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La Fondation Tony Elumelu lance la plus grande plateforme numérique au monde pour les entrepreneurs africains au Forum TEF 2018

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La Tony Elumelu Foundation, la plus importante philanthropie en Afrique, lance la plus grande plateforme numérique au monde pour les entrepreneurs africains et l’écosystème africain de l’entreprenariat – TEFConnect.

TEFConnect sera officiellement inauguré au Forum TEF de cette année, qui aura lieu le 25 octobre 2018, au Federal Palace Hotel, à Lagos, au Nigéria.Exploitant et s’appuyant sur le plus grand catalyseur de l’entrepreneuriat en Afrique, Programme d’Entreprenariat de Tony Elumelu (TEEP), qui a attiré plus de 300 000 entrepreneurs africains en tant que candidats et formé et financé 4 460 personnes, la TEFConnect est une plate-forme à source libre qui fournira des outils et du contenu sur mesure pour catalyser le développement commercial de millions de personnes sur le continent, grâce à la technologie et au contenu directement applicable.

Positionnée comme «Facebook pour les entrepreneurs africains», la plate-forme TEFConnect est un espace de création d’entreprise contemporain, intuitif, informatif et convivial, offrant cinq avantages spécifiques à ses utilisateurs, notamment:

  • Le domestique numérique polyvalent pour les acteurs de l’écosystème de l’entrepreneuriat, y compris les entrepreneurs, les incubateurs, les investisseurs, les universités et le secteur privé, fournissant des nouvelles, des ressources informatives, des événements et des opportunités d’entrepreneuriat.
  • Créer un espace permettant aux entrepreneurs africains d’effectuer des transactions à travers les pays et les régions dans le plus grand marché numérique africain, avec un trafic atteignant des millions de consommateurs.
  • Accès à des outils commerciaux gratuits tels que des calculateurs de planification financière, des générateurs de plans d’affaires et des modèles marketing.
  • Accès au formulaire de candidature au programme d’entrepreneuriat de la Fondation, à la boîte à outils d’entreprises et au mentorat professionnel des chefs d’entreprise mondiaux.
  • Permettre aux entrepreneurs de promouvoir leurs entreprises auprès d’investisseurs potentiels et d’autres entrepreneurs pour une collaboration transfrontalière.

S’exprimant sur le lancement de TEFConnect, le PDG de la Fondation, Parminder Vir OBE, a déclaré: ‘La Fondation Tony Elumelu a simplement pour objectif de responsabiliser les entrepreneurs africains. D’abord, nous avons lancé le programme d’entreprenariat TEF, qui a permis à 10 000 entrepreneurs africains d’avoir, pendant 10 ans, un capital de départ, un mentorat et une formation. Ensuite, nous avons convoqué l’écosystème entrepreneurial complet du Forum TEF pour former un dialogue et des discussions délibérées afin de changer le récit de l’Afrique. Maintenant, nous augmentons l’échelle de notre impact en connectant l’écosystème de l’entrepreneuriat africain sur une plate-forme unique’.

Le fondateur de la Fondation Tony Elumelu, Tony O. Elumelu, CON a également déclaré: «En quartre ans, depuis le lancement du TEEP, nous avons montré que l’esprit d’entreprise pouvait changer un continent – nous avons investi dans les personnes et les processus. Nous avons déjà aidé à créer des succès commerciaux et à amener les décideurs politiques dans la dynamique entrepreneuriale. Mais à bien des égards, nous ne faisons qu’effleurer la surface. Cette année, nous élargissons notre champ et nous abordons la question de l’interaction de plus en plus fréquente – le domaine numérique. En connectant les entrepreneurs africains à travers le monde sur TEFConnect, nous libérons davantage le véritable potentiel de nos entrepreneurs et transformons le continent ».

Le 4ème Forum du TEF convoquera l’écosystème entrepreneurial africain, y compris la communauté des investisseurs, le gouvernement et les décideurs, les principales organisations de développement, les représentants du secteur privé, les médias et les partenaires.

Le forum de cette année offrira également un dialogue interactif entre le président du Ghana, SE Nana Akufo-Addo et le président du Kenya, SE Uhuru Kenyatta, modéré par le fondateur du TEF, Tony Elumelu.

La plateforme de commerce électronique «Ecom@Africa» bientôt opérationnelle

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La plateforme de commerce électronique à l’échelle continentale «Ecom@Africa» visant à élargir l’horizon des entreprises africaines, verra bientôt le jour grâce au concours de l’Agence spécialisée des Nations unies pour le secteur postal.

Le directeur général de l’Union postale universelle (UPU), Bishar Hussein, a fait savoir lors du forum régional de télécommunication tenu récemment à Nairobi au Kenya, que la plateforme baptisée Ecom@Africa débloquerait le potentiel des entreprises africaines à l’échelle mondiale.

«Nous avons noté que l’Afrique traîne derrière dans la facilitation du commerce électronique dans le monde entier. Ainsi, la plate-forme offrira une opportunité au continent de rejoindre le reste du monde dans le commerce à forte croissance», a affirmé Hussein en marge de la 36ème session ordinaire du Conseil d’administration de l’Union postale panafricaine.

La plateforme Ecom@Africa« placera la poste comme une infrastructure logique pivot et un véhicule important pour l’inclusion sociale, économique, financière et numérique», a souligné Hussein, affirmant que le commerce électronique est l’avenir du commerce et des affaires mondiales et un chemin sûr pour la poste africaine de devenir une infrastructure nationale critique.

L’objectif principal de Ecom@Africa est de promouvoir les petites et moyennes entreprises (PME) au niveau local et international, bien que la plateforme soit utilisée par toutes les entreprises.

Dans ce cadre, L’UPU a développé une méthodologie standard et des règles d’engagement avec les gouvernements qui tiennent compte des environnements politiques, juridiques et réglementaires de chaque pays.

L’UPU a déjà identifié plusieurs pays comme centres clés pour lancer ce nouveau concept dans l’intention de les interconnecter éventuellement pour créer une zone de marché électronique au niveau continental. Les pays identifiés sont le Maroc, Kenya, l’Afrique du Sud, le Cameroun, la Côte d’Ivoire et la Tunisie.

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Start-up de la semaine : au Sénégal, MaTontine digitales prêts et assurances

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Des cotisations en ligne, via le mobile monnaie, mais aussi des micro-prêts et des produits d’assurance : c’est ce que propose la fintech lancée en 2016 au Sénégal par le Nigérian Bernie Akporiaye.

Le 29 août, la start-up sénégalaise MaTontine a reçu 5 000 dollars du MIT Legatum Center et de la fondation Mastercard dans le cadre du prix Zambezi pour l’innovation dans le domaine de l’inclusion financière remis à Nairobi, au Kenya, lors de l’Open Mic Africa Summit.

MaTontine était la seule entreprise francophone à figurer parmi les dix finalistes pour ce prix, ce qui attriste un peu son fondateur, Bernie Akporiaye. « Bien sûr qu’on est heureux d’avoir été retenus, mais en même temps, on ne peut que regretter l’absence des francophones dans ce genre de concours. Il faut dire que le seul fait de devoir remplir un dossier de candidature en anglais complique la tâche des entrepreneurs de cette zone. De plus, les mécanismes de régulation compliqués qui existent en Afrique francophone font un peu peur aux organismes internationaux, qui ont vite fait de juger peu attractives les entreprises qui y opèrent », confie-t-il.

JE VOULAIS ÊTRE DE CEUX QUI CONSTRUISENT LE FUTUR DU CONTINENT

Pour lui, postuler en anglais n’a pas été particulièrement contraignant : né au Nigeria en 1967, Bernie Akporiaye a grandi et étudié au Royaume-Uni, où il a décroché un master d’informatique de l’University of Strathclyde (Écosse) et a travaillé quatre aux États-Unis, dans le secteur des logiciels financiers, avant d’emménager à Dakar, en 2010, après son mariage avec une Sénégalaise.

2017, année blanche

Bernie a ensuite décidé de rester : « Vivre en Afrique correspondait aussi à un projet personnel. Je voulais être de ceux qui construisent le futur du continent », explique-t-il. La découverte du système traditionnel de tontines lui en donne la voie : « Les taux de défaut de paiement n’y sont que de 1 % à 2 % : les Africains se comportent très bien en matière financière. Pourtant, ils n’en sont pas récompensés par des crédits et des produits financiers accessibles« , constate-t-il.

En 2014, il décide donc de lancer une plateforme digitale proposant un système numérique de tontine ainsi que différents services de prêts et d’assurance. Les statuts de MaTontine sont déposés en 2015, et les activités démarrent en 2016. « Ça été une année de test, car on se demandait si les plus pauvres, qui constituaient notre cible principale, allaient adhérer à notre système et rembourser. En fait, on a eu 0% de défaut ! » relate-t-il.

Malgré ces débuts encourageants, les activités de MaTontine sont bloquées pendant toute l’année 2017 par décision du gouvernement. « Il y a un problème de régulation pour les fintechs, qui ne peuvent pas être assimilées aux banques ni aux institutions de microfinance », explique Bernie Akporiaye. La solution est trouvée grâce à un partenariat conclu avec Cofina en novembre 2017 et revu en août 2018 « avec des conditions bien plus avantageuses pour MaTontine », souligne l’entrepreneur.

Les femmes « plus prudentes »

« Les adhérents de la plateforme cotisent tous à une cagnotte en ligne, dont ils récupèrent à tour de rôle le montant. Leur comportement (la ponctualité de leurs paiements, etc.) nous permet de leur donner une note de crédit, à partir de laquelle nos partenaires pourront leur proposer de petits prêts ou des contrats d’assurance », explique le patron de l’entreprise, qui précise que l’utilisation du service de base est gratuite, la start-up se finançant via les commissions prélevée sur les prestations de ses partenaires (Cofina et Sunu Assurances).

« Nous ne sommes pas la première société de fintech qui propose des prêts et des tontines numériques. Notre spécificité est que nous utilisons les portables ancienne génération plutôt que les smartphones, et que 95 % de nos membres sont des femmes, pour lesquelles les chiffres de l’inclusion financière sont les pires, alors que toutes les études montrent qu’elles sont les plus prudentes », précise Bernie Akporiaye.

Matontine

Pour créer MaTontine, Bernie Akporiaye a investi avec sa sœur, Tosan Oruwariye, pédiatre et entrepreneure aux États-Unis, la somme de 500 000 dollars (430 000 euros), renforcée en 2017 par une première levée de fonds de 800 000 dollars, à laquelle ont notamment contribué le Consultative Group to Assist the Poor (CGAP,) le GSMA accelerator Fund ou encore la Fondation DRK. En attendant le résultat de la deuxième levée de fonds, actuellement en cours, Bernie Akporiaye et sa sœur se partagent le capital de leur entreprise à respectivement 51 % et 49 %.

La plateforme compte actuellement un millier d’adhérents et son cofondateur espère en avoir 4 000 et atteindre 340 000 dollars de chiffre d’affaires (292  000 euros) à la fin de l’année 2018. La start-up a notamment reçu en 2016 le 3e prix de l’entrepreneur social Orangeet figurait en 2017 parmi les 20 lauréats du Jambar Tech Lab.

Quand les freins deviennent des atouts

Après le Sénégal, Bernie Akporiaye a prévu d’implanter MaTontine en Côte d’Ivoire en 2019, au Mali en 2020, au Cameroun en 2021 et au Niger en 2022. La question « Pourquoi un Nigérian comme vous vise-t-il exclusivement des pays francophones ? » le fait sourire. « La création de l’entreprise au Sénégal, cela résultait des hasards de la vie, c’est là que je vivais suite à mon mariage. Mais je me suis aperçu que c’était une bonne stratégie : les anglophones, qui sont majoritaires sur le marché des fintechs, sont rebutées par la barrière de la langue et les multiples obstacles administratifs, la concurrence y est donc moindre », explique-t-il.

Le chef d’entreprise considère également la régulation commune à tout l’espace UEMOA comme un atout de taille : « Si nous arrivons à bien nous développer au Sénégal, cela marchera dans les huit pays de la zone », assure-t-il.

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Quand la mode irrigue les PME africaines

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Le wax, le pagne africain fait fureur depuis quelques années en France et dans le monde. Nombre de créateurs africains et européens s’en emparent. La marque Panafrica fondé par deux parisiens a eu l’idée d’en décorer les baskets. Un succès mondial pour cette marque qui fabrique en Afrique.

Il y a trois ans, Vulfran de Richoufftz, et son associé Hugues Didier, ont eu une idée flamboyante : utiliser le tissu wax pour décorer des baskets. « Là par exemple, je prends un modèle qui est notre modèle emblématique à Panafrica, qui est un derby avec trois œillets et des lacets écrus, montre Panafrica. Ce modèle est composé avec une toile wax qui est achetée à Abidjan, auprès d’Uniwax. On a un intérieur en coton blanc écru acheté à Bouaké dans une usine avec laquelle on travaille », détaille la marque.

Ces deux trentenaires, entrepreneurs dans l’âme, curieux et voyageurs, se passionnent pour le wax et ses possibilités. La mode du wax s’apprête à déferler sur Paris, et très vite leurs baskets séduisent. « Aujourd’hui nous avons des clients de tous horizons et c’est ce qui est agréable, c’est-à-dire que l’on crée des pièces « mode » pour des gens qui ont envie de porter une petite touche colorée sur leur tenue. Et la paire de chaussure s’y prête assez bien », estime-t-on.

Entre 25 000 et 30 000 paires produites

Aujourd’hui, trois ans après son lancement, Panafrica produit entre 25 000 et 30 000 paires de chaussures par collection. Le wax est acheté en Côte d’Ivoire à la société Uniwax, l’un des derniers fabriquant ivoirien. « Chez Uniwax on a accès à la salle des archives, on voit tous les anciens wax qui ne sont plus produits aujourd’hui. On peut voir certains tissus extrêmement rares que l’on ne peut plus trouver aujourd’hui. » Et d’ajouter « L’usine est prête à relancer ces modèles pour nous, pour que l’on crée des modèles. Et c’est assez sympa ! »explique-t-on avec enthousiasme chez Panafrica.

L’assemblage des chaussures est fait à Casablanca, au Maroc, dans une entreprise qui a embauché une trentaine de personnes pour répondre aux commandes. Et c’est l’une des particularités de cette société. 95 % de la valeur ajoutée créée reste en Afrique. « C’était une de nos démarches quand on s’est lancé. On s’est dit, quitte à acheter nos tissus en Côte d’Ivoire, notre coton au Burkina Faso ou au Bénin, il n’y a pas de logique à aller produire nos chaussures en Chine. Et donc pour nous cela n’avait pas de sens de faire une chose bien et de ne pas s’impliquer sur toute la ligne. »

Un commerce engagé

L’engagement commerce équitable fait partie de la démarche de Vulfran de Richoufftz. « Aujourd’hui nous avons formé une vingtaine de femme au Burkina Faso sur le tissage artisanal du coton qui est produit localement, explique le chef d’entreprise. On achète aujourd’hui toutes nos toiles à des prix supérieurs à ce qui se fait classiquement. Ce sont de vrais engagements de marque qui nous permettent d’avancer avec fierté. »

Panafrica ne vend pas seulement en Europe, la marque profite du boom des classes moyennes africaines pour développer son réseau de distribution sur le continent.

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La Grande Bretagne veut stimuler les technologies solaires innovantes en Afrique

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L’aide britannique soutient la croissance de sociétés de technologies solaires innovantes qui fournissent de l’énergie propre aux ménages en Afrique, a annoncé hier la ministre de l’Afrique, Harriett Baldwin, lors d’un déplacement de Theresa May la Première ministre au Nigeria. Environ deux tiers de la population en Afrique subsaharienne n’ont pas accès à l’électricité aujourd’hui.

Cette aides améliorera la vie de plus de 11 millions de personnes tout en stimulant les opportunités commerciales au Royaume-Uni. Environ deux tiers de la population en Afrique subsaharienne n’ont pas accès à l’électricité. Une technologie hors réseau innovante, telle que les systèmes solaires domestiques payants, peut fournir cette énergie indispensable.Cette technologie permet aux femmes de réduire leur besoin en énergie, aide les enfants à étudier le soir, stimule les petites entreprises qui peuvent fonctionner plus efficacement avec une alimentation fiable et réduit la nécessité d’utiliser des sources de carburant dangereuses et polluantes telles que le kérosène annonce la Ministre britannique.Pour stimuler les opportunités pour les entreprises sur ce marché en pleine croissance, l’aide britannique, par l’intermédiaire du Département du développement international, permet de :

  • soutenir les entreprises en phase de démarrage en Afrique pour concevoir des technologies solaires domestiques innovantes et pénétrer de nouveaux marchés grâce au fonds Africa Enterprise Challenge Fund. Ce programme aidera jusqu’à 1,5 million de pauvres en Afrique subsaharienne à avoir accès à une énergie moderne propre et abordable d’ici 2022, en mettant l’accent sur les femmes et les enfants ;  
  • utiliser l’expertise britannique pour aider les gouvernements à éliminer les obstacles à la croissance des entreprises solaires en Afrique et jeter les bases dans 14 pays d’Afrique subsaharienne partenaires pour développer des sociétés solaires innovantes, élargissant l’accès à une énergie moderne et propre pour 10 millions de personnes ;
  • renforcer son soutien à la plateforme d’investissement Energize Africa pour aider 1 500 nouveaux petits investisseurs britanniques à fournir le financement essentiel nécessaire pour connecter 125 000 Africains supplémentaires à une énergie solaire abordable, fiable et propre.

La ministre de l’Afrique, Harriett Baldwin, a déclaré que « L’industrie solaire africaine est dynamique et excitante, et a le potentiel de transformer la vie de millions de personnes qui vivent encore hors réseau.     En partageant le savoir-faire britannique, nous permettons à cette industrie de prospérer, en aidant les plus démunis à accéder à une énergie propre et durable, tout en ouvrant des opportunités pour les entreprises et les investissements britanniques. C’est une victoire pour les pays africains et une victoire pour le Royaume-Uni. »

Le secteur solaire innovant est dynamique et en plein essor dans certaines régions d’Afrique, mais la croissance des entreprises est souvent limitée par des obstacles tels que le manque de financement et de soutien aux entreprises, des tarifs élevés sur les composants essentiels, et manque d’installations d’élimination appropriées. Permettre à ces entreprises de se développer ne profite pas seulement à certains des ménages les plus pauvres avec un accès à l’énergie qui change la vie, mais crée des emplois et stimule les économies locales pour déclencher un développement économique durable à long terme.

Le renforcement du marché solaire en Afrique ouvre des possibilités pour l’industrie solaire pionnière du Royaume-Uni d’avoir accès au potentiel inexploité offert par les marchés africains. Sollatek, une entreprise basée à Slough, qui, travaillant en partenariat en Afrique et investissant via Energize Africa, est devenue l’un des principaux fournisseurs d’équipements électroniques spécialisés en Afrique de l’Est, en sont des exemples.

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Investir en Afrique : une bonne affaire et une stratégie d’entreprise viable

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Le moment idéal pour investir en Afrique, c’est maintenant. Pourtant, les investisseurs étrangers ne se ruent pas sur le continent comme on s’y serait attendu, parce que les décisions d’investir à l’étranger sont souvent structurées de façon méthodique et très minutieuse. Le niveau trop élevé du risque en est l’un des facteurs évoqués. Or le risque et le profit sont des frères siamois : les investissements à risque élevé sont souvent associés à des bénéfices plus importants.

L’Afrique est la région la plus rentable au monde. Un rapport de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement indique qu’entre 2006 et 2011, l’Afrique a enregistré le taux le plus élevé de rendement des investissements directs étrangers, soit 14 %, à comparer aux taux de 9,1 % en Asie, 8,9 % dans la région Amérique latine et Caraïbes. Le taux à l’échelle mondiale est de 7,1 %. Les exemples d’entreprises qui réalisent de très juteux bénéfices en Afrique sont légion : en 2017, Sonatrach a enregistré, pour ses seules activités pétrolières et gazières, un chiffre d’affaires de 33,2 milliards de dollars EU ; le groupe MTN a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 10 milliards de dollars ; et le groupe Dangote a quant à lui affiché 4,1 milliards de dollars EU au compteur. Divers facteurs rendent les perspectives de rentabilité de l’Afrique plus radieuses et font qu’il est impératif pour les entreprises européennes, nord-américaines, asiatiques et latino-américaines d’investir sur le continent et de contribuer ainsi à son progrès socioéconomique.

Les perspectives de croissance économique en Afrique comptent parmi les plus prometteuses au monde. Six des 12 pays à plus forte croissance sur la planète se trouvent en Afrique (Éthiopie, Côte d’Ivoire, Mozambique, Tanzanie, République démocratique du Congo et Rwanda). Qui plus est, selon le FMI, entre 2018 et 2023, les perspectives de croissance de l’Afrique seront des plus intéressantes au monde. La bonne nouvelle est que les secteurs où les entreprises étrangères pourraient avoir un avantage comparatif, notamment la banque, les télécommunications et les infrastructures, font partie des moteurs de la croissance économique actuelle de l’Afrique — ce qui ouvre des possibilités d’investissement manifestes pour ces entreprises.

Face au vieillissement de la population de la plupart des autres régions du monde, la population de l’Afrique, jeune et en expansion, constitue un marché formidable. Selon les prévisions, la population du continent devrait quadrupler, passant de 1,19 milliard d’individus en 2015 à 4,39 milliards à l’horizon 2100. La seule année 2015 a vu 200 millions d’Africains faire leur entrée sur le marché des biens de consommation. L’optimisation d’un marché de cette taille qui est en plein essor appelle des mesures concrètes pour assurer la transformation structurelle de l’économie de l’Afrique.

La jeune population de l’Afrique contribue à l’abondance de main-d’œuvre, qui représente l’un des potentiels les plus importants pour une industrialisation à forte intensité de main-d’œuvre, et baisse les coûts de production, ce qui donne lieu à des bénéfices qui dépassent largement le coût de la conduite des affaires sur le continent. Le salaire horaire en Afrique est inférieur à 50 cents (il est par exemple de 0,27 dollar EU au Mozambique, 0,34 dollar EU au Nigéria et 1,62 dollar EU au Maroc), à comparer à 10,49 dollars EU au Royaume-Uni, 7,25 dollars EU aux États-Unis et 6,57 dollars EU au Japon. La participation d’un plus grand nombre d’entreprises étrangères peut contribuer à relever les salaires en Afrique, améliorer l’efficacité du marché du travail et générer des ressources supplémentaires au profit de ceux laissés sur la touche en raison de leur âge.

Les importantes réserves africaines de ressources naturelles font espérer un avenir prometteur pour le développement des chaînes de valeur. Les secteurs de l’agriculture et des industries extractives constituent la clé de voûte des chaînes de valeur nationales, régionales et mondiales. L’Afrique abrite 60 % des terres arables non cultivées dans le monde. En 2015, le continent a produit 13 % du pétrole mondial, contre 9 % en 1998. La croissance de la production de pétrole et de gaz naturel entre 1980 et 2012 a observé une tendance remarquable : la production de pétrole est passée de 53,4 milliards de barils à 130,3 milliards de barils ; et celle de gaz naturel de six billions de mètres cubes en 1980 à 14,5 billions de mètres cubes en 2012. En fin 2012, l’Afrique contrôlait également 53,9 % des ressources mondiales en diamants. En 2017, la République démocratique du Congo représentait à elle seule 58 % du cobalt mondial (une matière utilisée dans la production de composants électroniques) tandis qu’en 2016 l’Afrique du Sud s’arrogeait 69,6 % de la production mondiale de platine (utilisé dans la fabrication de convertisseurs catalytiques et d’autres produits). Le fait d’investir activement dans la valorisation de ces produits, entre autres activités extractives, déterminera les activités économiques mondiales des cinq prochaines décennies.

Enfin, les évolutions internes dans les différents pays donnent du crédit à l’idée que le programme de transformation économique de l’Afrique est effectivement en marche. Une plus grande prudence macroéconomique et l’amélioration de la gouvernance globale sont quelques-unes de ces évolutions. À titre d’exemple, l’Indice Ibrahim de la gouvernance africaine 2017 montre que l’indice global de gouvernance de l’Afrique s’est amélioré au rythme annuel de 1,4 % depuis 2007, soit une progression de plus de 5 % dans au moins 12 pays (notamment la Côte d’Ivoire, la Tunisie, le Rwanda et l’Éthiopie). Ces avancées contribuent à atténuer l’idée que de nombreux investisseurs se font du risque sur le continent.

Les gouvernements africains devraient s’appuyer sur cette tendance positive pour optimiser les investissements étrangers. Ce qui signifie, entre autres, éliminer la corruption ; améliorer la sécurité et la sûreté ; renforcer l’environnement macroéconomique ; investir dans une éducation de qualité et dans le développement des compétences en science, technologie et innovation ; et éviter le « syndrome du nivellement par le bas », qui consiste à accorder des exonérations et des dérogations fiscales inutiles aux sociétés étrangères.

Pour les investisseurs étrangers, investir en Afrique représente une bonne affaire et une stratégie d’entreprise viable. Les gouvernements et le secteur privé des pays avancés et des pays émergents devraient saisir au vol ces nouvelles opportunités d’investissement rentable. Une mesure essentielle pour attirer les IDE consiste à utiliser l’aide publique au développement pour tirer parti du climat d’investissement en Afrique et en éliminer les risques. L’opération de l’agence japonaise Nippon Export and Investment Insurance (NEXI) visant à assurer une unité de production au Ghana est une initiative louable qui devrait être poursuivie à une plus grande échelle et soutenue par d’autres acteurs.

La réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) en Afrique offre des possibilités d’investissement aux entreprises étrangères. Les bons exemples ne manquent pas : la technologie des moustiquaires de Sumitomo Chemical aide à lutter contre le paludisme ; la technologie de désalinisation de l’eau de mer de Sonatrach, JGC et Hitachi accélère l’accès à l’eau potable ; et l’assurance fondée sur des indices météorologiques de Commodity Risk Management Group et Sompo Japan Niponkoa contribue à atténuer les effets du changement climatique. En Afrique, chaque ODD offre des solutions commerciales et des possibilités d’investissement aux entreprises étrangères.

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) œuvre avec les gouvernements africains et les acteurs du secteur privé à l’élimination des risques et à l’amélioration du climat d’investissement sur le continent. Certains des efforts déployés par le PNUD portent sur l’élaboration de stratégies et la mise en place de pôles d’activité industriels, la promotion de zones économiques spéciales, l’élargissement de l’accès à l’énergie, la mobilisation et la sensibilisation en faveur du développement des chaînes de valeur dans les pays, et l’appui à la promotion des investissements par le biais de la Conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique.

Le moment idéal pour investir en Afrique, c’est maintenant !


Par Ayodele Odusola, économiste en chef, Bureau régional du PNUD pour l’Afrique

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Afrique du Sud : ZTE rassure ses partenaires sur la reprise à pleine capacité de ses activités

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(Agence Ecofin) – Zhongxing Telecommunication Equipment Company Limited (ZTE), le constructeur chinois d’appareils et d’équipements télécoms, a annoncé, le 20 août 2018, le retour à pleine capacité de ses activités en Afrique du Sud, après la suspension mondiale de ses opérations, survenue au mois de mai dernier.

Dans un communiqué, la société technologique a indiqué que la sanction du gouvernement américain – qui a duré près de trois mois et qui a pu être rapidement levée en juillet dernier après négociations – n’a pas eu d’impact sur les programmes de Recherche & Développement ou les activités futures. 

L’Afrique du Sud, comme le Nigeria, représente l’un des marchés majeurs de ZTE en Afrique. C’est là où l’entreprise présente d’abord ses appareils de téléphonie mobile de dernière génération et ses produits TIC haut de gamme.

Sur ce marché, le constructeur chinois offre également des solutions et équipements technologiques, tout comme son expertise dans le déploiement de réseaux télécoms à haut débit à certains opérateurs télécoms comme MTN ou Vodacom. En 2017, le marché TIC et télécoms d’Afrique du Sud a pesé pour plus de 100 milliards de renminbis (14 553 124 912 dollars US) pour ZTE. 

Dans les autres marchés d’Afrique comme l’Algérie, le Zimbabwe, le Congo, où l’entreprise chinoise a des contrats de développement de réseaux télécoms, de formation ou encore d’assistance technique, le retour au calme avec les Etats-Unis a aussi marqué le déblocage des activités sur lesquelles un doute planait.

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Cameroun : l’industriel Joseph Kadji Defosso s’est éteint

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L’entrepreneur de 95 ans s’est éteint le 23 août en Afrique du Sud des suites d’une longue maladie. Il faisait partie de la première génération des industriels camerounais.

Comme Pierre Castel, il avait fini par créer sa marque bière, la Kadji Beer, par laquelle ses compatriotes l’identifiaient. À 95 ans, l’homme d’affaires camerounais Joseph Kadji Defosso a rendu l’âme jeudi 23 août en Afrique du Sud, où il séjournait pour des soucis de santé.

Ce self made man à l’éducation sommaire fait partie de la première génération des industriels du Cameroun post-indépendance, au même titre que Victor Fotso, André Sohaing, Samuel Kouam. Après avoir débuté dans le commerce des produits alimentaires, il entre de plain-pied en 1972 dans l’industrie en fondant l’Union des brasseries du Cameroun (UCB) qui demeure la troisième entreprise brassicole du pays et le fleuron de son groupe.

Caractère trempé

En quatre décennies, il bâtit un empire qui va de l’industrie brassicole à l’assurance, en passant par l’immobilier, l’hôtellerie, le divertissement (le cinéma), l’industrie laitière, les matières plastiques et la minoterie. En 2016, le magazine Forbes Afrique évaluait sa fortune à 205 millions de dollars. À son actif également, la Kadji Sport Academy (KSA) dont le plus illustre des pensionnaires demeure à ce jour le footballeur Samuel Eto’o Fils.

Ce caractère trempé s’était un temps rapproché de l’opposition camerounaise lors de l’instauration du multipartisme en début des années 1990, avant d’opérer un revirement. Jusqu’à sa disparition, il demeurait le maire de Bana, la localité du pays bamiléké qui l’avait vu naître vers 1923, sous les couleurs du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir).

Les enjeux du sommet Chine-Afrique

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Le 3e sommet du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) se tiendra les 3 et 4 septembre prochains à Pékin sur le thème «La Chine et l’Afrique : communauté de destin et partenariat mutuellement profitable». 

La grande messe comprendra 27 side events dont la 6e Conférence sino-africaine des chefs d’entreprise. Le point de départ se fera sous forme d’un panel de haut niveau  entre les dirigeants chinois et africains et les représentants des milieux d’affaires et des bailleurs de fonds.

Ce sera l’événement le plus important en Chine au vu de la qualité des participants, a fait savoir la diplomatie chinoise.

En plus des 54  délégations gouvernementales africaines représentées au plus haut échelon (chef d’Etat,  chef de gouvernement), le sommet verra aussi la participation du Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres, l’Union africaine et 26 organisations africaines et internationales.

Dans le menu, l’initiative chinoise baptisée «la nouvelle route de la soie », figure au premier plan.  Une coordination devra donc être établie lors de ce Forum entre cette initiative  chinoise, l’Agenda 2030 du développement durable de l’ONU et l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Le sommet débouchera sur un Plan d’actions conjoint entre la Chine et l’Afrique 2019-2021 du Forum sur la coopération Chine-Afrique.

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Start-up de la semaine : au Burkina, Glou mise sur les fruits de saison

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Lors de son passage par l’incubateur La Fabrique l’entreprise ouagalaise Agro Deo Gracias, initialement fondée pour commercialiser des boissons (produits laitiers, eau en sachet, jus…), a revu sa stratégie marketing et s’est réorganisée autour des seuls jus de fruits de saison, 100 % naturels.

En ce mois d’août, l’usine de Agro Deo Gracias implantée à Saaba, dans la banlieue est de la capitale burkinabè, tourne à plein. C’est la haute saison pour cette entreprise spécialisée dans la transformation de jus de fruits de saison au Burkina Faso. La douzaine d’employés met les bouchées doubles pour faire le tri, désinfecter des lots de fruits collectés auprès d’un réseau de femmes et d’associations qui cueillent ces produits.

L’équipe de production procède ensuite à la pesée, à l’extraction de la purée ou de la pulpe en respectant des principes de formulation, de mesures des paramètres de temps et de température, avant de stériliser ou de pasteuriser le mélange obtenu et de passer à la mise en bouteille. « Nous chauffons ensuite les bouteilles pour éliminer d’éventuels germes, puis nous étiquetons et emballons le tout pour la vente », retrace Josué Diendéré, responsable adjoint de la production, qui travaille avec sa mère Esther, la fondatrice de l’entreprise.

Ce processus de production semi-industriel permet à l’entreprise de proposer une panoplie de jus de fruits de saison 100 % naturels que la patronne, Esther Diendéré, supervise de bout en bout alors que son téléphone ne cesse de sonner. « C’est un nouveau  distributeur qui peut passer une commande de 100 cartons, soit 750 000 F CFA [1 143 euros] », explique l’ex-enseignante en Sciences de la vie et de la terre du lycée protestant de Ouagadougou.

Un accompagnement productif

Aussitôt la vente conclue, le tricycle, peint aux couleurs de la société et estampillé « Hé la Glou, tu es fraîche » se met en branle pour la livraison. « Nous sommes en train de constituer un réseau de grossistes, chargés d’écouler nos produits dans les supermarchés, principalement à Ouagadougou et dans les grandes villes du pays », explique Esther Diendéré.

Si la chef d’entreprise de 55 ans, accompagnée depuis 2016 par la Fabrique, l’incubateur burkinabè des entrepreneurs sociaux dans le cadre d’un programme dénommé « L’Occitane pour elles » initié par la Fondation Occitane, tient à nous faire une visite guidée, c’est pour montrer le bond en avant que sa société a réalisé en quelques mois.

Fondée au début des années 2000, l’entreprise Agro Deo Gracias s’était en effet d’abord spécialisée dans la transformation des produits laitiers, l’eau en sachet et les jus. « L’idée de fonder une entreprise a germé lors des travaux pratiques que j’effectuais avec les élèves sur la transformation des matières premières locales. Mon objectif : faire de l’entreprise un lieu d’apprentissage pour ceux qui désirent se lancer dans la valorisation des produits locaux », explique la biochimiste titulaire d’une maîtrise de l’Université de Ouagadougou, qui veut désormais s’attaquer à de nouveaux marchés et faire pénétrer ses jus dans les habitudes.

Revoir le marketing

Et rattraper son retard sur les concurrents comme Delicio ou la Manne, pour devenir leader de son secteur « grâce à notre utilisation de fruits frais sans additifs, ni produits chimiques », précise-t-elle. Cette métamorphose est passée par le lancement, au début de l’année, de la marque Glou et par la réorganisation du circuit de vente et de distribution, notamment via la création d’un site web donnant la possibilité de passer des commandes en ligne : www.agrodeogracias.bf.

« Ces innovations ont fait exploser les ventes et de plus en plus grossistes passent des commandes », assure Anne-Claire Longour, chargée d’accompagnement à la Fabrique, qui salue une démarche d’incubation aboutie. « Au début, Mme Diendéré avait pourtant du mal à comprendre notre méthode et se focalisait sur la demande de financement, se rappelle la chargée d’accompagnement. Nous avons freiné cet élan pour diagnostiquer ensemble les goulots d’étranglement de l’entreprise, par exemple la répartition peu claire des tâches, et développé la stratégie de commercialisation des produits. »

Avec une capacité de production de 40 cartons par jour, Agro Deo Gracias atteint son pic de vente durant les fêtes, notamment grâce à ses jus de mangue. « Les clients viennent eux-mêmes s’approvisionner à l’occasion d’événements comme les mariages, observe Anne-Claire Longour, pour qui la principale difficulté tient à la saisonnalité de la production. « Les clients ont du mal à comprendre pourquoi les produits ne sont pas disponibles toute l’année », regrette-t-elle.

Une nouvelle usine en construction

Installée dans un modeste local sur une superficie de 1 012 mètres carrés, la start-up est aujourd’hui à un tournant décisif de son évolution. « Le passage par l’incubateur de la Fabrique a permis de réorganiser nos activités, de doter Agro Deo Gracias d’une vision à partir d’un diagnostic situationnel et surtout de se recentrer sur la transformation des jus de fruits de saison », résume Esther Diendéré, qui estime que ce soutien lui a permis en 2017 d’engranger un chiffre d’affaires de plus de 50 millions de F CFA et de tabler 60 millions de F CFA pour 2018, « alors qu’on était à moins de 40 millions de chiffre d’affaires annuel avant d’intégrer l’incubateur », précise la chef d’entreprise.

Un consortium de bailleurs dont l’Agence de financement et de promotion des PME, Coris Bank International et le Fonds burkinabè de développement économique et social lui donne l’occasion de voir encore plus grand en lui permettant de mobiliser plus de 115 millions de F CFA pour la construction d’un site de transformation aux normes agroalimentaires et l’acquisition des équipements. Une subvention de 21 600 euros accordée par l’entreprise française Sogea Satom a en outre permis à la société de finaliser les travaux de son atelier de production et d’installer un groupe électrogène.

Le passage par la Fabrique a donné l’envie à Esther Diendéré de continuer à améliorer ses compétences de gestionnaire. Elle a donc intégré un master en leadership et management des organisations.

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