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La Côte d’Ivoire va produire des téléphones Android en 2018

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Sociam, le groupe ivoiro-libanais spécialisé dans la fabrication et la distribution des produits électroménagers a annoncé, avec son partenaire Samsung, la commercialisation de son smartphone Nasco. Une gamme de téléphones Android sous sa propre marque.

En Côte d’Ivoire, Sociam accélère son implantation et l’entreprise est ambitieuse dans la conquête du marché africain. Jusqu’ici essentiellement consacrée à la fabrication et la distribution des produits électroménagers, dont des réfrigérateurs, des machines à laver, des climatiseurs, téléviseurs et autres, l’entreprise veut explorer une autre option en pleine croissance sur le continent : la téléphonie. En effet, le représentant exclusif du géant sud-coréen Samsung Electronics en Côte d’Ivoire a annoncé le lancement de la marque de Smartphones baptisée : « Nasco ».

Selon les informations, plus de 30 000 exemplaires de ce smartphone viennent d’être mis sur le marché ivoirien par Sociam. Ces téléphones intelligents ont été fabriqués dans les usines du partenaire sud-coréen Samsung, avec les mêmes innovations technologiques Android et caractéristiques que le S8 de Galaxy.

Pour le moment, les propriétaires, les frères Ali Pixie et Nasser Séklaoui veulent écouler toute la marchandise mise sur le marché avant cette fin d’année.  Pour atteindre l’objectif, ils misent sur leur réseau direct de 200 points de vente à Abidjan. Selon Nasser Séklaoui, le PDG du groupe, le projet était préparé minutieusement depuis des années. Toutefois, cette nouvelle aventure dans le domaine du mobile ne détournera pas le groupe de son activité première.

Conquête

Actuellement, le groupe fait une opération marketing pour cibler d’autres marchés d’écoulement. Sur ce, il devrait s’installer dans quatre nouveaux pays d’Afrique de l’Ouest en 2018, dont le Sénégal et le Nigéria, où les rivalités sur le secteur de la téléphonie mobile sont rudes, avec des grandes marques étrangères comme Infinix ou Tecno. Pour ce faire, Sociam veut croire en la différence avec la qualité et les prix raisonnables de ses appareils.

Cette société qui emploie 2500 personnes en Afrique dont environ 1600 en Côte d’Ivoire ambitionne d’ouvrir plusieurs grandes surfaces Nasco (2 000 m²) dans le pays, où il présentera exclusivement les produits de sa marque. Sociam veut également poursuivre l’extension de son réseau au niveau national pour le porter à 300 showrooms, comme celui qu’il a ouvert fin 2016 au sein du centre Abidjan Mall, dans le quartier Riviéra-Bonoumin, à Cocody.

Le groupe souhaite croitre le nombre de ses magasins à l’étranger, notamment son premier marché extérieur, le Ghana. Enfin, il est aussi prévu d’ouvrir une usine de fabrication de téléviseurs, de climatiseurs et téléphones Nasco à Abidjan si l’amélioration du cadre fiscal et douanier le lui permet dans cinq ans.

Il faut noter c’est en 1984 que le groupe Sociam a été créé. Il s’est forgé au fil du temps un piédestal et se revendique aujourd’hui 65% de parts de marchés dans l’électroménager sur tout le continent, encore loin devant Whirlpool et Panasonic, seul le Sud-Coréen LG lui résistant encore. Actuellement, le groupe est présent en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Liberia, au Bénin, au Gabon, au Cameroun et en RD Congo.

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ANALYSE : La Fintech pour booster la finance inclusive en Afrique

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Du fait de la croissance exponentielle qu’elle connait depuis plusieurs années, l’Afrique est aujourd’hui en amorçage d’une révolution économique majeure : la « Fintech ». L’Afrique, terre promise de la fintech ?

Yann-Cedric Kouamé, Directeur du Financement et Foundraising EIC Corporation

Si ce terme est devenu très tendance et jouit d’une adhésion générale en Afrique, c’est en raison de la démographie du continent. Avec 60% de sa population âgée de moins de 25 ans, l’Afrique est la région du monde ayant une domination de jeunes, des « digital natives », qui contraint tout business model qui se veut viable, à migrer vers une démarche de plus en plus disruptive. C’est dans ce contexte que la fintech évolue au pas de course en Afrique. Avec une moyenne de bancarisation estimée à 10% en 2014, la grande majorité des africains se trouvait exclue du système financier traditionnel. Mais le secteur bancaire africain est le plus touché par la fintech qui s’avère être une solution hautement inclusive pour le système financier continentale, très attaché au « cash. »

L’aventure de la fintech en Afrique a débuté après la vulgarisation et la forte pénétration du téléphone mobile, par le « blue ocean » du transfert d’argent, fortement dominé par des institutions telles que : Western Union et Money Gram. Du côté du secteur public, il y a la Poste qui s’imposait à travers sa grande implantation. Cependant, le transfert d’argent était très mal servi au regard des contraintes liées à la desserte uniquement dans les centres urbains, et les coûts de transactions qui atteignaient dans certains cas près de 10% du montant transféré. C’est justement sur ces deux points que le transfert d’argent via mobile a centré sa stratégie avec une très forte implantation surtout dans les zones rurales et un cost leadership structurellement imparable pour la concurrence (80% moins coûteux que les services traditionnels).

Gestion bancaire et foncière grâce à la fintech

Bien qu’utilisant de la « low fintech », ces entreprises nouvelles de transfert d’argent (Mpesa en Afrique de l’est ou Orange money en Afrique de l’ouest) vont encore pousser l’innovation pour passer de la simple activité de transfert à la création des premiers portefeuilles électroniques du continent. Désormais, les utilisateurs de ce service peuvent accumuler des avoirs sur leur compte mobile dans certaines limites imposées par le régulateur. Ils peuvent faire des achats en ligne ou en magasin, régler des factures en utilisant leur portefeuille électronique. Les principaux utilisateurs de ces services sont paradoxalement en majorité des populations rurales qui en effet n’étaient pas bancarisées. En attendant que les autorités se résignent à l’admettre, nous avons dans le cas d’espèce la naissance des premières banques mobiles du continent.

A ce jour, plusieurs solutions bancaires sont intégrées à ces services mobiles : gestion de trésorerie, solution de gestion de la paie pour la très petite entreprise (TPE)… Il n’y a pas que le secteur bancaire africain qui est en profonde mutation en raison des fintechs. La gestion foncière est un problème majeur dans bon nombre d’Etats africains. Les fintechs se positionnent aujourd’hui comme une piste de solution viable et concrète pour la gestion des patrimoines fonciers. Les Etats africains ont très peu ou pas de suivi correct des cadastres urbains et ruraux. L’identification des terres en plus d’être très fastidieuse est source de tensions communautaires. La contrainte est l’authenticité des titres fonciers existants qui bien trop souvent sont faux.

L’alternative de la blockchain

L’utilisation de la technologie de la blockchain parait être une solution idoine pour ce problème. Le cas du « bitland » une organisation basée au Ghana, qui s’est donnée pour mission de permettre aux institutions et aux personnes privées qui le souhaitent de faciliter l’arpentage de leurs territoires et d’enregistrer leurs actes fonciers sur une blockchain. Issue d’une technologie d’abord appliquée aux bitcoins, la blockchain est un système de partage et de stockage d’informations transparente, publique et sécurisée. Si utilisée à l’échelle continentale, cette technologie en plus de résoudre les conflits fonciers, deviendra le moteur du commerce électronique par l’adressage des terres qui est en réalité un corolaire de son activité principale.

L’Afrique, continent d’agriculture voit grâce à la fintech l’optimisation de sa productivité et de sa chaine de valeur. Les paramètres météorologiques sont vitaux dans l’agriculture telle que pratiquée  en Afrique. La fintech a permis de collecter, d’analyser et de communiquer des informations sur la météo aux agriculteurs. Cette technologie est allée encore plus loin en ajoutant la fonctionnalité de bourse. En effet, il est possible pour les agriculteurs sur cette application ouverte sur androïd d’avoir accès, en temps réel, à des informations relatives à la météo, au prix de vente en détail de leurs produits, aux potentiels acheteurs, ou encore aux lieux où acheter leurs semences. Cette solution a été développée par l’entreprise agricole MFarm Ltd, fondée par les Kényanes Jamila AbassSusan Eve Oguya et Linda Kwamboka.

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Out of Africa : pourquoi les investisseurs quittent l’Afrique ?

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Chronique PAROLES D’AVOCATS (8/10). La baisse des investissements étrangers en Afrique se ressent depuis plusieurs années et s’accentue.

Le continent africain est devenu, depuis une vingtaine d’années, un nouvel eldorado pour les investisseurs étrangers grâce aux nombreuses opportunités offertes et à sa forte croissance. Il continue, aujourd’hui encore, à attirer de nouveaux investisseurs. Néanmoins, depuis quelques années, nous observons une baisse des investissements étrangers en Afrique. Selon le rapport récent de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) sur l’investissement dans le monde en 2018, l’investissement des sociétés étrangères en Afrique est en baisse depuis 2015 (56.633 millions de dollars en 2015, 53.190 millions de dollars en 2016, et 41.772 millions de dollars en 2017).

Un investissement pas toujours rentable

Certaines sociétés font le choix de recentrer leurs stratégies d’investissement et leurs portefeuilles d’actifs dans des zones géographiques et des secteurs plus porteurs, estimant que l’Afrique ne répond plus à leurs attentes en termes de rentabilités par rapport au temps investi, aux risques et aux coûts engendrés. D’autres deviennent de plus en plus sensibles et attentifs aux risques de conformité liés à la corruption, à la fraude, ou aux problèmes juridiques et réglementaires, ainsi qu’aux risques liés à la sécurité et/ou aux revendications de nombreuses ONG et communautés locales. Par ailleurs, les nombreux audits et les contentieux fiscaux, les renégociations d’accords gouvernementaux, ou l’augmentation des restrictions à l’exportation, constituent des freins pour les investisseurs étrangers qui souhaitent s’installer durablement sur le continent.

Investir autrement

Certaines entreprises décident de rester, mais changent leurs stratégies et la manière dont ils font des affaires sur le continent. Une stratégie sur le long terme pourrait être avantageuse, là où un retrait total impliquerait un retour difficile et coûteux sur le marché africain. De plus, certaines entreprises jouissent d’anciens accords avantageux qu’elles ne veulent pas voir remis en cause. Un investisseur pourrait envisager de rester dans un pays à travers un modèle différent : peut-être en travaillant avec un distributeur local, ou en maintenant une activité beaucoup plus réduite.

Ce n’est qu’un au revoir

Lorsqu’une entreprise envisage de se retirer complètement d’un marché, il est toujours conseillé de le faire prudemment. Un retrait mal anticipé peut avoir des conséquences néfastes sur la réputation d’une entreprise tant localement que dans les pays voisins et ce, pour de nombreuses années. Une communication transparente avec l’ensemble des parties prenantes – gouvernements, partenaires, employés, management, communautés locales et la population toute entière – est un élément clef afin de mener au mieux un retrait du marché africain, où cette communication est particulièrement appréciée. Toutefois, la confidentialité est, elle aussi, essentielle, d’autant plus qu’au sein de certains secteurs d’activités africains, les rumeurs se répandent très vite.

Planifier le retrait

Il est primordial que les investisseurs analysent toutes les stratégies possibles de retrait avant même d’investir. Des restrictions de transfert dans les contrats et dans les réglementations sont des éléments à anticiper avec une attention particulière pour permettre à l’investisseur de structurer ses investissements en conséquence. Toutefois, les lois et la façon de les interpréter peuvent évoluer (par exemple, en matière d’impôt sur la plus-value).

Trouver un acheteur

Le succès d’une stratégie de retrait réussie réside en partie dans le choix d’un bon repreneur. Si les parties prenantes sont rassurées par le fait que l’acheteur entrant est un investisseur sérieux et qui connaît bien le marché, c’est déjà une première victoire. Vendre à un acheteur local, à un acheteur africain ou à un acheteur ayant une bonne réputation dans la région, est souvent une bonne stratégie et sera apprécié localement.

L’entreprise sortante sera à la recherche d’une stratégie de retrait la moins risquée et cherchera un repreneur qui facilitera l’obtention d’accords ministériels, des autorités de concurrence, ou de tiers. Néanmoins, il est important de comprendre que cette démarche peut prendre du temps et « qu’au bout de la patience, il y a le ciel » (Proverbe africain).

Cette chronique vous est proposée dans le cadre d’une série d’été.

Par Rebecca Major, avocate, associée du cabinet Herbert Smith Freehills.

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Pour que l’Europe fasse le choix de l’Afrique

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LE CERCLE / POINT DE VUE – Les entreprises françaises et européennes ne profitent pas assez de la croissance à l’oeuvre sur un continent appelé à devenir la zone économique la plus dynamique du monde. Pour redresser le tir, il faut clarifier nos politiques d’aide et s’appuyer sur le secteur privé.

S’il suffisait de croire en l’Afrique pour y croître, les entreprises françaises n’y auraient pas  perdu 50 % de leur part de marché en quinze ans.

C’est une évidence, l’Europe doit faire le choix de l’Afrique. Mais il n’y aura pas d’alliance durable sans consentement mutuel. Or, le Vieux Continent n’est plus son seul prétendant. Certes, l’Europe est le premier investisseur en Afrique et elle est son premier client. Mais elle n’est plus son premier créancier,  dépassée par la Chine depuis une dizaine d’années, qui a déversé plus de 140 milliards de dollars en Afrique.

Les investissements massifs ne sont cependant pas consentis sur la même base que les investissements européens : pas de conditions en termes de gouvernance, de RSE, d’éthique, de respect des droits de l’homme… Mais l’Afrique s’endette beaucoup trop lourdement : compte tenu de la faiblesse des recettes fiscales et de la flambée des taux d’intérêt liées à la baisse des coûts des matières premières, les grands bailleurs redoutent un surendettement du continent.

Pour autant, même si elle est fragile, la croissance est là. Après une année 2016 en demi-teinte, l’Afrique a retrouvé dès 2017 et en 2018 un niveau de croissance de 3,5 %, confirmant la vocation du continent à être la zone économique la plus dynamique des prochaines années.

A l’écart de la dynamique

Et pendant ce temps-là, les entreprises françaises et européennes peinent à s’inscrire dans cette dynamique retrouvée. Leurs parts de marché demeurent atones, quand en parallèle le poids des exportations chinoises vers l’Afrique est passé de 3 % en 2001 à 18 % aujourd’hui. Il est temps de prendre conscience de la nouvelle donne et d’analyser les causes de notre retard.

Entre l’approche condescendante, voire méprisante, des nouvelles autorités américaines et la vision chinoise que d’aucuns qualifient de prédatrice, il revient à l’Europe de définir une nouvelle voie gagnante parce qu’équilibrée et génératrice d’une croissance inclusive et durable.

Pour la mettre en oeuvre, il faut d’abord accepter de revisiter en profondeur la politique européenne de développement encadrée par  l’accord de Cotonou , qui régit la relation entre l’Europe et les pays d’Afrique, Caraïbes et Pacifique entre 2000 et 2020.

Moderniser la coopération

Face à l’attentisme de l’Europe et au constat d’inefficacité de cet accord, les patronats africains et européens ont exprimé leur position sur la refonte de leur coopération : les secteurs privés, seuls créateurs de richesses et d’emplois, doivent en effet être mis au coeur des relations entre nos deux continents. Des instruments financiers plus modernes doivent être mis à la disposition de leurs entreprises, des critères de mesure de l’impact des projets inclus dans les appels d’offres et de nouveaux secteurs inclus dans la coopération, tels que les enjeux liés à la transformation numérique.

Il est tout à l’honneur de l’Europe d’avoir opté pour une absence de distinction de nationalités dans les aides qu’elle octroie aux projets de développement – contrairement à ce que pratiquent les autres continents -, mais il est inacceptable de la voir aussi peu attentive à l’impact RSE, éthique et de conformité des projets qu’elle contribue à financer. C’est sur cette logique de développement durable que doit se rééquilibrer la concurrence internationale sur le continent.

S’engager dans la durée

Plutôt que de faire miroiter des plans d’aide au développement aux montants mirobolants, il serait préférable de se concentrer sur leur efficacité et de simplifier les procédures d’allocation des aides, ce fameux mille-feuille dont parle Jean-Yves Le Drian. La complexité des circuits et des délais de mise en oeuvre du soutien européen désespère les dirigeants africains, et ne permet pas de mener la bataille dans des conditions équilibrées. Quand une entreprise chinoise répond à un appel d’offres, son plan de financement est bouclé avec l’aide de structures comme Eximbank.

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Success story: Zalar Holding, le discret champion national

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Les voies de l’entreprise sont impénétrables. Celles de Zalar Holding encore moins. Leader du secteur avicole marocain et seul acteur verticalement intégré sur l’ensemble de la chaîne de valeur, le groupe de la famille Chaouni nourrit les fantasmes des observateurs locaux et étrangers. L’occasion donc de retracer l’histoire de la success story marocaine, comme nous la raconte le dirigeant.

Seul acteur verticalement intégré sur l’ensemble de la chaîne de valeur, Zalar Holding, leader du secteur avicole Marocain, est méconnue du grand public. Portées par de 2.200 collaborateurs, son chiffre d’affaires consolidé a évolué passant de 3,6 milliards en 2013 à près de 4.5 milliards en 2017. « Nous avons consolidé nos positions sur le marché avicole dans un contexte marqué par la surproduction et la contraction des marges en 2014 et 2015 et par l’apparition de la grippe aviaire en 2016″, analyse pour Maroc Diplomatique Omar Benayachi, directeur général de Zalar Holding. De façon générale, sur l’ensemble des filières où le groupe opère, il a, à l’image de la progression du CA, amélioré ses parts de marchés et représente actuellement entre 10 et 30% selon le type d’activité.

Nous n’en saurons pas plus car il est dur d’arracher des chiffres précis aux dirigeants de Zalar. « Actuellement dans l’accouvage et l’abattage industriel de volaille nous représentons 15%« , concède toutefois Benayachi. Des performances qui n’étaient pas acquise, car l’entreprise est entrée dans le secteur avicole comme par effraction.  C’est en 1974 que Mohammed Chaouni Benabdallah et son fils Fouad fondèrent à Fès, à proximité du mont Zalagh, une des toutes premières usines de nutrition animale du pays, El Alf. « Aujourd’hui la manufacture représente une part de marché nationale dépassant les 12% et offre une capacité de production de nutrition animale annuelle de 960.000 tonnes’’, souligne Benayachi. « Nos installations n’ont rien à envier aux meilleurs du monde », continue-t-il. Fin des 70’s, pour accompagner le développement de la modeste affaire, la famille crée la société Couvnord, couvoir produisant des poussins d’un jour. Ceci marqua la première étape d’une intégration annoncée dans l’activité avicole.

Intégration verticale

Il faut faire un saut dans l’espace-temps, au début des années 1990, pour voir la création du pôle négoce regroupant les activités d’importation, de négoce et de stockage de céréales et dérivés. Disposant d’une capacité de 100.000 tonnes, les entreprises Graderco et Alimaroc viennent alors consolider plus de 20% du volume des matières premières importées au Maroc. « L’unité a permis de mieux maîtriser l’approvisionnement en matières premières nécessaires au bon fonctionnement de l’usine de nutrition animale », étaye le manager. La fin des années 2000 vit le groupe Zalar Holding, société constituée en vue de regrouper les activités industrielles de la famille Chaouni, racheter les sociétés d’abattage et de transformation Eldin et Banchereau Maroc, commercialisant conjointement la marque «Dindy», bouclant ainsi le processus d’intégration global amorcé par les fondateurs trente ans plus tôt. « L’abattage est une activité compliquée de nos jours au Maroc. Il faut savoir qu’au moins un abattoir par an met les clés sous la porte. Le plus gros problème de la filière aujourd’hui réside dans la concurrence déloyale des riyachas », explique le top management de l’entreprise.

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Ethiopian Airlines et DHL paraphent un accord de co-entreprise

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DHL Global Forwarding, premier fournisseur international de services de fret aérien, maritime et routier, et Ethiopian Airlines viennent de s’allier en vue de créer la plus grande société de fret en Afrique.
Il s’agira de « DHL-Ethiopian Airlines Logistics Services Ltd » qui entend être la société leader en logistique de fret sur le continent.
Selon les termes de l’accord signé jeudi 26 juillet, la compagnie aérienne garantira une participation majoritaire dans cette coentreprise, fournira un soutien réglementaire et opérationnel alors que DHL  établira des liaisons de fret aérien, maritime et routier entre les principaux centres commerciaux d’Éthiopie et le reste du monde.
La société sera basée en Éthiopie et fera des affaires sur tout le continent africain, améliorant ainsi l’infrastructure logistique et les connexions de l’Éthiopie.
Pramod Bagalwadi, pilotant l’équipe des projets industriels pour DHL en Afrique subsaharienne, est copté pour conduire les destinées de cette nouvelle société.
Pour Tewolde GebreMariam, PDG de la compagnie éthiopienne, le choix de DHL pour mettre en place cette entité démontre son expertise et son  expérience reconnues dans le domaine. Il permettra de  bénéficier des bonnes solutions logistiques en termes de coûts, de délais et de qualité.
D’après Amadou Diallo, PDG de DHL Global Forwarding Moyen-Orient et Afrique, l’entreprise sera en mesure de fournir une infrastructure logistique évolutive et durable pour répondre aux besoins sensibles de ses industries.
Notons que cette joint -venture  vient s’ajouter au partenariat étendu entre DHL Global Forwarding et Ethiopian Airlines.

Lente progression du commerce en ligne en Afrique

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Comment développer le commerce en ligne en Afrique ? C’était le sujet d’une conférence organisée par l’Union africaine qui s’est tenue à Nairobi la semaine dernière. Elle a rassemblé des représentants des principales plateformes développées pour le continent, des membres des gouvernements et des institutions régionales. Selon le cabinet Mc Kinsey, le secteur connaît une forte poussée en Afrique où le chiffre d’affaires pour l’année 2014 est estimé à 8 milliards de dollars. Il pourrait atteindre 75 milliards de dollars en 2025. Mais le continent reste encore à la traîne de cette filière commerciale dans le monde.

Comment développer le commerce en ligne en Afrique ? C’était le sujet d’une conférence organisée par l’Union africaine qui s’est tenu à Nairobi du 23 au 25 juillet 2018. Elle a rassemblé des représentants des principales plateformes développées pour le continent, des membres des gouvernements et des institutions régionales. Selon le cabinet Mc Kinsey, le secteur connaît une forte poussée en Afrique où le chiffre d’affaires pour l’année 2014 est estimé à 8 milliards de dollars. Il pourrait atteindre 75 milliards de dollars en 2025. Mais le continent reste encore à la traîne de cette filière commerciale dans le monde.

Les défis à relever sont nombreux : formation, fracture numérique, mais aussi financement local, selon Kwame Acheampong, directeur Afrique chez Mall for Africa, champion nigérian de la vente en ligne. « L’investissement privé n’est tout simplement pas disponible. Je ne demande pas aux gouvernements de financer directement les start-ups, mais ils pourraient inciter à l’investissement. Comme à Singapour, où si vous êtes un investisseur privé et que vous avez investi dans une entreprise qui fait faillite, vous bénéficiez d’un allègement fiscal. »
Autre défi de taille : les infrastructures et la logistique transfrontalière, comme à l’intérieur de chaque pays. Selon l’Union africaine, le commerce inter-africain stagne à 18 % du commerce total du continent, tandis que la part de l’Afrique dans le commerce mondial est évaluée à 3 %. Le commerce en ligne pourrait changer les choses. Consultant auprès de l’UA, Sid Boubekeur salue le développement de partenariats d’entreprises africaines avec les géants mondiaux du e-commerce. « Vu l’augmentation de la clientèle, e-Bay, Amazon, placent 10 millions ou 30 millions d’euros en partenariats, avec Jumia par exemple, pour mettre en place des plateformes de distribution. Ces plateformes de distribution vont générer des emplois, vont booster les ventes et réduire les coûts des produits. »

La concentration se fera au détriment des plateformes africaines de commerce en ligne.

Sid Boubekeur entrevoit à l’avenir l’émergence de grands groupes, au risque de voir disparaître les plateformes africaines. Pour pouvoir être compétitives, les entreprises du continent devraient être capables, comme leurs homologues américaines, d’analyser les métadonnées des utilisateurs grâce à l’intelligence artificielle, explique Ibrahima Nour Eddine Diagne, Président de l’African Performance Institute. « Ce qui fait la force du big data c’est le grand marché, et l’Afrique est pour l’instant cloisonnées dans de petits marchés. Le deuxième facteur c’est la régulation, et l’Afrique est en retard sur la protection des données de ses consommateurs. On aurait pu exiger que toutes les données des Africains qui sont stockées dans des plateformes internationales soient répliquées au niveau national ce qui nous donnerait la possibilité de les valoriser. »

L’Union africaine s’est engagée à légiférer sur le commerce en ligne à l’échelle continentale. Au programme : harmonisation des réglementations commerciales, création d’une structure dédiée à la digitalisation de l’économie, protection des consommateurs et de leurs données. Un projet complet devrait être présenté lors de sommet de l’Union africaine en 2020.

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Le satellite Athena de Facebook déployé en 2019

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Facebook doit absolument séduire de nouveaux utilisateurs pour assurer son développement. Il n’y à pas de solution miracle: il faut toucher les pays en voie de développement. L’Afrique constitue le plus grand potentiel.

Mais pour que Facebook trouve de nouveaux ultilisateurs ceux-ci doivent impérativement être connectés. C’est la qu’intervient Athéna !

La solution à ce casse-tête est simple : il faut offrir à ces futurs utilisateurs un accès à internet, si possible fiable et rapide. Facebook avait commencé à travailler sur des drones (le projet Aquila) qui auraient fourni un accès internet dans les endroits reculés. Mais le réseau social a finalement décidé de viser beaucoup plus haut.

Un accès à internet… et à Facebook

Facebook a confirmé des informations de Wired sur un autre projet, plus ambitieux encore : dans le courant de l’année prochaine, l’entreprise lancera un satellite qui aura pour but de connecter des zones privées d’internet. Baptisé Athena, ce satellite tournera autour de la planète dans une orbite basse, et sa mission sera « limitée » dans la durée.

Il est donc fort probable qu’il s’agisse, dans un premier temps, de tester la pertinence et l’efficacité d’une telle solution. Avant, sans doute, de mettre les bouchées doubles dans un programme spatial de plus grande ampleur. L’orbite basse visée par Facebook laisse penser que le groupe a l’intention de créer un « nuage » de centaines, voire de milliers de satellites gravitant tout autour de la Terre afin de fournir la couverture la pus complète du globe.

Facebook n’est pas la seule entreprise à s’intéresser aux satellites d’accès à internet. SpaceX a déjà envoyé deux engins dans l’espace, qui pourraient à terme être rejoints par des centaines d’autres dans le cadre du projet Starlink.

Hauts dirigeants : comment intégrer un conseil d’administration d’entreprise

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À un certain niveau de leur carrière professionnelle, dirigeantes et dirigeants sont attirés par des postes d’administrateur d’entreprise. Leur rôle, définir des stratégies et représenter les actionnaires. Voici quelques conseils pour les intégrer.

Comment avoir encore plus de responsabilité lorsqu’on est déjà tout en haut de la chaîne hiérarchique ? Les dirigeants ont la réponse : siéger à des conseils d’administration. Poste stratégique qui engage à la fois sa responsabilité professionnelle et sa réputation personnelle, l’administrateur est un maillon fort dans la gouvernance d’une entreprise. Le poste permet aux dirigeants de découvrir de nouveaux secteurs et d’analyser de nouveaux marchés.

Responsabilité

Siéger en tant qu’administrateur d’entreprise est bien souvent synonyme d’une expérience professionnelle déjà bien éprouvée. À titre d’exemple, en 2017, la moyenne d’âge des conseils d’administration des entreprises du Cac 40 était de 58,8 ans.

UN POSTE EN CONSEIL D’ADMINISTRATION EST INTÉRESSANT PARCE QU’IL DONNE DE LA SÉNIORITÉ À UN PROFIL.

« Un poste en conseil d’administration est intéressant parce qu’il donne de la séniorité à un profil. Mais il ne faut pas négliger qu’il engage la responsabilité légale de l’administrateur qui se doit de faire respecter des règles d’éthique à la direction de l’entreprise et qu’il représente les actionnaires » rappelle Viviane de Beaufort, professeure de droit des affaires à l’Essec et spécialisée dans les questions de mixité dans le monde du travail.

Avant de vous lancer, n’hésitez pas à prendre contact directement avec des dirigeants et des administrateurs afin qu’ils vous expliquent les tenants et aboutissant de cette responsabilité. Ce sera par ailleurs l’occasion de vous créer un réseau et d’en parler autour de vous.

Faire savoir

Si vous souhaitez briguer un poste en conseil d’administration, la première chose est en effet de le faire savoir. « J’impose toujours aux femmes qui participent à mon programme de mettre à jour leur profil LinkedIn en précisant bien dans leur résumé le fait qu’elles recherchent un mandat », souligne la professeure. Elle conseille également de se faire connaître des cabinets de chasse de tête et de trouver des mentors qui vous permettent de rencontrer du monde et de vous coacher dans vos candidatures et la préparation des entretiens.

Contacter les bons interlocuteurs

« Dans ce type de réseau, on est encore dans le système de cooptation. Mais il n’est pas inutile d’aller au-devant des besoins en se faisant connaître des secrétaires généraux des conseils d’administration. Ce sont eux qui sont en charge du renouvellement des mandats », confie Viviane de Beaufort.

Candidature

Le CV d’un administrateur (un exemple ici en page 9) n’a rien à voir avec celui d’un candidat à un poste lambda. On s’intéressera moins à votre expérience professionnelle qu’à vos capacités à penser une stratégie : « On veut savoir si vous êtes intéressé par l’entreprise et si vous en connaissez sa culture, savoir ce qui vous plaît dans sa stratégie et la vision que vous pouvez apporter. Vous devez aussi prouver que celle-ci est transversale », résume la professeure.

Enfin, si vous pensez être encore trop jeune pour intégrer le conseil d’administration d’une grande entreprise, l’alternative des structures plus restreinte et plus souple comme les associations, les ONG ou les start-up est toujours envisageable.

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Un jeune entrepreneur promeut l’aquaponie pour les villes africaines

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En Afrique, les denrées agricoles ont bien du mal à rejoindre les marchés urbains. Un jeune Camerounais propose d’adapter l’aquaponie aux quartiers des grandes villes. Un projet parmi des milliers d’autres poussés par une nouvelle génération africaine.

AQUAPONIE. Flavien Kouatcha est un jeune homme pressé. 28 ans, et déjà trois vies. La première s’est déroulée dans la campagne camerounaise, auprès des champs de ses parents agriculteurs. La deuxième se déroule à partir de 15 ans dans les écoles de Douala où le jeune homme décroche un diplôme d’ingénieur et un poste dans l’entreprise de logistique de Bolloré. La troisième enfin, marie ville et ruralité avec la première tentative africaine de développement d’une production agricole à partir des techniques d’aquaponie, la production d’aliments bio en symbiose avec un élevage de poissons.

«  Pour payer mes études, je n’ai jamais cessé de créer de petites entreprises ce qui m’a donné l’envie de suivre mes idées  » explique Flavien Kouatcha au sommet du dialogue de Talanoa à Abidjan où il a été invité pour témoigner des espoirs de la jeune génération africaine pour un développement sur leur continent. Chez Bolloré, Flavien ne se sent pas à sa place. En 2014, le jeune ingénieur revient sur les terres de ses parents. Auprès d’Hélène, sa mère, il réfléchit à son avenir. Il constate alors les difficultés qu’ont les agriculteurs à accéder aux marchés. De même, à Douala, il s’était rendu compte que parfois des produits frais manquaient. La solution la plus évidente est d’améliorer les routes et de favoriser les transports. Flavien a une autre idée : l’aquaponie.

Produire dans le même système des poissons et des légumes

TILAPIA. L’aquaponie est une fusion du mot  » aquaculture  » et  » hydroponie  » la culture des plantes par de l’eau enrichie de nutriments. « Je n’ai rien inventé, l’idée vient du Japon dans les années 70, je l’ai juste adaptée pour les villes africaines « .

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