Une génération d'entrepreneur

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Gérard KONAN

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Diplômé Ecole de Commerce de l’ESCA, M. Gérard Konan est un professionnel pluridisciplinaire et un entrepreneur. Il démarre sa carrière en 2000 à la Direction Commerciale et Marketing de Silicone Villa (ex. SIT). 

Après un passage chez Voodoo Communication en 2003, intègre SOLIBRA comme responsable du département Marketing en 2005. Il rejoint ensuite CI Télécom & Orange, où il pilote avec succès le projet de rebranding du groupe en 2007. En 2009, il fonde PDASTORE, 1er site e-commerce ivoirien dédié aux smartphones, aujourd’hui acteur majeur de distribution d’appareils Mobile en Côte d’Ivoire.

En 2012, il prend la Direction de division IT et B2B chez Samsung. Membre du comité scientifique du GOTIC, M. Konan est très actif dans l’écosystème « tech-entreprenarial » ivoirien. Il participe en tant qu’expert à plusieurs conférences, ateliers et formation.

Il est notamment Mentor dans le programme d’accélérateur Founder Institute. Véritable entrepreneur en série, et passionné des Technologies, il lance en 2015, la société AGILLY, fournisseur de services Cloud, avec pour ambition « aider les Entreprises Ivoiriennes à accélérer leur transformation digitale à l’aide du cloud et de la Mobilité ».

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Le prochain Nobel d’Economie 2018 sera-t-il africain? Ce n’est pas impossible…

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(Agence Ecofin) – L’économiste togolais Samuel Mathey, promoteur du concept « Entreprendre à Zéro Franc » (EZF) est en lice pour décrocher ce prix. En effet, selon des sources proches de cet entrepreneur établi en Côte-d’Ivoire, celui-ci a introduit son dossier de candidature au Comité Nobel, plus exactement à Madame Tuula Elf. S’il décroche ce prix, il fera flotter le drapeau togolais sur le toit de l’intelligentsia mondiale dans les domaines de la science et de l’innovation économiques.

Les informations indiquent que celui-ci a développé le concept EZF dans une quinzaine de pays sur le continent africain et a déjà formé  plus de cent mille (100 000) jeunes et femmes à ce modèle dans quatre langues à savoir le français, l’anglais, le portugais et l’arabe. Entre autres pays touchés, il y a le Ghana, la RDC, le Mali, Madagascar, la Côte d’Ivoire, la Mauritanie, le Niger, le Cap-Vert, le Benin, le Sénégal, le Liberia, le Nigeria, l’Angola et le Togo. L’objectif affiché par celui-ci est de mettre les jeunes Africains à l’abri de la tentation de rallier l’Occident et de viser un « Eldorado » imaginaire au péril de leurs vies.

I comme Innovations

Selon Dr Samuel Mathey, « 35.3 » et « EZF » constituent la panacée à la problématique de l’emploi des jeunes en Afrique. « L’initiative 35.3 est née d’un constat très simple. Aujourd’hui, les États africains n’ont pas véritablement de solutions pour l’emploi des jeunes. La solution d’excellence qui apparait pour les États, c’est l’entrepreneuriat ou l’auto-emploi. Par exemple, la Côte d’Ivoire produit près de 10 000 étudiants en fin de cycle chaque année dans les universités, sans compter les grandes écoles et les gens qui sont en chômage technique, etc. Véritablement, l’emploi apparaît comme l’un des problèmes clés des États Africains. On nous dit également que d’ici à 2050, on aura plus d’un milliard de jeunes à travers l’Afrique. Au niveau de notre Fondation, nous avons fait des études qui corroborent d’autres études qui démontrent que les trois problèmes majeurs qui empêchent les jeunes d’entreprendre, c’est premièrement, l’accès aux fonds et à l’investissement ; deuxièmement, la fiscalité et les impôts ; et troisièmement, l’accès aux contrats et aux marchés », détaille-t-il sur le site d’informations, www.afrikatech.com/fr.

S comme Synergie d’actions

Pour vulgariser la technique EZF (Entreprendre à partir de Zéro franc), l’aspirant prix Nobel de l’Economie a organisé en faveur de sa cible, une série de formations sur comment démarrer son entreprise, même sans financement. « Pour résoudre le problème de l’accès aux marchés, nous avons mis en place le « matching ». C’est-à-dire qu’aujourd’hui, nous avons une base de données, où on met en contact le jeune Ivoirien avec le jeune Sénégalais ou le jeune Sud-Africain qui crée une entreprise pour qu’ils forment un genre de holding et puissent compétir avec des entreprises plus consistantes. Parce que le grand handicap pour les jeunes dans l’accès aux marchés, c’est le fait qu’on leur reproche de ne pas avoir d’expériences », soutient-il.

P comme un parcours académique et professionnel des plus brillants

 Dr Samuel Mathey a des atouts à faire valoir, à l’appui de ses prétentions. Tant sur le plan académique qu’au cours de son parcours professionnel. Après son Master décroché en France, l’économiste togolais a été le premier étudiant à obtenir un titre de Docteur en Amérique suite à une évaluation via Skype. Docteur en économie,  il a donné des cours aux Etats Unis, et collaboré avec de grands cabinets de conseil, d’audit et d’expertise comptable (notamment KPMG et PwC). Il a également été consultant pour Sinoconnect, l’un des instruments stratégiques de l’action économique de la Chine aux Etats-Unis et au travers duquel la Chine sélectionne les start-up américaines de secteurs-clés où elle n’hésite pas à prendre des actions. 

 Il a, par la suite, quitté l’Université de Nancy où il était professeur pour rentrer en Afrique et créer les concepts EZF et FADEDE (Fondation africaine pour l’entrepreneuriat et le développement économique). Il collabore avec la Banque africaine de développement et avec des gouvernements africains. Il fut membre de plusieurs associations, notamment le Black MBA Association, puissante organisation regroupant l’intelligentsia du business noir américain. Il est le président fondateur de la Fondation pour l’Entrepreneuriat en Afrique, une initiative qui fait la promotion du concept de son dernier ouvrage sur l’Entrepreneuriat à Zéro Franc (EZF).

Séna Akoda

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Salwa Akhannouch, 2e femme d’affaires la plus influente en Afrique

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Intitulée «Les 50 Femmes d’affaires influentes en Afrique», the Africa Report, Jeune Afrique et the Africa CEO Forum rassemblent une liste exclusive des meilleures femmes d’affaires africaines qui façonnent leur secteur, aident une nouvelle génération de femmes leaders et améliorent la rentabilité de leurs entreprises. Voici les profils de certaines des 50 femmes.

Salwa Idrissi Akhannouch arrive en deuxième position, juste après la Nigériane Bola Adesola, PDG de Standard Chartered Nigeria. L’influente entrepreneuse et épouse du ministre marocain de l’Agriculture, Aziz Akhannouch, est le fondatrice et PDG d’Aksal Group, une importante société marocaine spécialisée dans les produits de luxe, les grands magasins et les centres commerciaux. Aksal détient une participation de 50% dans le Morocco Mall de Casablanca, l’un des plus grands centres commerciaux d’Afrique, où elle a lancé en octobre 2017 sa propre marque de cosmétiques, Yan & One.

L’autre Marocaine dans le classement est Miriem Bensalah Chaqroun, directrice du groupe Holmarcom. Bensalah-Chaqroun porte de nombreuses casquettes, dont une pilote de ligne, une humanitaire et une bonne joueuse de golf. Mais elle est surtout connue pour ses prouesses professionnelles, gérant le groupe Holmarcom et travaillant en tant que PDG des Eaux Minérales d’Oulmès, une société leader dans le secteur de l’eau et de l’embouteillage cotée à la Bourse de Casablanca. Elle a également dirigé la fédération des entrepreneurs marocains pendant six ans.

Deux autres marocaines figurent dans le top 20. Il s’agit de Nadia Fassi-Fehri, PDG d’Inwi en 17è position et Ghislane Guedira, vice-présidente exécutive de OCP, classée 19è. Nadia Fassi-Fehri, la gestionnaire de longue date d’entreprises appartenant à la royauté, a lancé en mai une campagne contre le fournisseur historique Maroc Telecom, qui l’a poursuivi pour avoir ignoré les réglementations gouvernementales sur le partage des infrastructures. Fassi-Fehri supervise plus de 200 millions de dollars d’investissements par an pour défier ses concurrents Maroc Telecom et Orange, en mettant l’accent sur l’Internet mobile à haut débit pour capter davantage de revenus sur ce segment de données en forte croissance.

Ghislane Guedira, vice-présidente exécutive de l’OCP, figure en 19è position. La spécialiste de l’ingénierie financière est à la fois la directrice financière et une vice-président exécutive du premier producteur d’engrais du continent. L’OCP achète 20% des actions de Fertinagro Biotech en Espagne et progresse dans ses investissements prévus de 3,7 milliards de dollars en Éthiopie, qui ont un énorme potentiel agricole inexploité. Forte d’une expérience dans la compagnie pétrolière d’État et dans une société de portefeuille royale, Guedira aide Morocco Inc. à se développer à travers le continent et au-delà.

Le classement des Femmes d’affaires influentes compte également deux autres marocaines dans le top 30. Ghita Lahlou, la directrice de Saham Assurances, occupe la 23 place. La directrice de Saham Assurances, qui dirige ses unités de santé et de délocalisation, ne se limite pas au secteur des assurances. Elle est la présidente des Citoyens, une plateforme de la société civile visant à promouvoir des communautés plus fortes. Elle équilibre tout cela avec ses responsabilités à l’École Centrale Casablanca, une école d’ingénieurs lancée en 2015.

La sixième et dernière femme marocaine dans ce classement est Saïda Karim Lamrani, qui pointe à la 25è position. Vice-président exécutif de la Holding Safari, Sofipar et Cofimar, cette avocate qualifiée fait son entrée dans l’entreprise familiale fondée par son père, l’ancien Premier ministre Mohammed Karim Lamrani. Le Groupe Safari détient des participations dans de nombreux secteurs et est le patron de SMEAI, une concession qui détient les droits d’importation sur les automobiles Jaguar, Land Rover, BMW et Mazda. Elle est membre du conseil d’administration de la fondation Mohammed V.

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Andy Costa, l’entrepreneur qui veut faire pédaler la Côte d’Ivoire

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Depuis huit ans, le créateur de My dream for Africa tente de sensibiliser son pays aux enjeux écologiques et à l’usage de transports « verts ».

C’est un ambassadeur sans tutelle ni territoire. Un diplomate « auto-affecté », dans son propre pays, la Côte d’Ivoire. Sa mission ? « Veiller à l’image et aux intérêts du vélo », déclare « Son Excellence » Andy Costa. Un titre auquel il tient et qu’il a, le plus sérieusement du monde, fait inscriresur sa carte de visite.

Voilà huit ans qu’il est en poste et qu’il plaide inlassablement la cause du deux-roues. Au dernier Sommet Union Africaine-Union Européenne, dans la délégation ivoirienne pour la récente COP 23 de Bonn (Allemagne), lors des galas de prestigieuses fondations, d’événements en tout genre qui rythment la vie de la capitale économique ivoirienne, à la télévision, sur les réseaux sociaux : Andy Costa, 40 ans, est partout. Et toujours en tenue d’apparat : jean, baskets et casque de vélo.

« Le vélo est assez mal vu en Côte d’Ivoire, réduit au statut de bon cadeau de noël pour les enfants et déconsidéré en tant que moyen de déplacement ou de loisir. Or ses avantages pour un pays comme le nôtre sont multiples. En termes de mobilité d’abord, car aujourd’hui, nombre d’Ivoiriens se déplacent encore à pied, ce qui réduit considérablement leur employabilité,avance Andy Costa. Le vélo, lorsque les conditions de sécurité seront réunies en milieu urbain, sera l’une des solutions à ce problème. »

Installer les vélos dans un pays où la voiture est sacralisée, dans une ville, Abidjan, où les motos et scooters sont rares, contrairement à la plupart de ses homologues ouest-africaines telles que Cotonou, Bamako ou encore Ouagadougou, s’annonce compliqué. « Il y a tout un travail de [changement d’image] à faire pour que le vélo entre dans les mœurs et la culture ivoiriennes. »

La bicyclette sous toutes ses formes

Pour s’y atteler, Andy Costa a créé en 2010 une ONG, My dream for Africa (mon rêve pour l’Afrique), puis un peu plus tard une société du même nom, toutes deux à l’origine de plusieurs projets visant à promouvoir le vélo. Parmi ceux-ci, le programme court « Tous au transport vert », diffusé régulièrement depuis un an par la Radiodiffusion-télévision ivoirienne (RTI) et qui a déjà réussi à faire pédaler face caméra une vingtaine de personnalités dont le footballeur Didier Drogba, l’ancien ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, George Serre ou encore Babacar Cissé, patron du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) à Abidjan.

Organisation du salon annuel du vélo d’Abidjan, de conférences « vertes », de séances de vélo collectives avec des entreprises, d’opérations de nettoyage des plages… My dream for Africa décline la bicyclette sous toutes ses formes.

Autre projet phare : l’équipement prochain en pistes cyclables et en vélos (500 au démarrage) en libre-service de l’Université de Cocody, la plus grande du pays, avec près de 60 000 étudiants, en partenariat avec le PNUD et l’entreprise française Smoove. « Le but, c’est de dupliquer ce dispositif dans l’ensemble des universités ivoiriennes, puis africaines, pour que les étudiants se familiarisent avec le vélo. Ce sont eux les futurs leaders, eux qui décideront de la nécessité de penser et de réaménager nos villes, pour qu’elles accordent plus de place aux transports propres et à l’écologie », dit Andy Costa, qui se déplace lui-même à vélo « dès qu’[il]peut », même si cela n’est pas toujours faisable dans une ville comme Abidjan.

« J’entends souvent que l’écologie n’est pas une priorité en Afrique et cela m’étonne toujours. En Côte d’Ivoire, nous subissons déjà les effets du changement climatique. Les pénuries récentes d’eau à Bouaké, la montée des eaux qui menace des villes du littoral comme Grand-Lahou, la pollution liée aux voitures et ses conséquences sanitaires à Abidjan… Tous ces phénomènes prouvent qu’il y a véritablement urgence et qu’une prise de conscience collective est nécessaire ! », ajoute l’entrepreneur.

Andy Costa l’avoue, il a parfois l’impression de prêcher dans le désert. Peu sont d’ailleurs ceux qui, au départ, avaient cru en son projet. Moins nombreux encore, ceux qui croyaient qu’il en ferait un jour un métier. Lui, l’enfant de Treichville, une commune populaire d’Abidjan, passionné de photographie, qui après avoir passé plusieurs années dans le département marketing d’une marque de boisson a décidé de se lancer dans l’entrepreneuriat, pour « une histoire de vélo » – comme l’on aimait souvent à caricaturer son projet – en a déconcerté plus d’un.

Son histoire d’amour avec la petite reine, l’ambassadeur ne sait pas exactement de quand elle date… Et à vrai dire, cela importe peu dans le récit du personnage qu’il a réussi à créer.

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Gaëlle Stella Onana, fondatrice C’Koment Magazine: une perle pleine de talent – people

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L’Afrique, c’est le continent qui compte le plus des jeunes dans le monde. Aujourd’hui les défis de cette jeunesse africaine sont de redonner un nouveau visage à l’Afrique. Un visage plus reluisant, un visage loin de la misère, du désespoir et de la mendicité. Plus que par le passé, la jeunesse africaine à un devoir, celui de démontrer qu’elle est capable de relever les défis au combien nombreux et importants dont le continent fait face. Gaëlle Stella Onana est de cette jeunesse qui non seulement croit aux capacités de l’Afrique de s’élever, mais, qui au quotidien travaille sans relâche avec passion et abnégation pour montrer aux autres jeunes du continent que c’est possible. À peine 25 ans, Gaëlle Stella Onana est une véritable perle dans l’univers de l’entrepreneuriat jeune au Cameroun. La fondatrice de C’Koment Magazine est une passionnée du journalisme et de la communication, mais surtout une amoureuse de l’entrepreneuriat. Elle lance son entreprise il y a 4 ans et aujourd’hui le bateau demeure sur la mer et continue d’avancer malgré les difficultés conjoncturelles dont rencontrent les jeunes entreprises plus encore les entreprises de presse. Gaëlle Stella Onana a choisi de se focaliser sur le lifestyle dans les cités camerounaises et le moins qu’on puisse dire est que son magazine se démarque dans le secteur. Gaëlle Stella, c’est surtout une jeune femme à la tête bien faite. Titulaire d’un master en stratégie et communication des organisations, marketing et communication à Sciences Po de Lille, la jeune entrepreneuse malgré son âge est une professionnelle pétrie d’expérience. Elle a travaillé pour plusieurs organisations prestigieuses au rang desquelles Forbes Afrique ou encore Africa24 où jusqu’à un passé récent elle était responsable de l’édition web. Tout en développant son entreprise, Gaelle Stella Onana est Consultante Senior PR Project Manager au sein d’APO Group, un géant des relations presse en Afrique et au Moyen – Orient. Talentueuse, passionnée, mais surtout partageant le goût de l’excellence, Gaëlle Stella Onana fait partie cette jeunesse camerounaise qui rêve d’un lendemain meilleur, mais qui ne s’arrête pas aux rêves, qui travaille avec acharnement pour changer les choses positivement.

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Nigéria: Air Peace, meilleure entreprise de l’année 2017

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Air Peace, la plus grande compagnie aérienne nigériane, a remporté le «Prix de l’entreprise de l’année 2017» décerné par Leadership Group. La distinction a été annoncée le jeudi 24 mai 2018 à Abuja au cours de la cérémonie de remise des prix Leadership 2017.

Air Peace, entreprise la plus performante au Nigéria

Le président de Leadership Group Limited, M. Sam Nda-Isaiah, a déclaré qu’Air Peace et d’autres lauréats ont été sélectionnés uniquement sur la base de leur mérite. Il a félicité le transporteur nigérian pour avoir contribué de manière significative au développement économique du pays, les exhortant à maintenir les standards élevés.

« Le prix décerné par Leadership Group est une preuve supplémentaire de la qualité de nos contributions au développement de l’économie nigériane et à la fourniture d’excellents services aériens », a déclaré la compagnie dans un communiqué publié par son Responsable des communications, Chris Iwarah.

« Nous ne ménagerons aucun effort pour rendre l’expérience de vol de nos clients agréable et enrichissante. Bientôt, nous annoncerons des dates pour le début de l’expansion de notre réseau de routes vers Asaba, Bauchi, Kaduna, Makurdi, Osubi, la base aérienne nigériane à Port Harcourt, Monrovia, Lomé, Abidjan et d’autres destinations de la côte ouest de l’Afrique », a-t-il ajouté.

Cette nouvelle distinction de la compagnie vient quelques mois après avoir été reconnue comme « Meilleure compagnie nationale » par l’institut nigérian des relations publiques.

Lancée en 2013, Air Peace s’est imposée en à peine quatre ans d’exploitation comme la compagnie aérienne la plus dynamique du Nigeria. Avec une flotte de 19 avions, elle opère sur 11 lignes domestiques. Dans la sous-région, elle connecte Dakar au Sénégal, Accra au Ghana et Freetown en Sierra Leone.

En février dernier, elle a pris possession du premier de ses deux Boeing B777. L’avion long-courrier sera déployé sur les futures lignes internationales de la compagnie. « Nous sommes en train de finaliser les préparatifs de nos vols vers des destinations internationales, notamment Dubaï, Sharjah, Guangzhou-Chine, Londres, Houston, Mumbai et Johannesburg », a expliqué Allen Onyema, PDG d’Air Peace. Elle a par ailleurs procédé au lancement de sa filiale cadette, Air Peace Hopper.

En 2017, la compagnie a effectué 14.312 vols sur les lignes domestiques et transporté près de 2,2 millions de passagers.

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Salon VivaTech : les start-up africaines prennent la mobilité en charge

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Nombre de start-ups africaines présentes au salon VivaTech se sont attaquées à la question du transport. Illustration.

L’Afrique à l’honneur. Sur les 45 000 mètres carrés qu’occupe le Salon Viva Tech à Paris, les start-up africaines s’y octroient une belle place, grâce à l’espace Afric@Tech qui leur est consacré. À côté des grands noms des nouvelles technologies, la centaine de jeunes pousses présentes n’a pas à rougir. Santé, énergie, finance, communication…, la multitude des secteurs qu’elles représentent est aussi diverse que les pays dans lesquels elles sont basées.

Et du Sénégal en Afrique du Sud, en passant par le Rwanda, une problématique a concentré les efforts de nombres de fondateurs de ces start-up, celle de la mobilité. La croissance accélérée de l’urbanisation de ces dernières décennies a engendré des difficultés de déplacements. Au cœur de ces grandes métropoles africaines, circuler relève parfois du parcours du combattant. Pour y remédier, et pour remédier à certains endroits au manque de réponses des collectivités locales, les entrepreneurs s’organisent. Et facilitent le quotidien de plusieurs milliers d’Africains.

Au Sénégal : Sunubus

« À Dakar, c’est le hasard qui choisit si vous avez un bus ou non. » Et qui engendre notamment des retards au travail, ou à l’université. Pour pallier ce problème, Dahaba Sako, 22 ans, et ses trois autres associés ont créé Sunubus. Le concept est simple, mais indispensable si l’on veut se déplacer en transports dans la capitale sénégalaise : grâce à une application, l’utilisateur peut connaître les horaires des bus, ainsi que leur localisation en temps réel. « L’objectif est de donner à tous ces informations, pour arrêter de perdre du temps sur les différents arrêts », explique-t-il.

Autre répercussion positive soulignée par le jeune homme, la décongestion automobile. « À cause des problèmes liés aux bus, les gens préfèrent prendre leur voiture, ce qui crée des embouteillages monstres dans la ville. Et augmente en plus la pollution. » Si Sunubus est présent à Vivatech, c’est que ses fondateurs espèrent remporter le premier prix du concours organisé par la RATP, une subvention de 25 000 euros. Des fonds bienvenus, et qui leur permettraient de développer l’application, lancée en janvier. Pour attirer plus d’utilisateurs – elle comptabilise déjà près de 2 400 téléchargements –, Sunubus mise sur l’esprit de partage des Dakarois. Partager sa position et ses informations concernant les horaires des bus permet de gagner des points, et d’obtenir des bons d’achat. Le but : créer une grande communauté Sunubus.

En Tunisie : Smart Taxi

Moderniser le système des taxis jaunes en Tunisie, tel a été l’objectif de Mondher Mlaouah lorsqu’il a fondé Smart Taxi, à Tunis. Cet ancien employé en charge de la maintenance électronique dans les taxis se lance il y a une dizaine d’années, et fabrique lui-même un nouveau compteur, détachable, et y fixe un traceur GPS. La géolocalisation va tout changer pour les propriétaires des véhicules de taxi. Ils peuvent désormais suivre les courses à distance, et donc mieux gérer leur planning. Et autre nouveauté du compteur créé par l’entrepreneur tunisien, le suivi des recettes.

« Recevoir en temps réel toutes ces informations a donné davantage de contrôle aux propriétaires sur leur activité, et donc régler des problèmes dont ils n’avaient pas mesuré les conséquences », explique-t-il. Il y a un an et demi, Smart Taxi développe son volet « réservation ». Un jumelage avec E-Taxi permet la création d’une nouvelle plateforme, où les clients peuvent réserver leur taxi en ligne, et suivre sa position sur une carte. Un processus qui rappelle celui de l’entreprise Uber. Quand on lui demande si l’installation de la firme américaine en Afrique l’effraie, Mondher Mlaouah rétorque immédiatement : « Uber ne pourra jamais pénétrer le marché tunisien. Les gens sont trop attachés aux taxis jaunes. » En attendant, Smart Taxi s’est également installé en Côte d’Ivoire, et compte bien développer son activité dans d’autres pays du continent.

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Women In Africa : En Afrique, L’Entrepreneuriat Est Une Question De Survie

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Women in Africa, l’initiative lancée par Aude de Thuin, fondatrice en 2005 du Women’s Forum, a constitué un fonds de dotation et s’est associée au cabinet Roland Berger pour sélectionner chaque année les entrepreneures innovantes, auprès de 400 institutions Africaines. En 2017, une première promotion de 16 lauréates triées sur le volet était mise en lumière. Cette année, Women In Africa veut rendre visible et accompagner 54 femmes, une par pays. Et constituer la première délégation de femmes entrepreneures du continent avec le Projet 54.  

Le deuxième sommet annuel mondial se déroulera à Marrakech, du 27 au 29 septembre. L’an passé, une première promotion de 16 candidates était présente. « Cette année, nous voulons 54 lauréates, une par pays », ajoute les yeux pétillants, comme si elle prenait la mesure de la chose, Marine Liboz Thomas, présidente de WIA Philanthropy. WIA pour Women In Africa, une initiative lancée en 2017  par Aude de Thuin, déjà créatrice en 2005 du Women’s Forum, souvent surnommé « le Davos des femmes »« Deux journées pour parler de confiance et d’éducation, et une journée, dans le désert, pour parler de paix », précise Aude de Thuin.

Comme elles le rappellent, l’Afrique est un continent jeune (70% de la population a moins de 25 ans) et ultra connecté. Et 25% des femmes y créent une entreprise, soit un meilleur taux que partout ailleurs dans le monde. Pourtant, 70% d’entre elles n’ont pas accès au financement.

Women In Africa se présente à la fois comme une plate-forme de développement économique pour les business women du continent, mais aussi comme un club d’entrepreneures et un réseau social pour permettre aux femmes de rester en contact et d’échanger. « Nous voulons créer des ponts à l’international. Le monde entier travaille avec l’Afrique, donc les entreprises doivent avoir un intérêt à travailler avec ces femmes. »

Fatoumata Ba, fondatrice de Janngo et présidente du comité exécutif de Jumia est marraine du Projet 54. Et Edith Brou, fondatrice de Buzzyafrica.com est la marraine digitale Côte d’Ivoire.

Appel à candidatures

L’appel à candidature pour le Projet 54 vient tout juste d’être lancé, et déjà, les dossiers affluent. Sur le terrain, une vingtaine d’ambassadrices, en lien avec des incubateurs et des entreprises, relaient le dispositif et font remonter les profils intéressants. Pour être sélectionnées, les candidates doivent cocher quelques critères : l’entreprise doit être créée ou gérée par une femme africaine, produire un service ou une technologie innovante et à fort impact social, avoir un business model, des premiers indices de traction, un fort potentiel de croissance et une équipe ambitieuse. Lors d’une soirée en septembre prochain à Marrakech, les lauréates auront l’occasion de se présenter devant un parterre composé de femmes leader et un parcours de mentoring avec des dirigeantes chevronnées leur sera proposé.

L’an passé, 18% d’hommes étaient présents lors du sommet mondial. « En Afrique, ce sont souvent les femmes qui font, mais le pouvoir apparent revient aux hommes », précise Aude de Thuin tout en reconnaissant que les hommes commencent à laisser les femmes diriger. « Il est indispensable de faire venir les hommes, qu’ils s’engagent. »  

Des centaines de candidatures

Qu’ils s’engagent et qu’ils voient la diversité des projets portés par des femmes. Dans la promotion 2017, des entrepreneures défendait un système de transport en bus, une plate-forme de rendez-vous médicaux en ligne, des lampes solaires pour éclairer les zones n’ayant pas accès à l’électricité, plusieurs programmes éducatifs pour les enfants, une solution de développement durable ou encore de prêt pour les agriculteurs.

« En Afrique, l’entrepreneuriat n’est pas une question de mode, c’est une question de survie », insiste Aude de Thuin qui présente deux grandes typologies de femmes entrepreneures : « des femmes qui ont fait des études et travaillé à l’étranger, et qui veulent être actrice du changement quand elles reviennent dans leur pays ; ou des femmes qui ont étudié sur place et se heurtent bien souvent aux difficultés du financement ». Selon elle, si le micro-crédit a été très favorable pour les propulser, il aurait tendance à rapidement leur couper les ailes en les obligeants à rembourser rapidement. « Sans financement, elles restent en bas ! », s’insurge la fondatrice du Women’s Forum.

Avec WIA, elle crée un « women investment club » pour que des femmes business angels s’investissent en donnant ce coup de pouce essentiel au début d’une aventure entrepreneuriale. Aude de Thuin constate que plus les femmes sont au pouvoir, plus les investisseurs ont confiance. Le jury se réunira cet été pour sélectionner les meilleurs dossiers parmi des centaines de candidatures.

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Architecture : l’Afrique se distingue aux Global LafargeHolcim Awards

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Pour la première fois, trois projets menés par des femmes au Mexique, au Niger et aux États-Unis ont remporté les Global LafargeHolcim Awards 2018 pour la construction durable du cimentier franco-suisse LafargeHolcim, dont la fondation est l’initiatrice du concours. « Bien que ce point n’ait pas été pris en compte pendant l’examen des dossiers, le jury était ravi de constater la part importante et le succès des femmes dans les LafargeHolcim Awards », a précisé le président du jury, l’architecte chilien Alejandro Aravena, qui a confirmé la forte participation et le taux de réussite élevé des architectes professionnelles ou étudiantes dans ce concours.

Le prix d’argent a honoré le projet « Legacy Restored », un complexe à la fois religieux et laïc au Niger associant une nouvelle mosquée et un centre communautaire, tout en revisitant l’architecture traditionnelle. Les architectes Mariam Kamara et Yasaman Esmaili ont imaginé un espace citoyen ouvert aux habitants du village de Dandaji dans la région de Tahoua, favorisant ainsi l’éducation des femmes et leur présence au sein de la communauté. Ce projet qui met en lumière l’artisanat local, les techniques de construction traditionnelles et les matériaux produits sur place a grandement impressionné le jury comme l’indique Alejandro Aravena : « L’utilisation de l’architecture comme instrument pour rétablir la dignité des communautés rurales fragiles et dépeuplées par l’exode rural a été l’une des principales motivations qui ont présidé à l’attribution du prix d’argent au projet du Niger. »

Mariam Kamara, étoile montante de la nouvelle génération d’architectes africains

Mariam Kamara œuvre pour un renouveau architectural en Afrique, répondant aux besoins des populations grâce à des solutions adaptées aux techniques locales. « Le fait de copier l’architecture occidentale n’est pas raisonnable pour nos réalités et nos climats. La modernité ne doit pas être confondue avec l’occidentalisation », insiste-t-elle. Après avoir grandi au Niger, elle poursuit aux États-Unis ses études en informatique avant de réaliser son rêve : « J’ai succombé à la pression familiale qui me poussait à devenir ingénieure ou scientifique. Mais le cœur n’y était pas, alors j’ai tout arrêté et repris mes études pour obtenir un diplôme d’architecture », détaille Mariam Kamara, qui a fondé le bureau d’architecture Atelier Masōmī, « le début » en haoussa. Elle supervise ses projets africains depuis Rhode Island et enseigne l’urbanisme à l’université Brown mais avoue : « Mon âme est restée bloquée au Niger ! Toutes mes réflexions et tous mes efforts sont tournés vers les problèmes de notre région, mais aussi vers la valorisation de nos richesses. » Comme pour son projet Niamey 2000, des logements abordables construits avec des matériaux traditionnels, car « dans des pays en développement qui ont du mal à tenir économiquement, une architecture responsable est nécessaire : il est irresponsable de construire avec du métal ou du ciment qui emprisonnent la chaleur, alors que les températures atteignent souvent 45 degrés ». Le starchitecte anglo-ghanéen David Adjaye ne s’y est pas trompé en la choisissant dans le cadre du Programme Rolex de mentorat artistique 2018-2019. Ce dernier réunit de jeunes talents et de grands maîtres dans leur discipline respective pour une année de collaboration.

Une surprenante équipe sud-coréenne à la manœuvre au Ghana

Autre innovation, la dernière édition des Global LafargeHolcim Awards a récompensé également trois projets pour leur idée remarquable en leur attribuant les LafargeHolcim Awards Ideas. Ces prix ont été décernés ex æquo pour les projets « Refrigerating Jar » au Ghana, « Cooling Roof » en Californie et « Territorial Figure » en Argentine. Les architectes sud-coréens Wonjoon Han et Gahee Van du studio VHAN, ainsi que Sook Hee Yuk à l’origine de l’ONG Group for Women, anciennement Make Africa Better, ont conçu des tours dont l’esthétique évoque l’architecture traditionnelle à Nyngali, dans le district de Karaga au nord du Ghana. Les silos inventés sont dotés d’un système de refroidissement passif pour entreposer le beurre de karité qui améliore la viabilité économique. Avec son association, Sook Hee Yuk aide les communautés féminines défavorisées à produire du beurre de karité certifié bio de grande qualité : « à Nyngali, il n’y a que deux femmes sur les 700 qui ont terminé l’école secondaire. L’une les représente et l’autre est la seule à parler anglais, la langue officielle du Ghana. L’argent des noix de karité est une des rares sources de revenus pour ces femmes ». En effet, le taux de pauvreté des trois régions du nord est deux à trois fois plus élevé que la moyenne nationale. Comme le note Sook Hee Yuk : « Ces mères savent à quel point l’éducation est importante pour leurs enfants et ce pécule leur permet de payer les frais de scolarité et les soins médicaux. »

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Manager : 3 leçons de leadership données par les scientifiques

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Les scientifiques aussi réfléchissent à ce qui fait un bon leader dans leur secteur. Et leurs réflexions vaut pour le monde de l’entreprise. Voici 3 leçons, glanées lors du dernier Next Einstein Forum 2018.

Elle a beau être vaste et galvaudée, la notion de leadership est toutefois parvenue à s’introduire dans la politique, dans l’entreprise et maintenant dans la recherche scientifique. À tel point que le leadership a été l’un des thèmes abordés lors d’un panel du dernier Next Einstein Forum, organisé à Kigali en mars dernier. Parmi les réponses des intervenants, quelques conseils sont à retenir pour les managers qui souhaitent progresser dans leur positionnement dans l’entreprise et leur façon de mener une équipe.

Un leader est un mentor

Pour le Gambien Tumani Corrah, président de l’Africa research excellence fund (Aref) « un leader est neutre et n’a pas de genre. Un leader est à l’aise avec le fait de partager deux choses : le pouvoir et le leadership. Il doit se concentrer à repérer des talents, développer leur leadership et trouver des moyens de développer les autres ».

Un leader est à l’aise avec le fait de partager deux choses : le pouvoir et le leadership.

Le partage, c’est la notion qui revient le plus dans les propos des panélistes du Next Einstein Forum. Exit la vieille image du leader charismatique qui fascine et décide seul. Le vrai meneur selon les scientifiques est celui qui sait transmettre et surtout, aime faire progresser les autres. Une vision que partage l’Ougandaise Connie Nshemereirwe, éducatrice et chercheuse indépendante qui travaille à développer des mécanismes permettant de repérer et accompagner les leaders du continent : « À travers l’Afrique, il y a une explosion d’université privées qui sont dirigées par des hommes et des femmes surchargés de travail, isolés et qui manquent de ressources. Mais ce sont des gens pour qui apprendre et transmettre le savoir est une vraie valeur », illustre-t-elle.

Ce sont des gens pour qui apprendre et transmettre le savoir est une vraie valeur.

Un leader est un manager

Au-delà du développement des compétences de son équipe, un leader est également une personne qui sait maîtriser son environnement et dispose d’une vision à long terme. Pour Tom Kariuki, directeur de l’Alliance for accelerating excellence in science in Africa (Aesa) et Tumani Corrah, les leaders doivent être de bon comptables et gestionnaires, c’est-à-dire qu’ils doivent avoir un œil sur leur environnement, savoir planifier et créer des partenariats ainsi qu’une atmosphère qui favorise la collaboration.

« Un bon leader doit savoir être patient, accepter ses propres erreurs et celles des autres.

Inspirer la confiance

Mettre en place un climat de travail sain est donc la dernière mission du leader. La bienveillance est donc une donnée à ne pas négliger : « Un bon leader doit savoir être patient, accepter ses propres erreurs et celles des autres. Les gens doivent faire des erreurs avant qu’ils ne puissent vraiment apprendre quoi que ce soit », affirme d’ailleurs Tom Kariuki.

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