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Niger : une centrale électrique solaire bientôt construite à Niamey

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Une centrale électrique solaire sera mise en service en 2021 à Niamey, qui connaît des pannes chroniques d’approvisionnement, selon la télévision nigérienne et l’Agence française de développement (AFD).

Cette centrale sera financée par l’AFD et l’Union européenne (UE), pour un montant total de 18,7 milliards de francs CFA (28,5 millions d’euros), de mêmes sources.

La convention de financement de la centrale a été signée le 31 octobre à Niamey par le ministre nigérien des Finances, Hassoumi Massaoudou, et Marcel Escure, ambassadeur de France au Niger,selon la télévision. La future centrale photovoltaïque, d’une puissance de 20 mégawatts, sera construite près de la capitale, et devrait entrer en service en 2021, selon l’AFD. L’entreprise retenue pour les travaux n’a pas été précisée.

Sa réalisation « viendra renforcer l’offre en l’énergie à Niamey », a salué Alassane Halid, le directeur de la Société nigérienne d’électricité (Nigelec) qui importe depuis plusieurs décennies l’essentiel de son électricité du Nigeria voisin.

En cas de perturbations au Nigeria, Niamey, ville de plus d’un million d’habitants, subit des coupures répétées pouvant durer des journées entières. Au Niger, le taux d’électrification n’est que de 12 % actuellement d’après la Nigelec, qui veut le porter à 25 % à l’horizon 2021 grâce à d’importants investissements.

Cofinancement UE-AFD pour une centrale hybride

Par ailleurs, l’UE et l’AFD ont annoncé un cofinancement pour la construction d’une autre centrale électrique hybride (thermique-photovoltaïque) d’un coût de 32 millions d’euros à Agadez, la grande ville du nord du Niger constamment plongée dans le noir.

La centrale d’une capacité de production de 21 mégawatts doit satisfaire en électricité la ville d’Agadez et ses 145 000 habitants dont les besoins sont estimés à 8 mégawatts, selon l’UE.

Sa construction permettra à Agadez, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, de revivre un essor économique et social, après le déclin du tourisme dû aux attaques jihadistes dans le Sahel, et récemment la chute du flux de migrants, pourvoyeurs de fonds, en route vers l’Europe.

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La Côte d’Ivoire va produire des téléphones Android en 2018

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Sociam, le groupe ivoiro-libanais spécialisé dans la fabrication et la distribution des produits électroménagers a annoncé, avec son partenaire Samsung, la commercialisation de son smartphone Nasco. Une gamme de téléphones Android sous sa propre marque.

En Côte d’Ivoire, Sociam accélère son implantation et l’entreprise est ambitieuse dans la conquête du marché africain. Jusqu’ici essentiellement consacrée à la fabrication et la distribution des produits électroménagers, dont des réfrigérateurs, des machines à laver, des climatiseurs, téléviseurs et autres, l’entreprise veut explorer une autre option en pleine croissance sur le continent : la téléphonie. En effet, le représentant exclusif du géant sud-coréen Samsung Electronics en Côte d’Ivoire a annoncé le lancement de la marque de Smartphones baptisée : « Nasco ».

Selon les informations, plus de 30 000 exemplaires de ce smartphone viennent d’être mis sur le marché ivoirien par Sociam. Ces téléphones intelligents ont été fabriqués dans les usines du partenaire sud-coréen Samsung, avec les mêmes innovations technologiques Android et caractéristiques que le S8 de Galaxy.

Pour le moment, les propriétaires, les frères Ali Pixie et Nasser Séklaoui veulent écouler toute la marchandise mise sur le marché avant cette fin d’année.  Pour atteindre l’objectif, ils misent sur leur réseau direct de 200 points de vente à Abidjan. Selon Nasser Séklaoui, le PDG du groupe, le projet était préparé minutieusement depuis des années. Toutefois, cette nouvelle aventure dans le domaine du mobile ne détournera pas le groupe de son activité première.

Conquête

Actuellement, le groupe fait une opération marketing pour cibler d’autres marchés d’écoulement. Sur ce, il devrait s’installer dans quatre nouveaux pays d’Afrique de l’Ouest en 2018, dont le Sénégal et le Nigéria, où les rivalités sur le secteur de la téléphonie mobile sont rudes, avec des grandes marques étrangères comme Infinix ou Tecno. Pour ce faire, Sociam veut croire en la différence avec la qualité et les prix raisonnables de ses appareils.

Cette société qui emploie 2500 personnes en Afrique dont environ 1600 en Côte d’Ivoire ambitionne d’ouvrir plusieurs grandes surfaces Nasco (2 000 m²) dans le pays, où il présentera exclusivement les produits de sa marque. Sociam veut également poursuivre l’extension de son réseau au niveau national pour le porter à 300 showrooms, comme celui qu’il a ouvert fin 2016 au sein du centre Abidjan Mall, dans le quartier Riviéra-Bonoumin, à Cocody.

Le groupe souhaite croitre le nombre de ses magasins à l’étranger, notamment son premier marché extérieur, le Ghana. Enfin, il est aussi prévu d’ouvrir une usine de fabrication de téléviseurs, de climatiseurs et téléphones Nasco à Abidjan si l’amélioration du cadre fiscal et douanier le lui permet dans cinq ans.

Il faut noter c’est en 1984 que le groupe Sociam a été créé. Il s’est forgé au fil du temps un piédestal et se revendique aujourd’hui 65% de parts de marchés dans l’électroménager sur tout le continent, encore loin devant Whirlpool et Panasonic, seul le Sud-Coréen LG lui résistant encore. Actuellement, le groupe est présent en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Liberia, au Bénin, au Gabon, au Cameroun et en RD Congo.

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Gérard KONAN

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Diplômé Ecole de Commerce de l’ESCA, M. Gérard Konan est un professionnel pluridisciplinaire et un entrepreneur. Il démarre sa carrière en 2000 à la Direction Commerciale et Marketing de Silicone Villa (ex. SIT). 

Après un passage chez Voodoo Communication en 2003, intègre SOLIBRA comme responsable du département Marketing en 2005. Il rejoint ensuite CI Télécom & Orange, où il pilote avec succès le projet de rebranding du groupe en 2007. En 2009, il fonde PDASTORE, 1er site e-commerce ivoirien dédié aux smartphones, aujourd’hui acteur majeur de distribution d’appareils Mobile en Côte d’Ivoire.

En 2012, il prend la Direction de division IT et B2B chez Samsung. Membre du comité scientifique du GOTIC, M. Konan est très actif dans l’écosystème « tech-entreprenarial » ivoirien. Il participe en tant qu’expert à plusieurs conférences, ateliers et formation.

Il est notamment Mentor dans le programme d’accélérateur Founder Institute. Véritable entrepreneur en série, et passionné des Technologies, il lance en 2015, la société AGILLY, fournisseur de services Cloud, avec pour ambition « aider les Entreprises Ivoiriennes à accélérer leur transformation digitale à l’aide du cloud et de la Mobilité ».

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LA PLUS GRANDE PLATEFORME NUMÉRIQUE DÉDIÉE À L’ENTREPRENEURIAT EN AFRIQUE EST NÉE

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La plus grande plateforme numérique au monde dédiée aux entrepreneurs et l’écosystème de l’entrepreneuriat africain a été lancée jeudi à Lagos (Nigeria) par la Fondation philanthropique « The Tony Elumelu Foundation (TEF) » et à l’occasion de la 4ème édition de forum de l’entrepreneuriat TEF 2018.

L’un des faits marquants du TEFforum 2018 a été le lancement de TEFConnect, une plateforme numérique révolutionnaire qui réunit en Afrique et au-delà tout l’écosystème de l’entrepreneuriat, notamment les entrepreneurs, les investisseurs et le monde des affaires sur une seule et même plateforme et les connecte numériquement à trois éléments essentiels du succès : le capital, les outils commerciaux et les entreprises. Elle permet d’attirer plus de 300 000 entrepreneurs africains et qui a réussi à former et financer 4 460 personnes à ce jour.

Le « TEFconnect » permet entre autres de rassembler pour les acteurs de l’écosystème de l’entrepreneuriat, y compris les entrepreneurs, les incubateurs, les investisseurs, les universités et le secteur privé, qui fournit des ressources informatives, informe sur des événements et des opportunités en matière d’entrepreneuriat.

Il permet aussi de créer un espace commun pour permettre aux entrepreneurs africains de traiter des affaires d’un pays ou d’une région à l’autre et ce qui permet un trafic atteignant des millions de consommateurs.

Cet outil numérique permet aussi d’accéder au formulaire de candidature au programme d’entrepreneuriat de la Fondation, à la boîte à outils pour entreprises et au montorat d’entreprise par des chefs d’entreprise mondiaux.

Les outil mis à disposition dans cette plateforme permet aux entrepreneurs de promouvoir leurs entreprises auprès d’investisseurs potentiels et d’autres entrepreneurs en vue d’une collaboration transfrontalière.

Intervenant lors du lancement de cette plateforme à Lagos, Vir OBE, PDG de la Fondation, a déclaré que la Fondation Tony Elumelu vise simplement à responsabiliser les entrepreneurs africains. « Premièrement, nous avons lancé le programme TEF Entrepreneurship, destiné à fournir à 10 000 entrepreneurs africains, sur une période de 10 ans, un capital d’amorçage, un mentorat et une formation. Ensuite, nous avons convoqué l’ensemble de l’écosystème entrepreneurial au Forum TEF pour susciter l’engagement et des discussions délibérées afin de changer le discours de l’Afrique. Aujourd’hui, nous renforçons notre impact en connectant l’écosystème de l’entrepreneuriat africain sur une seule et même plateforme ».

Le fondateur de la Fondation Tony Elumelu, Tony O. Elumelu, s’est félicité de la réussite du programme de sa fondation, considéré jusque-là comme le plus grand programme entrepreneurial en Afrique. « Au cours des quatre années écoulées, depuis le lancement du programme d’entrepreneuriat TEF, nous avons montré que l’entrepreneuriat peut changer un continent – nous avons investi dans les personnes et les processus. Nous avons déjà contribué à créer des succès commerciaux et incité les décideurs à s’engager dans la dynamique entrepreneuriale. Mais à bien des égards, nous grattons la surface. Cette année, nous élargissons notre champ d’application en amenant la conversation là où l’interaction se fait de plus en plus fréquente – le domaine numérique. En reliant les entrepreneurs africains au niveau mondial sur TEFConnect, nous libérons davantage le véritable potentiel de nos entrepreneurs et transformons le continent ».

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L’Afrique du Sud en quête de 100 milliards de dollars d’investissements pour les cinq prochaines années

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Pour sortir l’économie sud-africaine de la récession dont elle souffre depuis quelques années déjà, le gouvernement aura besoin de près de 100 milliards de dollars d’investissements sur cinq ans. Pour arriver à mobiliser cette enveloppe, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, compte sur les investissements directs étrangers.

Entrée en récession depuis la chute des cours des matières premières sur le marché international, l’Afrique du Sud peine à s’en sortir. Et même si le pays reste l’une des premières économies du continent africain, il traverse l’une de ses plus graves crises.

D’après la presse locale, le pays a besoin de 100 milliards de dollars d’investissements sur cinq ans. Au niveau du gouvernement, on compte sur les investissements directs étrangers pour arriver à mobiliser une telle enveloppe. Ceci, d’autant plus que depuis l’arrivée du président Cyril Ramaphosa en février 2018, certains investisseurs ont fait leur retour avec des promesses. Il s’agit notamment de la Chine, de l’Arabie Saoudite et des Emirats arabes unis qui se sont engagés à investir pas moins de 35 milliards de dollars dans l’économie sud-africaine.

En dehors de ces pays, diverses entreprises ont annoncé leur éventuel engagement dans l’économie du pays. Naspers, l’entreprise sud-africaine de la télévision payante et du e-commerce a indiqué qu’elle envisage de mobiliser 315 millions de dollars dans son pôle technologique et le financement de startups. Quant à l’allemand Mercedes-Benz, il a annoncé un apport de 600 millions d’euros pour accroître la capacité de production de son usine locale.

A noter que le gouvernement multiplie également ses efforts afin d’attirer encore plus d’investisseurs. Au début de ce mois, le chef de l’Etat avait lui-même organisé une plateforme d’échange entre gouvernement, opérateurs économiques et syndicats, avec pour objectif d’attirer des investissements pouvant faciliter la création d’au moins 275 000 emplois chaque année, alors que le taux de chômage avoisine aujourd’hui les 27%.

Kabirou Mbodje, PDG de WARI : « Notre plate-forme digitale se veut une porte d’entrée incontournable en Afrique »

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Chef d’entreprise franco-sénégalais, Kabirou Mbodje a créé en 2008 à Dakar la société WARI – argent, en bambara –, une plate-forme digitale de transfert d’argent désormais présente dans 40 pays d’Afrique et qui reste – à ce jour – sans égale. C’est un incontestable exemple de réussite pour tout le Continent ! Mais l’homme d’affaires – qui est aussi champion d’équitation – a encore beaucoup de projets innovants en gestation. Interview exclusive, à l’occasion de la participation de Kabirou Mbodje au récent 1er grand Forum Ambition Africa, à Paris.

Propos recueillis par Bruno FANUCCHI, AfricaPresse.Paris »>.

Que pèse aujourd’hui WARI en Afrique ?

Kabirou Mbodje – WARI est la première entreprise africaine en termes de données numériques.
Nous sommes présents dans 40 pays africains et plus de 200 millions de personnes utilisent notre plate-forme digitale dans des domaines très variés. Cela va de l’achat de crédit téléphonique au paiement des salaires ou des pensions, des bourses ou des taxes, etc. Vous avez l’ensemble du spectre des transactions sur un grand nombre de pays. Cela constitue une masse énorme de données. Et il est important que ces bases de données puissent converger pour que l’Afrique ait un vrai contrôle de son information économique.

Mais vous êtes également présent bien au-delà du Continent…

Kabirou Mbodje – Bien sûr. WARI est une société implantée dans 60 pays, dont 40 en Afrique – comme je l’ai dit –, douze en Europe, et nous sommes également sur le marché chinois avec un bureau à Shanghai, et présents aux États-Unis comme en Amérique latine. Voilà pour le positionnement géographique.

WARI, ce sont aujourd’hui 200 millions de personnes qui utilisent notre plateforme, 6 milliards de dollars de flux, plus d’un million de transactions journalières, 300 collaborateurs directs mais plus de 18 000 emplois générés, plus de 500 000 points de vente en direct ou à travers des réseaux partenaires.

Voilà les chiffres clés qu’il convient de retenir sur notre entreprise qui a un spectre très large de services allant des services basiques (comme les paiements, les transferts, l’électricité, l’eau) aux plus sophistiqués. Nous avons aussi créé un Fonds de solidarité, qui collecte 1 franc CFA par transaction, pour soutenir de nombreuses initiatives dans le domaine de la santé, de la microfinance et de l’éducation.

« Trois nouvelles applications
qui vont changer la donne »

Que ne faites-vous pas… encore ?

Kabirou Mbodje – C’est une très bonne question ! Ce que fait WARI est très simple : elle rend disponible une plate-forme ouverte pour que tous les acteurs économiques échangent et puissent aujourd’hui offrir ou bénéficier de ces services. Et donc ce que nous ne faisons pas, c’est ce que font tous les autres et qu’ils intègrent sur notre plate-forme.

Quels sont vos projets et nouveautés pour 2019 ?

Kabirou Mbodje – Nous en avons beaucoup. Il y a des intégrations et des acquisitions sur différents marchés en Europe comme aux États-Unis. Nous sommes en train de développer trois applications qui vont apporter une vraie nouveauté mondiale et contribuer à changer la donne du numérique. Nous y travaillons, mais je ne peux vous en dire plus pour le moment. Vous en aurez le primeur en temps utile.

Un groupe comme le vôtre s’intéresse à la cyber-criminalité et à la cyber-défense pour s’en prémunir et se protéger. Quelles sont vos approches et solutions en ce domaine sensible ?

Kabirou Mbodje – C’est un problème patent et récurrent qui nous préoccupe, bien évidemment. Dès l’instant où vous entrez dans un monde ouvert, qu’on appelle « open society », où les gens sont globalisés et inter-connectés, cela constitue des « boulevards » pour des gens mal intentionnés qui veulent abuser du système. Cela a toujours existé et c’est, hélas, dans la nature humaine.

« Les bandits de grand chemin
sont aujourd’hui sur le Web »

Une nouvelle sorte de « bandits de grand chemin », comme on disait autrefois ?

Kabirou Mbodje – C’est exactement cela ! Vous avez parfaitement raison, ces « bandits de grand chemin » sont aujourd’hui sur la toile, partout sur le Web. Comme tous les grands groupes, nous travaillons donc à sécuriser nos transactions et ces grands chemins que nous mettons à disposition du public.

WARI y est très sensible et essaie d’avancer sur des technologies de pointe pour pallier des moyens d’identification parfois assez sommaires en Afrique. Nous inventons des solutions pour identifier tous ces gens de manière formelle et contribuer à éliminer les menaces potentielles et surtout la fausse perception d’un risque supérieur en Afrique, ce qui n’est pas le cas.

Kabirou Mbodje, PDG de WARI, et Cina Lawson, ministre des Postes et de l’Économe numérique du Togo, lors de leur participation à la table ronde sur « Les nouveaux usages du Numérique en Afrique », mardi 23 octobre à Paris, au Forum Ambition Africa. © Benjamin Reverdit

L’Afrique n’est pourtant pas en retard dans ce domaine avec les « brouteurs » de Côte d’Ivoire, par exemple…

Kabirou Mbodje – Comme au Nigeria, c’est vrai. Mais l’Afrique arrive loin derrière tout ce qui nous provient d’Europe de l’Est, d’Amérique latine ou d’Asie… même si le monde digital tel qu’on le voit déferler sur le reste du monde a ses origines en Afrique.

C’est en réalité une problématique globale, et à laquelle il faut trouver de façon assez pragmatique des solutions collégiales, car nous sommes tous confrontés au même problème, aux mêmes méthodes, au même ennemi avec les mêmes pratiques. Il ne peut pas y avoir de concurrence entre nos entreprises à ce niveau-là, il faut au contraire qu’elles partagent leur savoir-faire de façon à contribuer non pas à éradiquer, mais à diminuer et à pouvoir anticiper sur les nouvelles générations d’attaques.

Quels sont vos principaux concurrents ?

Kabirou Mbodje – WARI a des concurrents dans l’ensemble des services qui sont offerts sur notre plate-forme, mais notre positionnement est unique. C’est ce qui fait la force et l’originalité de WARI, dont les services régulent la vie de tout le monde. Nous créons ainsi une vraie valeur ajoutée permettant aux gens de converger vers notre plate-forme de transfert d’argent où tout est standardisé et sécurisé.

Un message aux entrepreneurs français présents ici à l’événement Ambition Africa ?

Kabirou Mbodje – Comme je l’ai dit lors de la table ronde à laquelle j’ai participé, il y a aujourd’hui une énorme opportunité pour tous ceux qui veulent se positionner en Afrique. Ils doivent rechercher des plates-formes comme WARIpour pouvoir pénétrer le marché et proposer correctement leurs services car, quand il y a une multiplicité d’offres et de services, trop de choix dans un pays, cela crée parfois une espèce de cacophonie dissuasive et on ne sait plus où aller. 
Il faut profiter d’une plate-forme organisée comme WARI qui permet aujourd’hui d’adresser plusieurs pays et d’être bien précis sur la cible que l’on veut atteindre et l’offre que l’on est capable de présenter.

On dit que Dakar est « une porte d’entrée en Afrique ». En va-t-il de même de WARI ?

Kabirou Mbodje – C’est exact. WARI se veut une porte incontournable et se positionne donc comme une plate-forme ouverte. Car il n’y a pas de possibilité d’échanger et de développer nos économies, de créer de la valeur ajoutée si l’on n’organise pas nos marchés avec des standards simples, compréhensibles pour l’ensemble des parties.

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Jean-Baptiste Lemoyne ouvre le forum d’affaires Ambition Africa 2018 (Paris, 22 octobre 2018)

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Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, a ouvert le lundi 22 octobre le forum d’affaires Ambition Africa 2018, aux côtés de Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances.

Evoquant le destin commun des continents européen et africain qui font face, de part et d’autre de la Méditerranée, à des défis majeurs tels que le réchauffement climatique ou la recherche d’un développement durable et inclusif, le secrétaire d’Etat a encouragé les entreprises françaises à faire le pari de l’Afrique, alors qu’un tiers seulement des entreprises exportatrices françaises se tournent actuellement vers le continent. Le secrétaire d’Etat a appelé les entreprises à tirer pleinement profit de la réforme du dispositif de soutien à l’export des entreprises afin de faire de l’Afrique un élément clé de leur stratégie d’internationalisation. Evoquant le récent déplacement du ministre en Côte d’Ivoire, à l’occasion duquel a été inauguré le « hub de l’éducation » de Yamoussoukro, il a par ailleurs souligné l’importance et le dynamisme de la formation des jeunes africains.

Le secrétaire d’Etat a également participé à la table ronde d’ouverture Sambiou Wague, ministre de l’énergie et de l’eau du Mali, Amadou Koné, ministre des transports de Côte d’Ivoire, ainsi que Christophe Lecourtier, directeur général de Business France, et Remy Rioux, directeur général de l’Agence française de développement.

Le secrétaire d’Etat a également saisi cette occasion pour convier les acteurs économiques au prochain sommet Afrique-France qui aura lieu en 2020 sur le thème de la ville durable.

Organisé par Business France sous l’égide du ministère de l’Europe et des affaires étrangères et du ministère de l’économie et des finances, placé sous le haut patronage du Président de la République, le forum Ambition Africa 2018 est la première édition d’une rencontre entre entrepreneurs africains et français qui a vocation à se tenir annuellement. Plus de 700 participants français et africains, venus de l’ensemble des régions du continent, se réunissent à l’occasion de tables rondes thématiques et sectorielles et d’un millier de rendez-vous d’entreprise à entreprise. Environnement des affaires, financement des PME, mobilité urbaine, accès à la santé, nouveaux usages de la technologie, formation professionnelle, rôle de la diaspora africaine : ce sont autant de thématiques qui seront traitées au cours de ces deux journées consacrées aux liens économiques entre l’Afrique et la France, tandis que les rendez-vous permettront aux entreprises d’évoquer des projets concrets, et nouer des partenariats durables.

Didier Acouetey : « L’Afrique va beaucoup apporter au renouveau universel »

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DÉCRYPTAGE. Le président du cabinet de ressources humaines AfricSearch scrute depuis plus de vingt ans l’Afrique dans ce qui fait sa force : les hommes et les femmes dans l’entreprise.PROPOS RECUEILLIS PAR MALICK DIAWARA

Alors que la présence de la Chine ne cesse d’inquiéter les anciens partenaires privilégiés des pays africains, que ceux-ci à l’image de la France essaient de réagir avec une conférence comme Ambition Africa organisée par Business France ces 22 et 23 octobre à Paris, l’Afrique continue ses mues. Elles sont politiques, économiques, sociales, culturelles et digitales. Au-delà du changement de paradigme induit, il s’agit désormais pour tous, non-Africains mais aussi Africains, sur le continent et en diaspora, d’utiliser la bonne grille de lecture pour tirer profit d’un environnement complexe dont les acteurs veulent plus que jamais compter dans la nouvelle donne économique internationale. En observateur averti, Didier Acouetey pose un diagnostic précis de l’Afrique et esquisse des pistes de réflexion qui devraient lui permettre de faire la différence. Entretien.

Le Point Afrique : Quelles sont, selon vous, les transformations importantes qui ont marqué l’Afrique ces dernières années ?

Didier Acouetey : L’Afrique a été marquée positivement par plusieurs transformations ces dernières années. L’industrie numérique et des technologies de l’information a été un domaine qui a influé sur le continent avec des effets directs sur d’autres secteurs, comme celui de la finance. L’exemple du mobile money, tel que M-Pesa au Kenya, en est une parfaite illustration. Les transactions via M-Pesa équivalent à 50 % du PIB du Kenya. Parmi les autres éléments de transformation, on peut aussi noter les politiques économiques structurelles qui visent à produire et à transformer davantage les ressources naturelles en Afrique avec des processus que l’on constate dans les secteurs comme l’agroalimentaire et le bois, notamment.

Le développement important à venir de la classe moyenne, accompagné de l’explosion urbaine, avec plus de 1 milliard d’Africains qui vivront dans les villes d’ici à 2050, modifie la structure des villes et les modes de consommation. Cela a incité également les États à investir plus massivement dans les infrastructures, comme les routes, les ports, les nouveaux aéroports, etc. De ce point de vue, l’arrivée en force de la Chine sur le continent africain a marqué une rupture dans la façon dont l’investissement était conçu en Afrique jusqu’à présent. Ces transformations n’ont pas permis, en revanche, de réduire le chômage massif des jeunes, d’améliorer la gouvernance politique et d’augmenter la part de l’Afrique dans l’économie mondiale.

Avec votre cabinet de ressources humaines, vous avez ouvert la voie au recrutement de cadres, d’origine africaine ou pas, pour de grandes entreprises du continent. Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut s’y installer ?

En effet, la création du cabinet AfricSearch, en 1996, a permis de favoriser le retour de nombreux diplômés et cadres africains sur le continent et d’offrir une meilleure visibilité au marché de l’emploi et à ses besoins. L’Afrique étant plurielle et en pleine transformation, il est important d’analyser les réalités des pays sur le plan économique et structurel afin de modérer les attentes, en particulier sur le plan salarial, et de garder un peu de modestie sur le plan social. L’effet « messianique » du diplômé qui retournait en Afrique ne fonctionne plus. Il y a en revanche beaucoup d’opportunités dans de nombreux secteurs qui ne demandent qu’à être saisies par ceux qui ont l’esprit entrepreneur.

Il y a au moins deux choses qu’on peut faire quand on s’installe en Afrique : soit travailler pour le compte d’une entreprise, soit entreprendre soi-même. L’univers du travail africain a-t-il des particularités qu’il convient de connaître pour réussir son insertion professionnelle ?

Selon que l’on travaille dans une PME ou une grande entreprise internationale, le système de management peut se révéler extrêmement différent. Centralisé dans le premier cas, avec une gestion qui repose sur un seul homme, à savoir le dirigeant. Il est très difficile de prendre des initiatives dans ce contexte. Dans le deuxième cas, les entreprises de plus grande taille, un processus de décision informel, hors relations hiérarchiques, est parfois celui qui régit le fonctionnement de la société. Il convient d’en avoir connaissance pour savoir où sont les leviers de décision. Par ailleurs, dans certaines entreprises où les systèmes d’information n’existent pas, l’accès à l’information peut se révéler extrêmement difficile pour comprendre le fonctionnement de la société et prendre des décisions.

L’une des réalités du monde économique africain, c’est l’importance du secteur informel. Comment faut-il appréhender cette réalité quand on vient s’installer en tant qu’entrepreneur ?

Le secteur informel représente en effet une très grande partie du monde de l’entreprise dans beaucoup de pays en Afrique. Il représente entre 70 et 80 % du PIB des pays, selon des données de la Banque mondiale. Pour l’appréhender, il est essentiel d’en comprendre quelques-unes des caractéristiques. Le niveau d’éducation y est généralement faible. L’accès au financement formel est quasi impossible ; ces entreprises du petit informel ont recours au marché du crédit non officiel, où les taux d’intérêt sont onéreux. L’utilisation des technologies de l’information et de la communication est limitée. Ces entreprises sont pour la plupart concentrées dans les mêmes secteurs d’activité que les entreprises du gros informel, comme le commerce, l’artisanat, le transport et les marchés de produits de consommation divers. Elles vendent des produits de faible qualité à des microentreprises et à des ménages à faibles revenus dans un marché hautement concurrentiel. Les employés qui y travaillent ont également un faible niveau d’éducation compte tenu des conditions de travail proposées, des bas salaires et de l’absence de protection sociale. En plus de ces contraintes, il y a quand même une fiscalité « informelle » qui s’applique à ce secteur. Par conséquent, celui qui se lance dans un secteur où beaucoup d’entreprises informelles sont présentes doit bien affiner son modèle économique pour réussir.

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Bénin : l’école Epitech implante son premier campus africain à Sèmè City

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Le réseau d’école d’informatique français va ouvrir un établissement dans la ville intelligente de Sèmè City au Bénin. Les inscriptions ouvriront le 6 octobre pour une rentrée en février 2019.

Le premier campus africain du réseau français d’école d’informatique, Epitech, sera béninois. Il sera installé dans les locaux de l’écosystème Sèmè City, partenaire du projet qui a nécessité un investissement d’environ 500 000 euros. Développée sous la forme de franchise, l’école proposera un cursus anglophone de trois ans. Les inscriptions seront lancées le 6 octobre prochain.

Stages de quatre à six mois

Le projet est porté par Ouanilo Medegan, lui-même diplômé d’Epitech Paris en 2007, devenu chargé de mission auprès de la Présidence béninoise, en charge du numérique et de la sécurité numérique. Dès février 2019, 30 à 35 étudiants feront leur rentrée pour une année décalée qui prendra fin en octobre 2019, période durant laquelle ils débuteront un stage en entreprise d’une durée de quatre à six mois.

Sur ce sujet, les équipes d’Epitech Bénin multiplient les rendez-vous avec des entreprises prêtes à accueillir des stagiaires, comme Open SI, spécialisé en transformation digitale ou Comtel Technologies, un fournisseur de solutions technologiques.

BIEN QU’ELLE AIT ÉTÉ RÉDUITE PAR RAPPORT AUX PRIX FRANÇAIS, L’OFFRE BÉNINOISE A NÉANMOINS UN COÛT.

Bien qu’elle ait été réduite par rapport aux prix français, l’offre béninoise a néanmoins un coût : 2 000 000 de francs CFA (environ 3 000 euros) pour les frais de scolarité des deux premières années et 2 500 000 de francs CFA pour la troisième (environ 3 800 euros). Pour pouvoir rendre l’école plus accessible, un système de bourse au mérite sera mis en place et certains étudiants pourront bénéficier d’un soutien financier de la part des fondations d’entreprises qui les accueillent en stage.

Sélection drastique

« Nous commençons avec une promotion sélectionnée rigoureusement afin de leur prêter le maximum d’attention », explique Ouanilo Medegan, qui n’en est pas à sa première implantation d’école, puisqu’il a déjà participé à l’installation d’Epitech en Chine.

Les sélections se feront en deux temps. La première phase sera rythmée par plusieurs journées de recrutements au cours desquelles les candidats seront soumis à des tests et exercices. L’objectif pour l’équipe d’Epitech : observer les comportements et détecter les candidats qui seront à même de s’adapter à la pédagogie de l’école.

NOUS VOULONS FORMER DES ÉTUDIANTS RIGOUREUX, QUI SAVENT APPRÉHENDER LA LOGIQUE DE N’IMPORTE QUEL LANGAGE INFORMATIQUE. »

Pédagogie inversée

Co-fondée en 1999, par Nicolas Sardignac, parti depuis lancer l’école 42 avec l’entrepreneur français Xavier Niel, le réseau d’École pour l’informatique et les nouvelles technologies (Epitech) est en effet à l’origine de la pédagogie dite « inversée » adoptée depuis par de nombreuses écoles de code informatique. Celle-ci invite les étudiants à apprendre par eux-mêmes en résolvant des cas en équipe. « Nous voulons former des étudiants rigoureux, qui savent appréhender la logique de n’importe quel langage informatique. Pour cela ils sont soumis à des problèmes qu’ils doivent résoudre eux-mêmes, sans professeurs pour les guider », détaille Ouanilo Medegan.

Le réseaux compte 17 établissements, implantés dans six pays. Ouanilo Medegan, qui apporte son expérience mais n’est pas salarié du réseau Epitech, laissera la main à Johanne Bruffaerts, fondatrice des Alchimistes, une entreprise parisienne spécialisée dans la formation à l’économie sociale et solidaire, qui est charge du développement et de la communication de l’école et Emmanuel Solomo, un ancien d’Epitech. À terme, tous espèrent pouvoir proposer aux étudiants béninois, la poursuite des cursus en master 1 et 2 à Paris.

Transport routier : au Burkina, chauffeurs et transporteurs enterrent la hache de guerre

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Le gouvernement burkinabè a annoncé lundi la levée de la suspension qui pesait contre l’Organisation des transporteurs routiers du Faso (Otraf) et l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB). La sanction avait été prononcée le 28 août, suite à une pénurie de carburant engendrée par le conflit des deux entités.

Prévue initialement pour trois mois, la suspension des activités de l’OTRAF et de l’UCRB a été finalement levée lundi 17 septembre par le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, après trois semaines d’application. L’exécutif burkinabè explique sa décision par l’accord de conciliation entériné entre les deux frères ennemis sous l’égide du Haut conseil pour le dialogue social, présidé par le chercheur à la retraite, Jean-Marc Palm.

La sanction avait été prononcée le 28 août dernier, alors que le pays était en proie à une pénurie de carburant causée par cinq jours de grève des chauffeurs affiliés à l’UCRB. Ces derniers réclamaient la démission du président de l’Otraf, El Hadj Issoufou Maiga, par ailleurs président de la Société de transports et de commerce du Faso (Sotracof), une entreprise de 500 camions qui a réalisé 7,4 milliards de francs CFA (plus de 11 millions d’euros) de chiffres d’affaires en 2017, l’accusant d’utiliser sa fonction au profit de son entreprise. Un partage équilibré du fret et de meilleures conditions de travail faisaient aussi partie des mots d’ordre.

D’après les transporteurs, le manque à gagner dû à ce mouvement s’élève à plus de 10 milliards de F CFA.

Un secteur à 85 % informel

« L’État a pris l’engagement de revoir à la hausse la grille salariale des chauffeurs ainsi que leur affiliation à la Caisse nationale de sécurité sociale », a salué Brahima Rabo, président de l’UCRB, suite à l’intervention du Haut conseil pour le dialogue social. D’autres mesures comme l’instauration des bons de chargement dans les ports de Lomé, d’Accra et d’Abidjan ainsi que l’aménagement de parkings et d’aires de repos sont également prévues.

D’après nos  informations, l’accord interdit désormais à l’une des organisations d’interférer dans la gestion de l’autre. « Le présent accord met chaque entité à l’abri des troubles « , a déclaré à Jeune Afrique El Hadj Issoufou Maiga, président du principal syndicat professionnel routier, créé en 1995. « Au moment de la suspension, nos membres étaient à l’abandon, sans repère. Nos bureaux vont rouvrir permettant à nos 1 600 agents de reprendre leur activité », assure-t-il.

Le secteur du fret en direction du Burkina représente entre 4,5 et 6 millions de tonnes par an. Il est assuré par près de 5 000 entreprises locales, à 85 % sont informelles, exploitant un parc de 24 000 engins. Il s’agit pour la plupart de petites sociétés familiales disposant de deux ou trois camions hors d’âge – plus de 30 ans en moyenne. Une pléiade de nouveaux entrants mêlant fonctionnaires, retraités et commerçants a émergé dans le secteur des transports suite à la crise ivoirienne qui a favorisé l’essor du secteur informel.

« De la place pour tous »

Parmi les acteurs locaux de plus grande envergure, ou peut citer, outre la Sotracof, Kanazoé Frères, de l’homme d’affaires Inoussa Kanazoé, qui compte un millier de camions, ou encore Cotradis. Fondée en 2012 et dirigée par Abdoul Kader Yada, 44 ans, un ingénieur-électricien qui est passé chez Mobil Oil, Cotradis a connu une croissance rapide au cours des cinq dernières années : la société a vu son chiffre d’affaires bondir de 1,5 milliard de F CFA en 2013 à plus de 8 milliards en 2016. Avec près de 300 collaborateurs, elle réalise 70 % de ses activités au Burkina Faso, son principal marché. Elle compte parmi ses clients la mine de zinc de Perkoa (Burkina), aux réserves estimées à 6,3 millions de tonnes et détenue par le suisse Glencore, et la filiale burkinabè du marocain Ciments d’Afrique.

En outre, au moins 1 000 camions étrangers entrent quotidiennement au Burkina par les postes frontaliers de Cinkansé, Dakola, Ouessa,Niangologo, Fo ou encore Nadiagou.

Mais pour El Hadj Maiga, « on ne peut pas vraiment parler de monopolisation : nous aurions besoin d’un parc de 100 000 camions pour assurer convenablement l’approvisionnement du pays ainsi que la distribution des produits dans les villes de l’intérieur », estime-t-il.

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