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Niger : une centrale électrique solaire bientôt construite à Niamey

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Une centrale électrique solaire sera mise en service en 2021 à Niamey, qui connaît des pannes chroniques d’approvisionnement, selon la télévision nigérienne et l’Agence française de développement (AFD).

Cette centrale sera financée par l’AFD et l’Union européenne (UE), pour un montant total de 18,7 milliards de francs CFA (28,5 millions d’euros), de mêmes sources.

La convention de financement de la centrale a été signée le 31 octobre à Niamey par le ministre nigérien des Finances, Hassoumi Massaoudou, et Marcel Escure, ambassadeur de France au Niger,selon la télévision. La future centrale photovoltaïque, d’une puissance de 20 mégawatts, sera construite près de la capitale, et devrait entrer en service en 2021, selon l’AFD. L’entreprise retenue pour les travaux n’a pas été précisée.

Sa réalisation « viendra renforcer l’offre en l’énergie à Niamey », a salué Alassane Halid, le directeur de la Société nigérienne d’électricité (Nigelec) qui importe depuis plusieurs décennies l’essentiel de son électricité du Nigeria voisin.

En cas de perturbations au Nigeria, Niamey, ville de plus d’un million d’habitants, subit des coupures répétées pouvant durer des journées entières. Au Niger, le taux d’électrification n’est que de 12 % actuellement d’après la Nigelec, qui veut le porter à 25 % à l’horizon 2021 grâce à d’importants investissements.

Cofinancement UE-AFD pour une centrale hybride

Par ailleurs, l’UE et l’AFD ont annoncé un cofinancement pour la construction d’une autre centrale électrique hybride (thermique-photovoltaïque) d’un coût de 32 millions d’euros à Agadez, la grande ville du nord du Niger constamment plongée dans le noir.

La centrale d’une capacité de production de 21 mégawatts doit satisfaire en électricité la ville d’Agadez et ses 145 000 habitants dont les besoins sont estimés à 8 mégawatts, selon l’UE.

Sa construction permettra à Agadez, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, de revivre un essor économique et social, après le déclin du tourisme dû aux attaques jihadistes dans le Sahel, et récemment la chute du flux de migrants, pourvoyeurs de fonds, en route vers l’Europe.

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LA PLUS GRANDE PLATEFORME NUMÉRIQUE DÉDIÉE À L’ENTREPRENEURIAT EN AFRIQUE EST NÉE

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La plus grande plateforme numérique au monde dédiée aux entrepreneurs et l’écosystème de l’entrepreneuriat africain a été lancée jeudi à Lagos (Nigeria) par la Fondation philanthropique « The Tony Elumelu Foundation (TEF) » et à l’occasion de la 4ème édition de forum de l’entrepreneuriat TEF 2018.

L’un des faits marquants du TEFforum 2018 a été le lancement de TEFConnect, une plateforme numérique révolutionnaire qui réunit en Afrique et au-delà tout l’écosystème de l’entrepreneuriat, notamment les entrepreneurs, les investisseurs et le monde des affaires sur une seule et même plateforme et les connecte numériquement à trois éléments essentiels du succès : le capital, les outils commerciaux et les entreprises. Elle permet d’attirer plus de 300 000 entrepreneurs africains et qui a réussi à former et financer 4 460 personnes à ce jour.

Le « TEFconnect » permet entre autres de rassembler pour les acteurs de l’écosystème de l’entrepreneuriat, y compris les entrepreneurs, les incubateurs, les investisseurs, les universités et le secteur privé, qui fournit des ressources informatives, informe sur des événements et des opportunités en matière d’entrepreneuriat.

Il permet aussi de créer un espace commun pour permettre aux entrepreneurs africains de traiter des affaires d’un pays ou d’une région à l’autre et ce qui permet un trafic atteignant des millions de consommateurs.

Cet outil numérique permet aussi d’accéder au formulaire de candidature au programme d’entrepreneuriat de la Fondation, à la boîte à outils pour entreprises et au montorat d’entreprise par des chefs d’entreprise mondiaux.

Les outil mis à disposition dans cette plateforme permet aux entrepreneurs de promouvoir leurs entreprises auprès d’investisseurs potentiels et d’autres entrepreneurs en vue d’une collaboration transfrontalière.

Intervenant lors du lancement de cette plateforme à Lagos, Vir OBE, PDG de la Fondation, a déclaré que la Fondation Tony Elumelu vise simplement à responsabiliser les entrepreneurs africains. « Premièrement, nous avons lancé le programme TEF Entrepreneurship, destiné à fournir à 10 000 entrepreneurs africains, sur une période de 10 ans, un capital d’amorçage, un mentorat et une formation. Ensuite, nous avons convoqué l’ensemble de l’écosystème entrepreneurial au Forum TEF pour susciter l’engagement et des discussions délibérées afin de changer le discours de l’Afrique. Aujourd’hui, nous renforçons notre impact en connectant l’écosystème de l’entrepreneuriat africain sur une seule et même plateforme ».

Le fondateur de la Fondation Tony Elumelu, Tony O. Elumelu, s’est félicité de la réussite du programme de sa fondation, considéré jusque-là comme le plus grand programme entrepreneurial en Afrique. « Au cours des quatre années écoulées, depuis le lancement du programme d’entrepreneuriat TEF, nous avons montré que l’entrepreneuriat peut changer un continent – nous avons investi dans les personnes et les processus. Nous avons déjà contribué à créer des succès commerciaux et incité les décideurs à s’engager dans la dynamique entrepreneuriale. Mais à bien des égards, nous grattons la surface. Cette année, nous élargissons notre champ d’application en amenant la conversation là où l’interaction se fait de plus en plus fréquente – le domaine numérique. En reliant les entrepreneurs africains au niveau mondial sur TEFConnect, nous libérons davantage le véritable potentiel de nos entrepreneurs et transformons le continent ».

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Kabirou Mbodje, PDG de WARI : « Notre plate-forme digitale se veut une porte d’entrée incontournable en Afrique »

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Chef d’entreprise franco-sénégalais, Kabirou Mbodje a créé en 2008 à Dakar la société WARI – argent, en bambara –, une plate-forme digitale de transfert d’argent désormais présente dans 40 pays d’Afrique et qui reste – à ce jour – sans égale. C’est un incontestable exemple de réussite pour tout le Continent ! Mais l’homme d’affaires – qui est aussi champion d’équitation – a encore beaucoup de projets innovants en gestation. Interview exclusive, à l’occasion de la participation de Kabirou Mbodje au récent 1er grand Forum Ambition Africa, à Paris.

Propos recueillis par Bruno FANUCCHI, AfricaPresse.Paris »>.

Que pèse aujourd’hui WARI en Afrique ?

Kabirou Mbodje – WARI est la première entreprise africaine en termes de données numériques.
Nous sommes présents dans 40 pays africains et plus de 200 millions de personnes utilisent notre plate-forme digitale dans des domaines très variés. Cela va de l’achat de crédit téléphonique au paiement des salaires ou des pensions, des bourses ou des taxes, etc. Vous avez l’ensemble du spectre des transactions sur un grand nombre de pays. Cela constitue une masse énorme de données. Et il est important que ces bases de données puissent converger pour que l’Afrique ait un vrai contrôle de son information économique.

Mais vous êtes également présent bien au-delà du Continent…

Kabirou Mbodje – Bien sûr. WARI est une société implantée dans 60 pays, dont 40 en Afrique – comme je l’ai dit –, douze en Europe, et nous sommes également sur le marché chinois avec un bureau à Shanghai, et présents aux États-Unis comme en Amérique latine. Voilà pour le positionnement géographique.

WARI, ce sont aujourd’hui 200 millions de personnes qui utilisent notre plateforme, 6 milliards de dollars de flux, plus d’un million de transactions journalières, 300 collaborateurs directs mais plus de 18 000 emplois générés, plus de 500 000 points de vente en direct ou à travers des réseaux partenaires.

Voilà les chiffres clés qu’il convient de retenir sur notre entreprise qui a un spectre très large de services allant des services basiques (comme les paiements, les transferts, l’électricité, l’eau) aux plus sophistiqués. Nous avons aussi créé un Fonds de solidarité, qui collecte 1 franc CFA par transaction, pour soutenir de nombreuses initiatives dans le domaine de la santé, de la microfinance et de l’éducation.

« Trois nouvelles applications
qui vont changer la donne »

Que ne faites-vous pas… encore ?

Kabirou Mbodje – C’est une très bonne question ! Ce que fait WARI est très simple : elle rend disponible une plate-forme ouverte pour que tous les acteurs économiques échangent et puissent aujourd’hui offrir ou bénéficier de ces services. Et donc ce que nous ne faisons pas, c’est ce que font tous les autres et qu’ils intègrent sur notre plate-forme.

Quels sont vos projets et nouveautés pour 2019 ?

Kabirou Mbodje – Nous en avons beaucoup. Il y a des intégrations et des acquisitions sur différents marchés en Europe comme aux États-Unis. Nous sommes en train de développer trois applications qui vont apporter une vraie nouveauté mondiale et contribuer à changer la donne du numérique. Nous y travaillons, mais je ne peux vous en dire plus pour le moment. Vous en aurez le primeur en temps utile.

Un groupe comme le vôtre s’intéresse à la cyber-criminalité et à la cyber-défense pour s’en prémunir et se protéger. Quelles sont vos approches et solutions en ce domaine sensible ?

Kabirou Mbodje – C’est un problème patent et récurrent qui nous préoccupe, bien évidemment. Dès l’instant où vous entrez dans un monde ouvert, qu’on appelle « open society », où les gens sont globalisés et inter-connectés, cela constitue des « boulevards » pour des gens mal intentionnés qui veulent abuser du système. Cela a toujours existé et c’est, hélas, dans la nature humaine.

« Les bandits de grand chemin
sont aujourd’hui sur le Web »

Une nouvelle sorte de « bandits de grand chemin », comme on disait autrefois ?

Kabirou Mbodje – C’est exactement cela ! Vous avez parfaitement raison, ces « bandits de grand chemin » sont aujourd’hui sur la toile, partout sur le Web. Comme tous les grands groupes, nous travaillons donc à sécuriser nos transactions et ces grands chemins que nous mettons à disposition du public.

WARI y est très sensible et essaie d’avancer sur des technologies de pointe pour pallier des moyens d’identification parfois assez sommaires en Afrique. Nous inventons des solutions pour identifier tous ces gens de manière formelle et contribuer à éliminer les menaces potentielles et surtout la fausse perception d’un risque supérieur en Afrique, ce qui n’est pas le cas.

Kabirou Mbodje, PDG de WARI, et Cina Lawson, ministre des Postes et de l’Économe numérique du Togo, lors de leur participation à la table ronde sur « Les nouveaux usages du Numérique en Afrique », mardi 23 octobre à Paris, au Forum Ambition Africa. © Benjamin Reverdit

L’Afrique n’est pourtant pas en retard dans ce domaine avec les « brouteurs » de Côte d’Ivoire, par exemple…

Kabirou Mbodje – Comme au Nigeria, c’est vrai. Mais l’Afrique arrive loin derrière tout ce qui nous provient d’Europe de l’Est, d’Amérique latine ou d’Asie… même si le monde digital tel qu’on le voit déferler sur le reste du monde a ses origines en Afrique.

C’est en réalité une problématique globale, et à laquelle il faut trouver de façon assez pragmatique des solutions collégiales, car nous sommes tous confrontés au même problème, aux mêmes méthodes, au même ennemi avec les mêmes pratiques. Il ne peut pas y avoir de concurrence entre nos entreprises à ce niveau-là, il faut au contraire qu’elles partagent leur savoir-faire de façon à contribuer non pas à éradiquer, mais à diminuer et à pouvoir anticiper sur les nouvelles générations d’attaques.

Quels sont vos principaux concurrents ?

Kabirou Mbodje – WARI a des concurrents dans l’ensemble des services qui sont offerts sur notre plate-forme, mais notre positionnement est unique. C’est ce qui fait la force et l’originalité de WARI, dont les services régulent la vie de tout le monde. Nous créons ainsi une vraie valeur ajoutée permettant aux gens de converger vers notre plate-forme de transfert d’argent où tout est standardisé et sécurisé.

Un message aux entrepreneurs français présents ici à l’événement Ambition Africa ?

Kabirou Mbodje – Comme je l’ai dit lors de la table ronde à laquelle j’ai participé, il y a aujourd’hui une énorme opportunité pour tous ceux qui veulent se positionner en Afrique. Ils doivent rechercher des plates-formes comme WARIpour pouvoir pénétrer le marché et proposer correctement leurs services car, quand il y a une multiplicité d’offres et de services, trop de choix dans un pays, cela crée parfois une espèce de cacophonie dissuasive et on ne sait plus où aller. 
Il faut profiter d’une plate-forme organisée comme WARI qui permet aujourd’hui d’adresser plusieurs pays et d’être bien précis sur la cible que l’on veut atteindre et l’offre que l’on est capable de présenter.

On dit que Dakar est « une porte d’entrée en Afrique ». En va-t-il de même de WARI ?

Kabirou Mbodje – C’est exact. WARI se veut une porte incontournable et se positionne donc comme une plate-forme ouverte. Car il n’y a pas de possibilité d’échanger et de développer nos économies, de créer de la valeur ajoutée si l’on n’organise pas nos marchés avec des standards simples, compréhensibles pour l’ensemble des parties.

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Jean-Baptiste Lemoyne ouvre le forum d’affaires Ambition Africa 2018 (Paris, 22 octobre 2018)

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Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, a ouvert le lundi 22 octobre le forum d’affaires Ambition Africa 2018, aux côtés de Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances.

Evoquant le destin commun des continents européen et africain qui font face, de part et d’autre de la Méditerranée, à des défis majeurs tels que le réchauffement climatique ou la recherche d’un développement durable et inclusif, le secrétaire d’Etat a encouragé les entreprises françaises à faire le pari de l’Afrique, alors qu’un tiers seulement des entreprises exportatrices françaises se tournent actuellement vers le continent. Le secrétaire d’Etat a appelé les entreprises à tirer pleinement profit de la réforme du dispositif de soutien à l’export des entreprises afin de faire de l’Afrique un élément clé de leur stratégie d’internationalisation. Evoquant le récent déplacement du ministre en Côte d’Ivoire, à l’occasion duquel a été inauguré le « hub de l’éducation » de Yamoussoukro, il a par ailleurs souligné l’importance et le dynamisme de la formation des jeunes africains.

Le secrétaire d’Etat a également participé à la table ronde d’ouverture Sambiou Wague, ministre de l’énergie et de l’eau du Mali, Amadou Koné, ministre des transports de Côte d’Ivoire, ainsi que Christophe Lecourtier, directeur général de Business France, et Remy Rioux, directeur général de l’Agence française de développement.

Le secrétaire d’Etat a également saisi cette occasion pour convier les acteurs économiques au prochain sommet Afrique-France qui aura lieu en 2020 sur le thème de la ville durable.

Organisé par Business France sous l’égide du ministère de l’Europe et des affaires étrangères et du ministère de l’économie et des finances, placé sous le haut patronage du Président de la République, le forum Ambition Africa 2018 est la première édition d’une rencontre entre entrepreneurs africains et français qui a vocation à se tenir annuellement. Plus de 700 participants français et africains, venus de l’ensemble des régions du continent, se réunissent à l’occasion de tables rondes thématiques et sectorielles et d’un millier de rendez-vous d’entreprise à entreprise. Environnement des affaires, financement des PME, mobilité urbaine, accès à la santé, nouveaux usages de la technologie, formation professionnelle, rôle de la diaspora africaine : ce sont autant de thématiques qui seront traitées au cours de ces deux journées consacrées aux liens économiques entre l’Afrique et la France, tandis que les rendez-vous permettront aux entreprises d’évoquer des projets concrets, et nouer des partenariats durables.

La Fondation Tony Elumelu lance la plus grande plateforme numérique au monde pour les entrepreneurs africains au Forum TEF 2018

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La Tony Elumelu Foundation, la plus importante philanthropie en Afrique, lance la plus grande plateforme numérique au monde pour les entrepreneurs africains et l’écosystème africain de l’entreprenariat – TEFConnect.

TEFConnect sera officiellement inauguré au Forum TEF de cette année, qui aura lieu le 25 octobre 2018, au Federal Palace Hotel, à Lagos, au Nigéria.Exploitant et s’appuyant sur le plus grand catalyseur de l’entrepreneuriat en Afrique, Programme d’Entreprenariat de Tony Elumelu (TEEP), qui a attiré plus de 300 000 entrepreneurs africains en tant que candidats et formé et financé 4 460 personnes, la TEFConnect est une plate-forme à source libre qui fournira des outils et du contenu sur mesure pour catalyser le développement commercial de millions de personnes sur le continent, grâce à la technologie et au contenu directement applicable.

Positionnée comme «Facebook pour les entrepreneurs africains», la plate-forme TEFConnect est un espace de création d’entreprise contemporain, intuitif, informatif et convivial, offrant cinq avantages spécifiques à ses utilisateurs, notamment:

  • Le domestique numérique polyvalent pour les acteurs de l’écosystème de l’entrepreneuriat, y compris les entrepreneurs, les incubateurs, les investisseurs, les universités et le secteur privé, fournissant des nouvelles, des ressources informatives, des événements et des opportunités d’entrepreneuriat.
  • Créer un espace permettant aux entrepreneurs africains d’effectuer des transactions à travers les pays et les régions dans le plus grand marché numérique africain, avec un trafic atteignant des millions de consommateurs.
  • Accès à des outils commerciaux gratuits tels que des calculateurs de planification financière, des générateurs de plans d’affaires et des modèles marketing.
  • Accès au formulaire de candidature au programme d’entrepreneuriat de la Fondation, à la boîte à outils d’entreprises et au mentorat professionnel des chefs d’entreprise mondiaux.
  • Permettre aux entrepreneurs de promouvoir leurs entreprises auprès d’investisseurs potentiels et d’autres entrepreneurs pour une collaboration transfrontalière.

S’exprimant sur le lancement de TEFConnect, le PDG de la Fondation, Parminder Vir OBE, a déclaré: ‘La Fondation Tony Elumelu a simplement pour objectif de responsabiliser les entrepreneurs africains. D’abord, nous avons lancé le programme d’entreprenariat TEF, qui a permis à 10 000 entrepreneurs africains d’avoir, pendant 10 ans, un capital de départ, un mentorat et une formation. Ensuite, nous avons convoqué l’écosystème entrepreneurial complet du Forum TEF pour former un dialogue et des discussions délibérées afin de changer le récit de l’Afrique. Maintenant, nous augmentons l’échelle de notre impact en connectant l’écosystème de l’entrepreneuriat africain sur une plate-forme unique’.

Le fondateur de la Fondation Tony Elumelu, Tony O. Elumelu, CON a également déclaré: «En quartre ans, depuis le lancement du TEEP, nous avons montré que l’esprit d’entreprise pouvait changer un continent – nous avons investi dans les personnes et les processus. Nous avons déjà aidé à créer des succès commerciaux et à amener les décideurs politiques dans la dynamique entrepreneuriale. Mais à bien des égards, nous ne faisons qu’effleurer la surface. Cette année, nous élargissons notre champ et nous abordons la question de l’interaction de plus en plus fréquente – le domaine numérique. En connectant les entrepreneurs africains à travers le monde sur TEFConnect, nous libérons davantage le véritable potentiel de nos entrepreneurs et transformons le continent ».

Le 4ème Forum du TEF convoquera l’écosystème entrepreneurial africain, y compris la communauté des investisseurs, le gouvernement et les décideurs, les principales organisations de développement, les représentants du secteur privé, les médias et les partenaires.

Le forum de cette année offrira également un dialogue interactif entre le président du Ghana, SE Nana Akufo-Addo et le président du Kenya, SE Uhuru Kenyatta, modéré par le fondateur du TEF, Tony Elumelu.

La plateforme de commerce électronique «Ecom@Africa» bientôt opérationnelle

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La plateforme de commerce électronique à l’échelle continentale «Ecom@Africa» visant à élargir l’horizon des entreprises africaines, verra bientôt le jour grâce au concours de l’Agence spécialisée des Nations unies pour le secteur postal.

Le directeur général de l’Union postale universelle (UPU), Bishar Hussein, a fait savoir lors du forum régional de télécommunication tenu récemment à Nairobi au Kenya, que la plateforme baptisée Ecom@Africa débloquerait le potentiel des entreprises africaines à l’échelle mondiale.

«Nous avons noté que l’Afrique traîne derrière dans la facilitation du commerce électronique dans le monde entier. Ainsi, la plate-forme offrira une opportunité au continent de rejoindre le reste du monde dans le commerce à forte croissance», a affirmé Hussein en marge de la 36ème session ordinaire du Conseil d’administration de l’Union postale panafricaine.

La plateforme Ecom@Africa« placera la poste comme une infrastructure logique pivot et un véhicule important pour l’inclusion sociale, économique, financière et numérique», a souligné Hussein, affirmant que le commerce électronique est l’avenir du commerce et des affaires mondiales et un chemin sûr pour la poste africaine de devenir une infrastructure nationale critique.

L’objectif principal de Ecom@Africa est de promouvoir les petites et moyennes entreprises (PME) au niveau local et international, bien que la plateforme soit utilisée par toutes les entreprises.

Dans ce cadre, L’UPU a développé une méthodologie standard et des règles d’engagement avec les gouvernements qui tiennent compte des environnements politiques, juridiques et réglementaires de chaque pays.

L’UPU a déjà identifié plusieurs pays comme centres clés pour lancer ce nouveau concept dans l’intention de les interconnecter éventuellement pour créer une zone de marché électronique au niveau continental. Les pays identifiés sont le Maroc, Kenya, l’Afrique du Sud, le Cameroun, la Côte d’Ivoire et la Tunisie.

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Quand la mode irrigue les PME africaines

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Le wax, le pagne africain fait fureur depuis quelques années en France et dans le monde. Nombre de créateurs africains et européens s’en emparent. La marque Panafrica fondé par deux parisiens a eu l’idée d’en décorer les baskets. Un succès mondial pour cette marque qui fabrique en Afrique.

Il y a trois ans, Vulfran de Richoufftz, et son associé Hugues Didier, ont eu une idée flamboyante : utiliser le tissu wax pour décorer des baskets. « Là par exemple, je prends un modèle qui est notre modèle emblématique à Panafrica, qui est un derby avec trois œillets et des lacets écrus, montre Panafrica. Ce modèle est composé avec une toile wax qui est achetée à Abidjan, auprès d’Uniwax. On a un intérieur en coton blanc écru acheté à Bouaké dans une usine avec laquelle on travaille », détaille la marque.

Ces deux trentenaires, entrepreneurs dans l’âme, curieux et voyageurs, se passionnent pour le wax et ses possibilités. La mode du wax s’apprête à déferler sur Paris, et très vite leurs baskets séduisent. « Aujourd’hui nous avons des clients de tous horizons et c’est ce qui est agréable, c’est-à-dire que l’on crée des pièces « mode » pour des gens qui ont envie de porter une petite touche colorée sur leur tenue. Et la paire de chaussure s’y prête assez bien », estime-t-on.

Entre 25 000 et 30 000 paires produites

Aujourd’hui, trois ans après son lancement, Panafrica produit entre 25 000 et 30 000 paires de chaussures par collection. Le wax est acheté en Côte d’Ivoire à la société Uniwax, l’un des derniers fabriquant ivoirien. « Chez Uniwax on a accès à la salle des archives, on voit tous les anciens wax qui ne sont plus produits aujourd’hui. On peut voir certains tissus extrêmement rares que l’on ne peut plus trouver aujourd’hui. » Et d’ajouter « L’usine est prête à relancer ces modèles pour nous, pour que l’on crée des modèles. Et c’est assez sympa ! »explique-t-on avec enthousiasme chez Panafrica.

L’assemblage des chaussures est fait à Casablanca, au Maroc, dans une entreprise qui a embauché une trentaine de personnes pour répondre aux commandes. Et c’est l’une des particularités de cette société. 95 % de la valeur ajoutée créée reste en Afrique. « C’était une de nos démarches quand on s’est lancé. On s’est dit, quitte à acheter nos tissus en Côte d’Ivoire, notre coton au Burkina Faso ou au Bénin, il n’y a pas de logique à aller produire nos chaussures en Chine. Et donc pour nous cela n’avait pas de sens de faire une chose bien et de ne pas s’impliquer sur toute la ligne. »

Un commerce engagé

L’engagement commerce équitable fait partie de la démarche de Vulfran de Richoufftz. « Aujourd’hui nous avons formé une vingtaine de femme au Burkina Faso sur le tissage artisanal du coton qui est produit localement, explique le chef d’entreprise. On achète aujourd’hui toutes nos toiles à des prix supérieurs à ce qui se fait classiquement. Ce sont de vrais engagements de marque qui nous permettent d’avancer avec fierté. »

Panafrica ne vend pas seulement en Europe, la marque profite du boom des classes moyennes africaines pour développer son réseau de distribution sur le continent.

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La Grande Bretagne veut stimuler les technologies solaires innovantes en Afrique

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L’aide britannique soutient la croissance de sociétés de technologies solaires innovantes qui fournissent de l’énergie propre aux ménages en Afrique, a annoncé hier la ministre de l’Afrique, Harriett Baldwin, lors d’un déplacement de Theresa May la Première ministre au Nigeria. Environ deux tiers de la population en Afrique subsaharienne n’ont pas accès à l’électricité aujourd’hui.

Cette aides améliorera la vie de plus de 11 millions de personnes tout en stimulant les opportunités commerciales au Royaume-Uni. Environ deux tiers de la population en Afrique subsaharienne n’ont pas accès à l’électricité. Une technologie hors réseau innovante, telle que les systèmes solaires domestiques payants, peut fournir cette énergie indispensable.Cette technologie permet aux femmes de réduire leur besoin en énergie, aide les enfants à étudier le soir, stimule les petites entreprises qui peuvent fonctionner plus efficacement avec une alimentation fiable et réduit la nécessité d’utiliser des sources de carburant dangereuses et polluantes telles que le kérosène annonce la Ministre britannique.Pour stimuler les opportunités pour les entreprises sur ce marché en pleine croissance, l’aide britannique, par l’intermédiaire du Département du développement international, permet de :

  • soutenir les entreprises en phase de démarrage en Afrique pour concevoir des technologies solaires domestiques innovantes et pénétrer de nouveaux marchés grâce au fonds Africa Enterprise Challenge Fund. Ce programme aidera jusqu’à 1,5 million de pauvres en Afrique subsaharienne à avoir accès à une énergie moderne propre et abordable d’ici 2022, en mettant l’accent sur les femmes et les enfants ;  
  • utiliser l’expertise britannique pour aider les gouvernements à éliminer les obstacles à la croissance des entreprises solaires en Afrique et jeter les bases dans 14 pays d’Afrique subsaharienne partenaires pour développer des sociétés solaires innovantes, élargissant l’accès à une énergie moderne et propre pour 10 millions de personnes ;
  • renforcer son soutien à la plateforme d’investissement Energize Africa pour aider 1 500 nouveaux petits investisseurs britanniques à fournir le financement essentiel nécessaire pour connecter 125 000 Africains supplémentaires à une énergie solaire abordable, fiable et propre.

La ministre de l’Afrique, Harriett Baldwin, a déclaré que « L’industrie solaire africaine est dynamique et excitante, et a le potentiel de transformer la vie de millions de personnes qui vivent encore hors réseau.     En partageant le savoir-faire britannique, nous permettons à cette industrie de prospérer, en aidant les plus démunis à accéder à une énergie propre et durable, tout en ouvrant des opportunités pour les entreprises et les investissements britanniques. C’est une victoire pour les pays africains et une victoire pour le Royaume-Uni. »

Le secteur solaire innovant est dynamique et en plein essor dans certaines régions d’Afrique, mais la croissance des entreprises est souvent limitée par des obstacles tels que le manque de financement et de soutien aux entreprises, des tarifs élevés sur les composants essentiels, et manque d’installations d’élimination appropriées. Permettre à ces entreprises de se développer ne profite pas seulement à certains des ménages les plus pauvres avec un accès à l’énergie qui change la vie, mais crée des emplois et stimule les économies locales pour déclencher un développement économique durable à long terme.

Le renforcement du marché solaire en Afrique ouvre des possibilités pour l’industrie solaire pionnière du Royaume-Uni d’avoir accès au potentiel inexploité offert par les marchés africains. Sollatek, une entreprise basée à Slough, qui, travaillant en partenariat en Afrique et investissant via Energize Africa, est devenue l’un des principaux fournisseurs d’équipements électroniques spécialisés en Afrique de l’Est, en sont des exemples.

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Investir en Afrique : une bonne affaire et une stratégie d’entreprise viable

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Le moment idéal pour investir en Afrique, c’est maintenant. Pourtant, les investisseurs étrangers ne se ruent pas sur le continent comme on s’y serait attendu, parce que les décisions d’investir à l’étranger sont souvent structurées de façon méthodique et très minutieuse. Le niveau trop élevé du risque en est l’un des facteurs évoqués. Or le risque et le profit sont des frères siamois : les investissements à risque élevé sont souvent associés à des bénéfices plus importants.

L’Afrique est la région la plus rentable au monde. Un rapport de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement indique qu’entre 2006 et 2011, l’Afrique a enregistré le taux le plus élevé de rendement des investissements directs étrangers, soit 14 %, à comparer aux taux de 9,1 % en Asie, 8,9 % dans la région Amérique latine et Caraïbes. Le taux à l’échelle mondiale est de 7,1 %. Les exemples d’entreprises qui réalisent de très juteux bénéfices en Afrique sont légion : en 2017, Sonatrach a enregistré, pour ses seules activités pétrolières et gazières, un chiffre d’affaires de 33,2 milliards de dollars EU ; le groupe MTN a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 10 milliards de dollars ; et le groupe Dangote a quant à lui affiché 4,1 milliards de dollars EU au compteur. Divers facteurs rendent les perspectives de rentabilité de l’Afrique plus radieuses et font qu’il est impératif pour les entreprises européennes, nord-américaines, asiatiques et latino-américaines d’investir sur le continent et de contribuer ainsi à son progrès socioéconomique.

Les perspectives de croissance économique en Afrique comptent parmi les plus prometteuses au monde. Six des 12 pays à plus forte croissance sur la planète se trouvent en Afrique (Éthiopie, Côte d’Ivoire, Mozambique, Tanzanie, République démocratique du Congo et Rwanda). Qui plus est, selon le FMI, entre 2018 et 2023, les perspectives de croissance de l’Afrique seront des plus intéressantes au monde. La bonne nouvelle est que les secteurs où les entreprises étrangères pourraient avoir un avantage comparatif, notamment la banque, les télécommunications et les infrastructures, font partie des moteurs de la croissance économique actuelle de l’Afrique — ce qui ouvre des possibilités d’investissement manifestes pour ces entreprises.

Face au vieillissement de la population de la plupart des autres régions du monde, la population de l’Afrique, jeune et en expansion, constitue un marché formidable. Selon les prévisions, la population du continent devrait quadrupler, passant de 1,19 milliard d’individus en 2015 à 4,39 milliards à l’horizon 2100. La seule année 2015 a vu 200 millions d’Africains faire leur entrée sur le marché des biens de consommation. L’optimisation d’un marché de cette taille qui est en plein essor appelle des mesures concrètes pour assurer la transformation structurelle de l’économie de l’Afrique.

La jeune population de l’Afrique contribue à l’abondance de main-d’œuvre, qui représente l’un des potentiels les plus importants pour une industrialisation à forte intensité de main-d’œuvre, et baisse les coûts de production, ce qui donne lieu à des bénéfices qui dépassent largement le coût de la conduite des affaires sur le continent. Le salaire horaire en Afrique est inférieur à 50 cents (il est par exemple de 0,27 dollar EU au Mozambique, 0,34 dollar EU au Nigéria et 1,62 dollar EU au Maroc), à comparer à 10,49 dollars EU au Royaume-Uni, 7,25 dollars EU aux États-Unis et 6,57 dollars EU au Japon. La participation d’un plus grand nombre d’entreprises étrangères peut contribuer à relever les salaires en Afrique, améliorer l’efficacité du marché du travail et générer des ressources supplémentaires au profit de ceux laissés sur la touche en raison de leur âge.

Les importantes réserves africaines de ressources naturelles font espérer un avenir prometteur pour le développement des chaînes de valeur. Les secteurs de l’agriculture et des industries extractives constituent la clé de voûte des chaînes de valeur nationales, régionales et mondiales. L’Afrique abrite 60 % des terres arables non cultivées dans le monde. En 2015, le continent a produit 13 % du pétrole mondial, contre 9 % en 1998. La croissance de la production de pétrole et de gaz naturel entre 1980 et 2012 a observé une tendance remarquable : la production de pétrole est passée de 53,4 milliards de barils à 130,3 milliards de barils ; et celle de gaz naturel de six billions de mètres cubes en 1980 à 14,5 billions de mètres cubes en 2012. En fin 2012, l’Afrique contrôlait également 53,9 % des ressources mondiales en diamants. En 2017, la République démocratique du Congo représentait à elle seule 58 % du cobalt mondial (une matière utilisée dans la production de composants électroniques) tandis qu’en 2016 l’Afrique du Sud s’arrogeait 69,6 % de la production mondiale de platine (utilisé dans la fabrication de convertisseurs catalytiques et d’autres produits). Le fait d’investir activement dans la valorisation de ces produits, entre autres activités extractives, déterminera les activités économiques mondiales des cinq prochaines décennies.

Enfin, les évolutions internes dans les différents pays donnent du crédit à l’idée que le programme de transformation économique de l’Afrique est effectivement en marche. Une plus grande prudence macroéconomique et l’amélioration de la gouvernance globale sont quelques-unes de ces évolutions. À titre d’exemple, l’Indice Ibrahim de la gouvernance africaine 2017 montre que l’indice global de gouvernance de l’Afrique s’est amélioré au rythme annuel de 1,4 % depuis 2007, soit une progression de plus de 5 % dans au moins 12 pays (notamment la Côte d’Ivoire, la Tunisie, le Rwanda et l’Éthiopie). Ces avancées contribuent à atténuer l’idée que de nombreux investisseurs se font du risque sur le continent.

Les gouvernements africains devraient s’appuyer sur cette tendance positive pour optimiser les investissements étrangers. Ce qui signifie, entre autres, éliminer la corruption ; améliorer la sécurité et la sûreté ; renforcer l’environnement macroéconomique ; investir dans une éducation de qualité et dans le développement des compétences en science, technologie et innovation ; et éviter le « syndrome du nivellement par le bas », qui consiste à accorder des exonérations et des dérogations fiscales inutiles aux sociétés étrangères.

Pour les investisseurs étrangers, investir en Afrique représente une bonne affaire et une stratégie d’entreprise viable. Les gouvernements et le secteur privé des pays avancés et des pays émergents devraient saisir au vol ces nouvelles opportunités d’investissement rentable. Une mesure essentielle pour attirer les IDE consiste à utiliser l’aide publique au développement pour tirer parti du climat d’investissement en Afrique et en éliminer les risques. L’opération de l’agence japonaise Nippon Export and Investment Insurance (NEXI) visant à assurer une unité de production au Ghana est une initiative louable qui devrait être poursuivie à une plus grande échelle et soutenue par d’autres acteurs.

La réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) en Afrique offre des possibilités d’investissement aux entreprises étrangères. Les bons exemples ne manquent pas : la technologie des moustiquaires de Sumitomo Chemical aide à lutter contre le paludisme ; la technologie de désalinisation de l’eau de mer de Sonatrach, JGC et Hitachi accélère l’accès à l’eau potable ; et l’assurance fondée sur des indices météorologiques de Commodity Risk Management Group et Sompo Japan Niponkoa contribue à atténuer les effets du changement climatique. En Afrique, chaque ODD offre des solutions commerciales et des possibilités d’investissement aux entreprises étrangères.

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) œuvre avec les gouvernements africains et les acteurs du secteur privé à l’élimination des risques et à l’amélioration du climat d’investissement sur le continent. Certains des efforts déployés par le PNUD portent sur l’élaboration de stratégies et la mise en place de pôles d’activité industriels, la promotion de zones économiques spéciales, l’élargissement de l’accès à l’énergie, la mobilisation et la sensibilisation en faveur du développement des chaînes de valeur dans les pays, et l’appui à la promotion des investissements par le biais de la Conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique.

Le moment idéal pour investir en Afrique, c’est maintenant !


Par Ayodele Odusola, économiste en chef, Bureau régional du PNUD pour l’Afrique

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La jeunesse africaine se plaint de la difficulté d’obtention des prêts dans le secteur agricole

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Les jeunes entrepreneurs agricoles africains ont déploré mardi la difficulté d’obtention des prêts à taux réduits, une difficulté qui limite la croissance de leurs entreprises agroalimentaires.

Ils ont tenu ces propos au cours d’une réunion de débat en marge d’un évènement consacré à la jeunesse, organisé à Kigali, la capitale du Rwanda, sur le thème « L’emploi des jeunes dans l’agriculture comme solution viable à la faim et à la pauvreté en Afrique ».

Cette conférence, qui se tient au Rwanda les 20 et 21 août, a principalement pour but d’encourager les jeunes Africains à prendre part à la transformation agricole du continent, par le biais de l’entreprenariat et des technologies de l’information et de la communication.

« La difficulté d’obtention des prêts agricoles est devenue un grand problème pour nos entreprises agricoles, en raison des taux d’intérêts élevés des banques et des nombreuses exigences de garantie des institutions financières », a déclaré Dieudonné Twahirwa, fondateur de la compagnie rwandaise Gashora Farm Ltd, une entreprise de production et de transformation du piment.

Il a appelé les gouvernements africains à débloquer des fonds pour aider les jeunes qui se lancent dans le commerce agroalimentaire, afin de remédier aux problèmes liés à la difficulté d’obtention des prêts.

Cette conférence de deux jours a réuni des participants venus de toute l’Afrique et au-delà, dont des représentants des gouvernements, des partenaires de développement, du secteur privé, des organisations de la jeunesse et des femmes, des organisations de la société civile, des cercles universitaires et du monde de la recherche.

Selon les Perspectives économiques en Afrique 2018 de la Banque africaine de développement, l’Afrique comptait en 2015 environ 226 millions de jeunes, un chiffre qui devrait encore augmenter de 42% d’ici 2030.

« Les jeunes entrepreneurs du secteur agricole africain ont besoin d’un environnement plus favorable, d’un meilleur accès à la formation, au financement et aux ressources, et ils ont besoin de sentir que leur gouvernement croit en eux », a déclaré Olawale Rotimi Opeyemi, fondateur de JR Farms Limited, une entreprise de café nigériane. F

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