confection, avec pas plus de 3 ans d’expérience et n’employant pas plus de 2 personnes. Une expérience de niveau intermédiaire dans la confection est essentielle.

C’est un financement de trois (3) millions de francs CFA qui sera offert aux jeunes couturiers et créateurs de mode les plus prometteurs. Les lauréats vont suivre également un stage de perfectionnement organisé par Vlisco et bénéficier d’opportunités pour améliorer leurs compétences.

« Ils seront également des ambassadeurs Vlisco. Dans ce cadre, ils participeront à des évènements de relations publiques, à des opérations commerciales en magasin et à des projets avec des boutiques partenaires », apprend-t-on auprès des responsables de l’entreprise.

Comment s’inscrire

Il sera demandé aux candidats souhaitant participer au Vlisco Fashion Fund de présenter un projet commercial via le site Web dédié  au plus tard le 16 septembre 2018. Le projet doit clairement définir les objectifs commerciaux du candidat, à court et à long terme et exposer les motivations expliquant son désir de travailler avec Vlisco.

Un jury de spécialistes internationaux respectés étudiera attentivement le travail des candidats, l’objectif étant d’identifier les créations originales et innovantes et d’évaluer les compétences de couture et la pertinence du projet commercial.

Zambie: 30 millions $ pour relancer le transporteur aérien national

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Agence Ecofin) – La Zambie relancera bientôt la Zambia Airways, sa compagnie aérienne nationale, a indiqué cette semaine l’agence de presse Reuters, relayant un communiqué de l’Industrial Development Corporation (IDC), une entreprise publique du pays d’Afrique australe.

Selon les informations rapportées par l’agence américaine, la relance des activités du transporteur aérien devrait coûter environ 30 millions $, dont la majeure partie devrait être financée par la compagnie Ethiopian Airlines. Il y a quelques mois, le transporteur est-africain, qui vient d’enregistrer un record d’activités pour l’exercice fiscal 2017/2018, avait annoncé une prise de participation de 45% dans le capital de la Zambia Airways afin de relancer une entreprise à l’arrêt, depuis les années 90.

D’ici à 2028, le transporteur zambien devrait disposer d’une flotte d’environ 12 aéronefs.

Notons que des liaisons locales et régionales devraient être lancées dès cette année, avant de viser d’autres continents dans un avenir proche.

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Pour que l’Europe fasse le choix de l’Afrique

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LE CERCLE / POINT DE VUE – Les entreprises françaises et européennes ne profitent pas assez de la croissance à l’oeuvre sur un continent appelé à devenir la zone économique la plus dynamique du monde. Pour redresser le tir, il faut clarifier nos politiques d’aide et s’appuyer sur le secteur privé.

S’il suffisait de croire en l’Afrique pour y croître, les entreprises françaises n’y auraient pas  perdu 50 % de leur part de marché en quinze ans.

C’est une évidence, l’Europe doit faire le choix de l’Afrique. Mais il n’y aura pas d’alliance durable sans consentement mutuel. Or, le Vieux Continent n’est plus son seul prétendant. Certes, l’Europe est le premier investisseur en Afrique et elle est son premier client. Mais elle n’est plus son premier créancier,  dépassée par la Chine depuis une dizaine d’années, qui a déversé plus de 140 milliards de dollars en Afrique.

Les investissements massifs ne sont cependant pas consentis sur la même base que les investissements européens : pas de conditions en termes de gouvernance, de RSE, d’éthique, de respect des droits de l’homme… Mais l’Afrique s’endette beaucoup trop lourdement : compte tenu de la faiblesse des recettes fiscales et de la flambée des taux d’intérêt liées à la baisse des coûts des matières premières, les grands bailleurs redoutent un surendettement du continent.

Pour autant, même si elle est fragile, la croissance est là. Après une année 2016 en demi-teinte, l’Afrique a retrouvé dès 2017 et en 2018 un niveau de croissance de 3,5 %, confirmant la vocation du continent à être la zone économique la plus dynamique des prochaines années.

A l’écart de la dynamique

Et pendant ce temps-là, les entreprises françaises et européennes peinent à s’inscrire dans cette dynamique retrouvée. Leurs parts de marché demeurent atones, quand en parallèle le poids des exportations chinoises vers l’Afrique est passé de 3 % en 2001 à 18 % aujourd’hui. Il est temps de prendre conscience de la nouvelle donne et d’analyser les causes de notre retard.

Entre l’approche condescendante, voire méprisante, des nouvelles autorités américaines et la vision chinoise que d’aucuns qualifient de prédatrice, il revient à l’Europe de définir une nouvelle voie gagnante parce qu’équilibrée et génératrice d’une croissance inclusive et durable.

Pour la mettre en oeuvre, il faut d’abord accepter de revisiter en profondeur la politique européenne de développement encadrée par  l’accord de Cotonou , qui régit la relation entre l’Europe et les pays d’Afrique, Caraïbes et Pacifique entre 2000 et 2020.

Moderniser la coopération

Face à l’attentisme de l’Europe et au constat d’inefficacité de cet accord, les patronats africains et européens ont exprimé leur position sur la refonte de leur coopération : les secteurs privés, seuls créateurs de richesses et d’emplois, doivent en effet être mis au coeur des relations entre nos deux continents. Des instruments financiers plus modernes doivent être mis à la disposition de leurs entreprises, des critères de mesure de l’impact des projets inclus dans les appels d’offres et de nouveaux secteurs inclus dans la coopération, tels que les enjeux liés à la transformation numérique.

Il est tout à l’honneur de l’Europe d’avoir opté pour une absence de distinction de nationalités dans les aides qu’elle octroie aux projets de développement – contrairement à ce que pratiquent les autres continents -, mais il est inacceptable de la voir aussi peu attentive à l’impact RSE, éthique et de conformité des projets qu’elle contribue à financer. C’est sur cette logique de développement durable que doit se rééquilibrer la concurrence internationale sur le continent.

S’engager dans la durée

Plutôt que de faire miroiter des plans d’aide au développement aux montants mirobolants, il serait préférable de se concentrer sur leur efficacité et de simplifier les procédures d’allocation des aides, ce fameux mille-feuille dont parle Jean-Yves Le Drian. La complexité des circuits et des délais de mise en oeuvre du soutien européen désespère les dirigeants africains, et ne permet pas de mener la bataille dans des conditions équilibrées. Quand une entreprise chinoise répond à un appel d’offres, son plan de financement est bouclé avec l’aide de structures comme Eximbank.

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